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 « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}

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Gilderoy Lockhart
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MessageSujet: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Dim 30 Aoû - 22:50

15 Décembre 1977

Arf. Il s'était passé beaucoup de choses, aujourd'hui. Tout d'abord, les vacances de Noël approchaient, et Gilderoy attendait toujours ce moment avec impatience. Sa beauté, désormais légendaire dans le château, faisait qu'il recevait toujours beaucoup de cadeaux de ses admiratrices. Et, en cette septième année, plus beau que jamais, les filles ne dérogeraient pas à cette règle, n'est-ce pas? Bref, Gilderoy était de bonne humeur au début de la journée, empli de fierté à l'idée de recevoir des bijoux et de jolies paires de chaussettes pour pas une Noise. Dire qu'on pouvait faire autant de choses rien qu'en souriant... La vie était injuste, franchement, et c'est ça qui était génial! Adulé alors qu'il n'était pas capable de lancer des sorts de débutants, Gilderoy se prélassait dans sa célébrité naissante. Ses journées étaient absolument fantastiques: le matin, on l'attendait devant la porte de sa Salle Commune. Comment les autres savaient-ils où était la Salle Commune des Poufsouffles? C'était devenu une évidence, puisque Gilderoy était légendaire! Aimé de toutes pour son charisme absolument incroyable, il aimait vraiment sa vie. Mais ce n'était pas toujours la joie, bien sûr, il en avait un exemple à l'instant même. La journée s'était annoncée bonne, mais...

Evidemment, paf, cours de Sortilèges. Son cauchemar personnel, puisqu'il n'y avait presque pas de théorie dans ce cours, donc rien pour se rattraper! En Métamorphose et en Défense Contre les Forces du Mal, il rendait des devoirs très détaillés, mais en pratique... C'était un désastre, rien de moins. Il s'en voulait jour et nuit de ne pas être fichu de lancer un seul sort assez puissant pour être utile, sauf Oubliettes... Mais pourquoi avait-il dit à haute voix qu'il allait devenir doué et célèbre? Cela n'arriverait jamais... Enfin, si. Il était déjà un peu célèbre, auprès des filles seulement, mais il fallait tout de même qu'il progresse un peu, quoi! C'était pour cette raison qu'il était venu ici, à cinq heures du soir, pour travailler ce qui l'avait traumatisé en début de journée. Un cours sur les sortilèges non prononcés à voix haute. Le problème était que Gilderoy ne savait même pas lancer ces sorts en les criant, alors...

Il n'y avait pas beaucoup de lieux où il pouvait s'entraîner sans être découvert. La Salle sur Demande? C'était trop risqué, car tout le monde pouvait le voir y entrer! L'un des Cachots? Oh, non, il ne voulait pas tomber sur un surveillant... Dehors? Non, c'était hors de question, on pouvait le voir de loin! La Forêt Interdite? Ah oui, et il se défendrait comment contre d'éventuels agresseurs? Il y avait bien un endroit qu'il avait oublié... Ah, oui, bien sûr! Gilderoy s'était alors rendu dans la Salle des Trophées, certain que personne ne viendrait ici, et avait sorti sa baguette. La regardant d'un air peu convaincu, il se força cependant à s'imaginer entouré de sorciers célèbres, de filles magnifiques, de gens qui l'aimaient et le respectaient. Oui, il ferait ça de sa vie, que la Magie elle-même le veuille ou non! Il serait Gilderoy Lockhart, le Héros! Mais... il ne savait pas encore comment s'y prendre. Bah, il trouverait bien une idée, non?

Il pointa sa baguette devant lui, déterminé, et pensa très fort:

* Wingardium Leviosa! *

Le petit caillou par terre ne bougea pas d'un pouce. Gilderoy tapa du pied, et dit à voix haute:

« Wingardium Leviosa! »

Le caillou, cette fois-ci, se déplaca vers la droite de moins de trois centimètres. Ouvrant de grands yeux, Gilderoy sentit ses lèvres trembler. Il était en septième année à Poudlard, et aussi doué qu'un Cracmol. Comment était-ce possible? Il envoya le même sortilège à la pierre, et ce ne fut qu'au bout de la huitième tentative qu'elle se mit à flotter devant lui. Fixant le caillou d'un air froid, Gilderoy se mordit la lèvre en soupirant. Il transpirait légèrement, et pensa très fort qu'il n'était qu'un idiot incapable et sans aucun talent. Soudain, il entendit des pas se rapprocher de l'entrée de la Salle des Trophées, et tourna la tête de tous les côtés. Gilderoy Lockhart, s'entraînant? Non, cela tuerait sa réputation! Il trouva enfin un placard, et fonça se cacher dedans. Et de justesse: la porte s'ouvrit juste après. Qui était venu le déranger dans sa tentative d'entraînement?
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Ariel L. Cartwright
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Lun 31 Aoû - 0:29

    Diane ▬ « Attention Ariel ! »

    Ariel leva à peine les yeux de la lettre qu’elle venait de recevoir le matin même. Quinze décembre. Bientôt Noël. Ariel détestait les fêtes de fin d’années, ce qu’elles représentaient, et surtout cette envie d’offrir des cadeaux à tout bout champ. Et puis deux mois plus tard c’était son anniversaire, donc rebelote. Trop d’attention à son égard durant cette période, ce qu’elle n’appréciait guère. Jamais elle n’aimerait les fêtes de fins d’années, et ce n’était pas prêt de changer. Et puis maintenant il y avait cette lettre… heureusement pour une fois elle avait réussi à ne pas montrer à ses amis que quelque chose la tracasser et puis les cours s’étaient relativement bien déroulés. Sans accroches. De plus le dernier avait été le cours de potions, celui qu’elle avait toujours préféré, même si généralement il avait lieu avec les Serpentards alors qu’elle passait son temps à ne pas tomber sur la majorité d’entre eux.

    Il était bientôt cinq heures maintenant et Diane ainsi que quelques autres camarades de Poufsouffle avaient eu envie de passer la soirée à l’extérieur, il faisait beau et puis surtout… il avait neigé. Frileuse comme elle était, Ariel avait dû se faire prier pendant plusieurs minutes avant de céder par dépit. De toute façon ils n’auraient pas lâché l’affaire, pire que des chiens sur un os qu’ils étaient parfois. Assise dans la neige, enveloppée d’au moins deux manteaux et un gilet, elle attendait qu’on daigne enfin la laisser rejoindre la salle commune des jaunes et son bon feu de bois. Quand soudain quelque chose de froid permettra son col, suivi d’un hurlement de surprise.

    Ariel ▬ « C’est froid ! »

    Des pas étouffés par la neige. Il ne fallu pas longtemps à la demoiselle pour comprendre que ses amis avaient fait une petite bataille de boules de neige et que c’était elle qui récoltait de la neige entre les vêtements. Comme si elle avait eu besoin de ça ! Déjà qu’elle n’était pas spécialement d’humeur à rire et qu’en plus elle n’aimait pas la neige.

    Diane ▬ « Désolée… désolée. »
    Ariel ▬ « Arrête de rire, c’est pas drôle ! »

    Non, décidément la neige devait se sentir bien logé dans ses habits car elle refusait de bouger. Et à force de gesticuler partout voila qu’elle en avait partout dans le dos, et même un peu dans son décolleté. La poisse.

    Ariel ▬ « Je vais rentrer me changer. »
    Poufsouffle ▬ « Tu reviens après ? »
    Ariel ▬ « NAN ! »
    Poufsouffle ▬ « Roh t’es pas drôle petite sirène. Allez un effort. »
    Diane ▬ « Tu veux que je t’accompagne ? »
    Ariel ▬ « Non et non merci. »

    Fichu soirée, fichu matinée et fichu journée aussi ! Mais qu’est ce qui lui avait donc pris d’accepter cette sortie où de toute façon elle ne pouvait rien faire à part geler ses fesses sur le sol. Voila qui lui apprendra à toujours être trop gentille avec tout le monde, et en particulier avec ses camarades. Bah, de toute façon elle façon bien qu’elle se ferait à nouveau avoir la prochaine fois, enfin elle rouspèterait un peu avec ses camarades de maisons et quelques minutes plus tard ils auront déjà oublié qu’elle n’aimait pas la neige. Mais tout d’abord il lui fallait se changer et oublier très vite toute cette neige qui commençait déjà à fondre dans son chemisier. Évidemment il lui fallut bien une demie d’heure pour ôter toutes les couches de vêtements qu’elle portait, se douchait et remettre autant de couche, ou presque. Et pour finir rejoindre ses draps chauds pour oublier tout ça.

    Mais elle n’oublie pas, et la lettre dans sa poche lui pesait comme une pierre. Décidemment elle ne pourrait pas rester sans rien faire ici. C’est pourquoi elle fut soudainement prise d’une envie de se promener dans les couloirs du château tant que le couvre feu ne serait pas passé, ou du moins de simplement sentir ses jambes se mouvoir, même sans but. Elle resterait surement dans les sous-sols, n’ayant pas spécialement envie de prendre le risque de tomber dans les escaliers à cette heure-ci. Et puis… pour aller où ?

    Ariel ▬ « Aïe ! »

    Finalement… il n’y avait pas que les escaliers qui pouvaient être dangereux. Certainement un socle de statue ou quelque chose qui trainait, elle ne pouvait pas vraiment vérifier. D’ailleurs elle n’avait pas vraiment envie de vérifier maintenant. Des pas raisonnaient dans les couloirs. Ne bougeant plus d’un poil, Ariel attendait que le bruit s’estompe, priant pour que l’inconnu aille dans une autre direction que la sienne. Hélas ce n’était pas le cas et de secondes en secondes le bruit allait crescendo, encore et toujours un peu plus près d’elle, tandis que la jeune fille angoissait de plus en plus sans vraiment savoir pourquoi.

    Une odeur de pamplemousse ?
    Ariel ▬ « Aisling ? »

    Que pouvait-il faire dans les couloirs des sous-sols ? Son ange gardien n’était pourtant pas un Poufsouffle, elle en était pratiquement sûre.

    Ariel ▬ « Tu m’as fait peur. Je croyais que c’était Rusard… ou un Serpentard. »

    Alors qu’elle voulut s’éloigner de la chose qu’elle avait percuté précédemment ce fut tout le contraire qui se produisit et Ariel manqua de tomber. Mais la lettre, qui se trouver toujours dans sa poche, glissa et tomba sur le sol. Ce dont elle ne se rendit pas compte.

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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Lun 31 Aoû - 1:36



Appréciez mon sublime fond sonore, please. xD Ça va bien avec l'époque What a Face



    « Regulus ? Vous… » La gamine rougissait à vue d’œil et se mettait à bafouiller. Formidable. Et vu le regard qu’il lui adressait, cela ne l’aidait pas retrouver une élocution à peu près décente. « Vous-accepteriez-de-m’aider-pour-mon-devoir-de-Runes-s’il-vous-plait ? » Elle avait dit tout cela d’une traite – Merlin, c’était possible ça ? – si bien qu’il avait dû tendre l’oreille pour saisir le sens de ses paroles. Elle prit une grande inspiration avant d’achever, observant avec très grand intérêt le bout de ses chaussures : « On m’a dit que vous étiez très doué, et… et il y a quelques points que j’aimerais… vérifier. »

    La pauvre. S’il tardait trop à répondre, elle allait s’enfuir en courant et aller se réfugier au fond du Lac pour tenir compagnie au poulpe géant. L’idée était intéressante et lui arracha un sourire ; elle le prit pour elle et rougit de plus belle. Hum. Ça n’était pas dans ses habitudes d’aider les premières années ; il avait mieux à faire que de jouer les précepteurs. Mais la gamine avait réussi dans la même phrase à faire preuve de respect en le vouvoyant, à le complimenter sur ses capacités en Runes, et à faire naître en lui une pointe d’amusement. Ça n’était pas négligeable… Et puis, elle venait de le lancer sur un sujet qui le passionnait réellement et il n’avait actuellement rien à faire. Il pouvait bien jeter un œil à son devoir ; autant s’occuper intelligemment. D’un mouvement souple, il se leva du canapé de cuir vert qu’il occupait et domina soudainement la troisième année de toute sa hauteur. Il avait une silhouette svelte et élancée, et visiblement cela n’avait pas échappé à la demoiselle qui se risqua à relever un regard plein d’espoir vers lui. Dans un fauteuil, Damian Jones invectiva sèchement la gamine.

    « Hé, on t’a jamais appris la politesse ? On discutait, au cas où tu ne l’aies pas remarqué. Tu pensais avoir le droit de nous interrompre ? »
    « Tu pérorais sur tes compétences inexistantes au Quidditch et je faisais mon possible pour t’ignorer, Jones. Nuance, » rétorqua froidement le jeune Black alors que la troisième année baissait de nouveau la tête. « Elle vient au contraire de m’éviter de longues minutes d’ennui profond. » Il gratifia ledit Jones d’un sourire typiquement Black avant d’entraîner la jeune fille vers une table libre d’un simple signe de tête.
    « Merci… » chuchota la Serpentard en prenant place à la table où étaient installées ses affaires.
    « J’accepte de t’aider si tu cesses de bafouiller et que tu relèves la tête. Tu es une Serpentard ; ne baisse pas les yeux, » répondit Regulus sur un ton égal.

    La remarque fit son effet ; elle releva instantanément le menton. Ses joues étaient encore rouges mais elle fit l’effort de soutenir le regard de Regulus pour une durée supérieure à une demi-seconde. Un sourire satisfait vint relever le coin des lèvres du jeune homme, et il tendit la main pour s’emparer du devoir. Son premier réflexe fut de lire le prénom tracé à l’encre noire. Elle s’appelait Gwenaëlle. Il entreprit ensuite de lire l’intégralité du devoir, faisant ça et là de brefs commentaires dont elle s’empressait de prendre note sur un parchemin. Finalement, il lui rendit ses trois rouleaux de parchemin ; elle reposa sa plume avec un soupir.

    « Mais alors… » commença-t-elle en relevant les yeux vers lui, « les runes pourraient remplacer les baguettes ? »
    « Tout à fait. Mais tu avoueras que cela serait moins pratique ; plutôt que d’utiliser un seul objet accompagné d’une formule, il faudrait passer son temps à piocher les bonnes runes, à réfléchir aux bonnes combinaisons… Ça serait perdre un temps précieux. »
    « Mais beaucoup plus efficace ! »
    « C’est vrai. C’est pour cela qu’on ne les utilise généralement pas pour les sortilèges quotidiens, mais plutôt pour les enchantements qui nécessitent de la puissance. A Gringotts, par exemple, les protections sont en partie runiques. » Elle buvait ses paroles, et la sensation n’était pas désagréable du tout.
    « On peut vraiment tout faire avec les runes ? Le professeur Stewart se limite à la théorie, pour qu’on évite de faire tous seuls des expériences qui rateraient… »
    « Je sais, je suis passé par là aussi… » répondit-il avec un soupir. « Mais, oui, on peut tout faire. Tout ce qu’on fait avec une baguette en tout cas. » Une légère pause, et un sourire. « Je te montrerai… si tu obtiens au moins Effort Exceptionnel à ce devoir. »

    Une lueur d’orgueil vint éclaire les yeux de Gwenaëlle, qui acquiesça. Il finit par la laisser finir son devoir dans une salle commune presque déserte, après qu’elle l’eût remercié de son aide, et sortit pour aller faire un tour dans le Château. Avant ceci, il était monté rapidement dans son dortoir pour se munir de son jeu de runes taillées dans de l’obsidienne. Pour faire quoi exactement, il ne savait pas. Mais le fait d’aider la gamine à faire son devoir lui avait donné envie de sentir la pierre froide au creux de sa paume. Il accrocha la petite bourse de velours vers à sa ceinture et se mit à errer dans les couloirs.

    « Aïe ! »

    Cette voix… Il accéléra légèrement l’allure et finit par arriver auprès d’Elle. Ariel. Instantanément, elle le reconnut. Et, fait étrange, cela lui fit plus plaisir que cela n’aurait dû.

    « Aisling ? »

    Il n’avait jamais compris ce surnom. Pour lui, c’était un prénom de fille… Mais il ne pouvait lui demander pourquoi elle l’appelait ainsi, sinon elle lui rétorquerait qu’il n’avait qu’à lui donner son vrai prénom. Et cela, il ne le voulait pas. C’était tellement plus… simple de n’être qu’un inconnu. Au moins, elle portait sur lui un regard neutre. Enfin, façon de parler…

    « Oui, » répondit-il dans un souffle. Comme toujours, il parlait à voix basse.
    « Tu m’as fait peur. Je croyais que c’était Rusard… ou un Serpentard. »

    La fin de la phrase lui donna l’impression qu’on venait de lâcher une pierre dans son estomac. Serpentard. C’était précisément pour cela qu’il ne voulait pas lui révéler son identité. Elle n’avait pas de bons rapports avec les Serpentards ; elle n’avait même que des préjugés à leur sujet… Elle lui tournerait sûrement le dos s’il venait à lui avouer en être un. Et, bizarrement, la perspective qu’elle pût se détourner de lui ne lui plaisait pas. Pas du tout. Il soupira doucement, laissa un sourire jouer sur ses lèvres bien qu’elle ne pût le voir.

    « Non, ce n’est que.. Hey, attention ! » Il lui attrapa doucement le bras, l’empêchant de tomber, et son regard fut attrapé par un parchemin s’échappant de sa poche. Relâchant la jeune femme, il se pencha pour le ramasser. L’idée de le lire ne lui effleura même pas l’esprit. Cela lui appartenait, à elle. C’était une raison suffisante pour ne pas agir de manière stupide. Délicatement, il lui attrapa le poignet et plaça la lettre dans la paume de sa main. « Tiens, tu as perdu ceci. » Une pause, puis un changement de sujet. « Que fais-tu ici ? »

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Ariel L. Cartwright
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Lun 31 Aoû - 23:09

Hj - Tout petiot t.t

    Aisling ▬ « Oui. »

    Entendre sa voix, ou plutôt son chuchotement, lui fit le plus grand, enlevant un peu le poids qui lui pesait dans l’estomac depuis le début de la journée. Son plus beau sourire vint illuminer ses lèvres couleur pêche. Était-ce pour lui qu’elle fit un pas en avant ? Comme pour lui montrer quelque chose ? Oui mais quoi ? Qu’il ne l’effrayait pas comme les Serpantards ou ce bon vieux Rusard – qu’elle aimait bien au fond, enfin disons qu’il lui faisait plus pitié qu’autre chose mais cela pour sûr qu’elle le garderait pour elle - ? Difficile à dire. Mais la jeune fille déchanta assez vite quand elle se sentit tomber. Sensation plus que désagréable quand on ne savait pas où l’on allait atterrir, qu’on ne savait pas comment se rattraper, et pire encore quand on ne savait pas quand on arriverait au bout de sa chute.

    Beaucoup aurait simplement fermé les yeux mais c’était précisément ce noir qu’il l’effrayait, elle, dans ces moments là. C’est alors qu’elle se sentit stopper dans sa chute, rattrapée de justesse par le jeune homme. Elle ne le remercia pas, c’était désormais inutile entre eux, et puis ses plus proches amis avaient désormais l’habitude de parfois devoir la retenir de temps à autre. Elle ne rougit pas non plus comme on aurait pu le croire. Pourquoi rougirait-elle alors qu’elle avait acquit ses faiblesses et qu’elle savait qu’Aisling lui portait un regard neutre tout elle portait le sien sur lui. C’était futile.

    Aisling ▬ « Tiens, tu as perdu ceci. »

    Perdu ? Il lui fallut sentir le papier du parchemin pour comprendre ce qui avait pu se passer. Pur réflexe, la demoiselle baissa les yeux vers cette maudite chose et se mordit la lèvre. Pourquoi avait-il fallu que cette idiote tombe de sa poche. Zut et rezut. Ariel se doutait bien que ce n’était pas le genre Aisling de mettre son nez dans les affaires qui ne le regardait pas mais elle ne savait pas comment se présentait sa lettre, s’il avait pu malencontreusement pu y apercevoir quoique ce soit qui lui mettrait la puce à l’oreille – déjà qu’il était parfois trop perspicace contrairement au reste de son entourage. Non, il ne fallait pas qu’il se pose des questions, qu’il pose la question fatidique. Inspirant profondément mais en essayant d’être le plus discrète possible, elle plia la missive et la fourra au plus profond de sa poche.

    Aisling ▬ « Que fais-tu ici ? »

    Ce n’était pas la question tant redoutée mais ce n’était guère mieux… Elle ne voulait pas lui dire qu’elle était là pour se changer les idées, mais elle n’avait pas envie de lui mentir. Pas à lui. Que répondre ? Ariel ouvrit la bouche, la referma aussitôt, tenta de trouver les mots qui la sortira de ce pétrin mais rien ne sortit. Aucun mot ne voulait franchir ses lèvres, comme s’ils voulaient se liguer comme elle. Ce n’était pas la peine de se leurrer elle le savait bien, elle savait qu’elle mourait d’envie de se confier à lui, de verser son venin sur certaines personnes alors qu’elle n’aimait guère procéder à ce genre de choses. Mais elle voulait tant qu’il l’aide comme toujours. Non pas qu’elle voulait toujours dépendre de lui, néanmoins c’était parfois agréable de se confier à certaines personnes.

    Aisling ▬ « Tu veux aller ailleurs ? »
    Ariel ▬ « Avec plaisir. »

    Elle avait envie de tout sauf de rester dans ces couloirs remplis de courants d’air. Franchement c’était à se demander ce qu’il lui avait passé par la tête d’aller se balader par ici. De plus il voulait certainement trouver un coin où certains énergumènes ne risqueraient pas de leurs tomber dessus, déjà qu’il désirait tant à ne pas être vu avec elle. Lui saisissant le bras, il l’emmena à travers les couloirs du château. Ariel ne savait pas trop où mais elle avait un mauvais pressentiment. Qui fut évidemment traduit par une nouvelle chute dans les escaliers, au niveau du troisième étage si elle n’avait manqué aucun épisode. Il fallait toujours qu’elle loupe une marche, rien à y faire.

    Ariel ▬ « Pourquoi ça m’arrive toujours à moi ces choses là. Flûte ce que ça peut faire mal. »
    Aisling ▬ « Tu veux en parler ? »
    Ariel ▬ « Où est-ce que l’on est ? »
    Aisling ▬ « Salle des Trophées. » Quelques secondes s’écoulèrent. « Tu es sûre que tu ne veux pas en parler ? »
    Ariel ▬ « Non !... Oui ! » Répondit-elle les larmes aux yeux. A quoi bon éviter le sujet de toute façon.

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Gilderoy Lockhart
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Lun 31 Aoû - 23:29

[nyaha, attention c'est parti pour le post compliqué à imaginer, n'est-ce pas xD]

C'était bien sa veine. Il faisait totalement noir dans ce placard, et Gilderoy n'aimait pas trop ça. Il n'était pas non plus claustrophobe, mais ce n'était pas très agréable d'être enfermé de la sorte. En plus, c'était poussiéreux, et Gilderoy pouvait sentir à ses côtés une très grosse toile d'araignée. Sa propriétaire ne devait pas être bien loin, ce qui le rendit un peu nerveux: il n'y avait pas que des bestioles inoffensives, à Poudlard! Bref, il était dans la mouise, mais au moins il en était conscient, n'est-ce pas? C'était très fâcheux: le grand Gilderoy Lockhart, coincé dans une armoire et aux prises avec une araignée dont il ne connaissait même pas la taille!

Mais ce qu'il se passait à l'extérieur l'intéressait beaucoup plus que l'arachnide, tout compte fait. La personne qui était entrée dans la pièce la première (sans le compter lui, bien sûr), était connue au bataillon. Cette voix, ces manières un peu hésitantes, ce ton... C'était Ariel Cartwright. Son Ariel Cartwright. A choisir entre elle et la célébrité... Non, non, c'était mal de douter à un moment pareil de son ascension! Stop! Il ne devait rien laisser interférer dans son esprit! Donc, il allait recommencer sa phrase. Lorsqu'il serait célèbre, il voudrait être avec Ariel Cartwright. Voilà, c'était déjà mieux. A l'avenir, il éviterait de dire des choses pareilles... Rien n'était plus important que la célébrité, sauf peut-être Ariel. Donc il serait célèbre pour l'avoir, deux en un, c'était parfait!

Il décida de sortir de l'armoire pour l'aider à retrouver son chemin (et lui conter fleurette, évidemment), quand il l'entendit parler. Aïe, elle n’avait pas vraiment l’air toute seule, là ! Ce « Tu veux en parler ? » chuchoté, de qui venait-il ? C’était assurément un garçon, mais de cette façon-là, Gilderoy ne pouvait pas le reconnaître… Ca l’énervait. C’était son Ariel, et elle était en train d’avoir un rencard à quelques mètres de lui ! Et pas avec lui, en plus ! Il serra les poings de dépit, puis entendit la réponse d’Ariel.

Elle lui avait demandé où ils étaient, et l’inconnu avait répondu que c’était la Salle des Trophées. Logique, non ? Mais cet inconnu lui demanda alors si elle voulait en parler. Mais de quoi ? De quoi ? DE QUOI ? Ca rendait Gilderoy fou de rage. Il avait raté son train pour la connaissance de la vie d’Ariel, et c’était vraiment à sauter par la fenêtre ! Et cet idiot qui allait tout savoir sur elle… Ah, mais… Il allait entendre leur conversation, non ? C’était déjà ça. Ensuite, il pourrait… Ah, certaines idées commençaient à germer dans son esprit.

Il ne voyait strictement rien par cette fichue serrure bouchée, comble des déceptions. Quel début de soirée pourri jusqu’à la moelle ! Soudain, il sentit quelque chose à ses côtés, qui n’était ni une toile d’araignée, ni l’araignée elle-même. Il fronça les sourcils, écarquillant les yeux dans le noir, et pensa très fort en tournant la tête vers ce qui le tracassait :

* C’est le moment de lancer un sortilège informulé… Allez, courage. Lumos ! *

Evidemment, rien. De plus en plus effrayé par la présence de cette chose non identifiée, il se força à recommencer. Il serra les lèvres de toutes ses forces, tremblant comme un idiot, et se répéta :

* Lumos ! Lumos ! LUMOS ! Allez, LUMOOOOOOOS ! *

Il se forma un petit halo de lumière au bout de sa baguette, mais Gilderoy ne soupira pas de soulagement devant son exploit : ce qu’il avait sous les yeux n’était pas très amusant. Il était face à un authentique… crâne. Il plaqua sa main contre sa bouche, choqué, réprimant un hurlement suraigu de terreur, et en lâcha sa baguette. La petite lumière éclaira alors le socle du squelette, et Gilderoy comprit qu’il s’agissait sûrement d’un mannequin de travail. Quel idiot… Il aurait pu éviter de faire un petit bruit en faisant sa baguette…
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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mar 1 Sep - 0:18

    Elle avait l’air… pétrifiée. Pas effrayée par lui, non, le mouvement qu’elle avait fait dans sa direction lui avait prouvé le contraire, mais… la voir garder le silence ainsi l’inquiétait. S’était-il passé quelque chose ? Si c’était le cas, il avait véritablement un don pour débarquer au meilleur moment lorsqu’il s’agissait d’elle. Certes, il la surveillait toujours discrètement, et parvenait généralement à savoir si sa présence était désirée ou non ; mais cette fois-ci… c’était vraiment le hasard qui l’avait mis sur la route de la Poufsouffle. Enfin. Elle ouvrait la bouche, cherchait ses mots, mais rien ne venait, et cela inquiétait le jeune Black. Qu’est ce qui pouvait la contrarier à ce point ? Finalement, il décida d’abréger le calvaire de la demoiselle et proposa doucement :

    « Tu veux aller ailleurs ? »
    « Avec plaisir. »
    « Viens. Tu permets ? » demanda-t-il en lui effleurant le bras.

    Lorsqu’elle lui eût donné son accord, il lui offrit son bras, qu’elle saisit pour se laisser guider à travers les couloirs. Il prenait soin d’avancer lentement, à son rythme à elle. Ils avaient le temps, de toute manière, et la plupart des élèves étaient soit dans la bibliothèque, soit dans leurs salles communes, ou alors dehors pour profiter de la neige. Ils ne risquaient donc pas de croiser qui que ce soit. Enfin… presque pas. Alors qu’ils émergeaient dans le Hall d’entrée, Regulus écarquilla les yeux de stupeur en se retrouvant face à face avec le Professeur Dumbledore qui, quant à lui, n’eut absolument pas l’air surpris par le couple sortant de l’ordinaire – et sortant des cachots par la même occasion.

    « Bonjour, Miss Cartwright, » la salua le vieux directeur d’un ton enjoué.

    Puis, il se tourna vers Regulus comme pour le saluer à son tour, et celui-ci lui lança un regard de pure détresse. S’il l’appelait par son patronyme, tout serait fichu. Black. Elle s’enfuirait en courant. Pourtant, à sa plus grande surprise, Dumbledore lui adressa un regard rempli de compréhension ainsi qu’un sourire bienveillant. Il savait. Regulus ne pouvait dire comment, mais ce fut une certitude, le directeur savait tout, et plus encore, il avait l’air de… respecter son choix, aussi étrange fût-il. Le soulagement l’inonda littéralement, vague libératrice insoupçonnée.

    « Je vois que vous êtes entre de bonnes mains, Ariel ! Ah, jeune homme» continua-t-il en se tournant vers Regulus, « Je ne saurais trop vous conseiller d’éviter le deuxième étage, les premières et deuxièmes année de Gryffondor et Serdaigle y sont passés, la neige a rendu les couloirs glissants. Notre amie ne s’y trouverait pas à son aise pour s’y promener. » Regard entendu. Il détestait ça, cette manière qu’il avait de le transpercer littéralement de son regard bleu, par dessus ses demi-lunes. Eviter le deuxième étage, d’accord. Mais Regulus se doutait que la réalité était toute autre ; à en juger par les bruits étouffés qui lui parvenaient, c’était surtout que ce couloir là était bondé. Il hocha brièvement la tête et, sentant que sa gorge s’était soudainement asséchée lorsqu’il était tombé sur Dumbledore, il sut qu’il pouvait parler sans crainte.

    « Merci, Professeur. Bonne journée. » Sa voix était plus rauque que d’habitude, un peu cassée.

    Le professeur prit congé, visiblement satisfait, et les deux jeunes gens reprirent leur marche dans les couloirs. Bien, le deuxième étage était donc inenvisageable… La salle des trophées lui apparut comme une évidence. Personne ne s’y rendait, personne n’accordait la moindre importance aux exploits passés. Ils y seraient tranquilles. Arrivés au troisième étage, la demoiselle loupa une marche ; il la rattrapa mais ses genoux durent souffrir légèrement malgré tout. Avec précaution, il l’aida à se relever ; sans réfléchir à ce qu’il faisait, il l’épousseta légèrement, chassant la poussière qui s’était déposée sur ses vêtements. Merlin, il était ridicule… Il sentit ses joues le brûler, et ressentit un soulagement presque déplacé à l’idée qu’elle ne pouvait le voir.

    « Pourquoi ça m’arrive toujours à moi ces choses là. Flûte ce que ça peut faire mal. »
    « Tu veux en parler ? » demanda-t-il à voix basse.
    « Ou est-ce que l’on est ? »
    « Salle des Trophées. » Il laissa passer quelques secondes avant de réitérer, avec une patience insoupçonnée. « Tu es sûre que tu ne veux pas en parler ? »
    « Non !...Oui ! »

    Il ne put retenir un sourire un peu moqueur devant cette incertitude, mais celui-ci s’estompa bien vite lorsqu’il remarqua les larmes qui perlaient aux yeux de la Poufsouffle. Ah non ! Si elle se mettait à pleurer, il allait véritablement se sentir stupide et ne plus savoir quoi faire. Il écarquilla un instant les yeux, avant de se reprendre. Calme et maîtrise, par Salazar. Il inspira profondément, puis referma la porte de la salle des Trophées derrière eux et la mena vers un banc.

    « Tiens, assieds-toi. Tu n’es pas obligée d’en parler si tu ne veux pas. Mais… ne pleure pas. S’il te plaît. » Incapable de savoir pourquoi il avait ajouté le S’il te plait. Comme si la politesse de base avait toujours son importance… C’était sa faute aussi, elle lui faisait perdre ses moyens quand elle se montrait vraiment trop fragile ; il se demandait ce qu’il faisait là, pourquoi il faisait tout ça. Il réalisait à quel point il agissait différemment quand il était avec elle, et même s’il trouvait cela plaisant, cela l’effrayait également. Qu’avait-elle de si spécial pour qu’il voulut à ce point l’aider, il n’aurait su le dire. Peut-être qu’il avait simplement envie de ne pas être jugé sur son nom ou son image, et qu’elle était la plus indiquée pour cela. C’était égoïste. Un bruit dans une armoire vint lui titiller l’oreille, mais il n’y accorda pas la moindre importance ; il était convaincu qu’ils étaient seuls et prit place aux côtés de la jeune femme.

    Maintenant qu’il n’avait plus à la tenir pour la guider, il prenait soin de conserver une certaine distance entre eux, veillant à ne pas la toucher.

    « C’est cette lettre qui te met dans cet état ? »

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Ariel L. Cartwright
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mar 1 Sep - 2:12

    Aisling ▬ « Tiens, assieds-toi. »

    Ariel ne se laissa pas prier deux fois et se laissa guider vers le banc vers lequel l’emmenait Aisling. Quand elle y penser… Pourquoi Dumbledore avait réagit comme s’il savait que celui qui l’accompagner si jouer, dans le plus grand secret, ne voulait pas qu’elle sache son nom. Une seule chose lui avait traversée l’esprit quand elle l’avait entendu l’appeler jeune homme : « espèce de sale traitre complètement citronné » ! Quelle injustice ! Quelle… quelle poisse. Elle qui ne pouvait mettre de visage sur un nom, tout ce qu’elle demandait c’était un nom, un malheureux nom. Enfin maintenant elle savait qu’elle ne pourrait en aucun cas compter sur ce bon vieux directeur et que ce soir ne serait pas le moment le mieux choisit pour tenter de savoir. Mais elle avait besoin de savoir, surtout… maintenant.

    Aisling ▬ « Tu n’es pas obligée d’en parler si tu ne veux pas. Mais… ne pleure pas. S’il te plaît. »
    Ariel ▬ « Mais je ne pleure pas.. »

    Pas encore non, mais elle en n’était pas loin. Elle l’entendait à sa propre voix qui partait en accordéon. Que devait-il penser d’elle en la voyant aussi souvent si fragile. De la pitié ou pire du dégoût ? Enfin le dégoût c’était surtout ce que sa mère ressentait à son égard, encore plus quand elle voyait sa fille pleurer. Et cette dernière espérait bien qu’elle fusse la seule. Qu’on éprouve de la pitié à son égard la gêner assez comme cela, même si elle pouvait le comprendre. Mais du dégoût, pitié mais tout sauf cela. Elle n’avait pourtant que la vue en moins mais cela suffisait à bien des personnes.

    Aisling ▬ « C’est cette lettre qui te met dans cet état ? »
    Ariel ▬ « Cette lettre là.. »

    D’un geste lent et mal calculé, elle sortit la dite lettre de sa poche. Il l’avait posé, cette question fatidique. Et le résultat fut pire qu’elle l’avait imaginé. Finalement elle s’y était encore bien moins préparé qu’elle le pensait. Pourtant elle avait imaginé plusieurs scénarios différents durant leur trajet et les avaient répétés et répété plusieurs fois d’affiler. Tout cela pour ne pas pleurer devant lui. Mais elle explosa en larmes, sanglota durant plusieurs secondes, ou peut-être minutes, elle n’en savait rien. Les larmes étaient amers et acides, et ne semblait pas vouloir s’arrêter. Ariel détestait encore plus le goût qu’elle laissait dans la bouche, comme une espèce de rouillé ou quelque chose dans le genre. Un peu comme le gout du sang quand on s’était coupé, mais en pire, du moins pour elle, car elles apportaient en plus le poids de la culpabilité.

    Ariel ▬ « Je.. je suis dés.. désolée.. »

    Jamais elle n’avait aussi honte de toute sa vie. Elle devait faire peine à voir dans cette état. Glissant son visage entre ses mains elle tenta de se calmer, de retrouver un rythme cardiaque convenable. C’est là qu’elle se rendit compte que ce maudit parchemin se trouvait toujours dans sa main, mais elle l’ignora dans un premier temps. Ce n’était plus le moment de perdre son sang-froid et de se donner en spectacle. Ce n’était tout de même pas de cette manière que son père l’avait élevé. Le temps sembla à nouveau défiler à toute vitesse, pour elle, puis elle tendit à nouveau la main devant elle, celle qui tenait la lettre.

    Ariel ▬ « Si tu savais comme je la déteste ! »

    Ou plutôt elle la haïssait. Jamais elle ne l’exprimait, jamais elle ne l’avait dit à qui que ce soit, pas même à sa meilleure amie qui pourtant était sa confidente à qui elle raconter absolument tout. Ou presque. Plus par respect envers son père que par autre chose, Ariel avait toujours caché l’aversion qu’elle portait elle aussi à sa mère. C’était contre son gré mais elle ne pouvait le nier, elle supportait de moins en moins sa propre mère, souhaitant parfois ne plus jamais la revoir. Elle qui l’avait toujours constamment rabaissée aux yeux de tous, et surtout de sa « bonne société sorcière », voilà qu’elle voulait régir sa vie !

    Ariel ▬ « Cependant.. j’aimerais juste te demander de ne pas m’interrompre. S’il te plaît. »

    Fermant les yeux, prenant une profonde inspiration, elle se mit enfin à tout lui raconter. Ne s’arrêtant presque jamais pour reprendre son souffle.

    Ariel ▬ « Depuis que je suis toute petite je n’ai eu que des… ennuis, dirons-nous, avec ma mère. Elle ne m’a jamais porté dans son cœur et passe la majorité de son temps à me le faire savoir. Je n’ai jamais compris pourquoi et cela fait maintenant bien longtemps que j’ai abandonné toute envie de le savoir. Même mon père n’a jamais réussi à en trouver une explication logique. Bref. J’ai toujours pensé qu’elle me ficherait la paix une fois que je partirais de la maison ou du moins qu’elle se moquerait de mon sort, que ça lui soit égal que je finisse mal, seule ou je ne sais quoi. Mais ce matin j’ai découvert que ce n’était pas le cas. La seule lettre qu’elle ne m’ai jamais écrite.. Juste pour m’annoncer que je devais rencontrer mon futur époux aux prochaines vacances. Mon futur époux ! Comme si jamais envie d’épouser un homme que je ne connais pas juste parce qu’il est de sang pur et vient d’une bonne famille. Je voudrais juste épouser celui que j’aimerais moi… »

    Les larmes avaient de nouveau fait surface, mais de manière silencieuse cette fois. Cette situation la déprimée, plus que jamais. Elle se sentait seule, désemparée et ne savait même pas si son père pourrait l’aider, ni même s’il approuvait ce mariage. Si au moins c’était lui qui avait écrit la lettre, celle-ci aurait été moins venimeuse et plus facile à digérer, mais peut-être qu’il n’était même pas encore au courant des plans de sa mère. Cette sorcière allait encore gâcher ses vacances mais jamais elle ne pourrait rester à Poudlard. Quelques secondes passèrent puis une question surgit à nouveau. Une question qui lui brûlait les lèvres depuis un moment déjà, mais trop timide, elle n’avait jamais osé la lui poser. Sauf qu’aujourd’hui elle voulait vraiment savoir.

    Ariel ▬ « Pardonne moi cette indiscrétion mais... Tu as déjà était amoureux Aisling ? »

    Ce qu’elle ne voulait pas c’était qu’il prenne la question pour elle, mais si elle se mettait à rougir il prendrait surement la question de travers… ou pas. Quand un bruit sourd se fit entendre, un très faible son mais elle était presque sûre d'avoir entendu quelque chose.

    Ariel ▬ « Tu n'as pas entendu comme un bruit ? »
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Gilderoy Lockhart
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mar 1 Sep - 16:30

Encore et toujours cette très vague sensation de mal-être. Il aurait dû jaillir de l'amoire depuis très longtemps, plutôt que d'être resté là-dedans tout du long. Mais non! Il était toujours enfermé là comme un idiot, à quelques mètres d'un magnifique rendez-vous entre un garçon inconnu et son Ariel! Seulement, ça n'avait pas l'air d'être spécialement la joie. La voix d'Ariel tremblait, elle affirmait qu'elle ne pleurait pas (donc elle devait pleurer, Gilderoy savait en effet tout de la psychologie féminine!) et bafouillait qu'elle la détestait. Ah oui, et qui donc? Gilderoy n'en avait pas la moindre idée. La seule chose qu'il savait, c'est qu'il aurait bientôt sa réponse, ce n'était qu'une question de secondes.

Il s'accroupit, les yeux au niveau du bassin du squelette (très agréable, comme situation, n'est-ce pas?), et ramassa sa baguette. Ce fut soudain le noir complet, et il réprima un juron.

* Par Merlin! C'est pas le moment! LUMOS! *

Et, de façon totalement inattendue, Gilderoy obtint un flash lumineux tout-à-fait sympathique. Il avait réussi du premier coup! Décidément, c'était sa journée. Si seulement il n'était pas coincé ici, il pourrait continuer de s'entraîner, ce serait au moins quelques points en plus pour ses ASPIC! Plus les minutes passaient, et plus Gilderoy refusait de sortir de son placard. Débouler devant Ariel et... l'autre ne serait pas très intelligent. Il passerait au mieux pour un sale voyeur, et au pire pour un sombre idiot trouillard. A la pensée du mot trouillard, Gilderoy tourna les yeux vers ce satané squelette, et aussi vers l'araignée qui l'avait ennuyé quelques minutes auparavant. Ah oui, quand même! Elle était plutôt grosse... Quand il quitterait Poudlard, il irait en tuer une bien grosse, pour se rendre célèbre.

Ariel demanda à l'inconnu, qu'elle appelait Aisling (pourquoi? C'était un garçon, non?), de ne pas l'interrompre. Gilderoy retint sa respiration puis plaqua son oreille contre la serrure bouchée. Il entendait presque distinctement le discours de l'amour de sa vie, à n'en pas douter, et ferma les yeux. Ah, elle était si malheureuse, avec sa méchante mère! Il l'arracherait de ses griffes, par la barbe de Merlin! Mais ses pensées chevaleresques prirent un sacré coup lorsqu'il entendit la suite des révélations d'Ariel. Elle allait devoir se marier? Avec un Sang Pur... Et ça avait l'air de lui faire du mal. Gilderoy se sentait très mal, lui aussi: son coeur battait de plus en plus vite, ratait même quelques battements, et sa respiration se faisait plus rapide. Il se surprit même à transpirer, et s'essuya le front du revers de sa manche gauche. Bon. Elle allait rencontrer son futur mari aux prochaines vacances. Arg.

* Eh, un Sang Pur? C'est peut-être moi! *

... Non, ce n'était pas crédible. Il n'avait jamais parlé aux parents d'Ariel, qui ne pouvaient donc pas encore le connaître. Mais peut-être qu'il aurait le temps de se présenter à eux? Non? Non. Gilderoy était vraiment dans la mouise la plus totale. Il voulait plus que tout se marier avec elle, et voilà que son deuxième but dans la vie lui filait entre les doigts. Raaaah, mais qui était cet idiot qui lui volait son Ariel? Il fallait absolument qu'il aille négocier avec les parents de la jeune fille et du soi-disant prétendant. Saleté de nouvelle, saleté de journée, saleté de vie pourrie! Soudain, Ariel demanda à l'inconnu s'il n'avait pas entendu un bruit. Aïe! Gilderoy chercha une bonne idée... Ah, oui, il en avait une!

Il prit une profonde inspiration, ferma les yeux pour mieux se concentrer, puis miaula. Il était capable d'imiter à la perfection les chats, ce qui était parfois utile pour attirer l'attention de Rusard en cas de pépin... Le seul problème était que si l'un des deux avait l'intention de venir sauver le chat en question, il était très très mal barré. A la lumière de sa baguette, Gilderoy vit une sorte de pelote de laine marron.

* Gilderoy, c'est le moment de faire un miracle... *

Il plaça la pelote devant lui, puis ouvrit légèrement le placard.

* REPULSO!!!! *

Et soudain, ce fut le miracle. La pelote de laine traversa toute la salle pour se perdre dans les escaliers beaucoup plus loin, et Gilderoy referma la porte du placard, très discrètement. Et voilà, un magnifique chat jaillissant de l'armoire et fonçant ailleurs... Quel génie il faisait. Sauf qu'il n'avait même pas pu voir l'inconnu avec Ariel, puisqu'eux-mêmes ne l'avaient pas eu dans leur champ de vision. Mais, pour l'instant, il était sauvé.
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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mar 1 Sep - 18:08

    « Mais je ne pleure pas… »

    Il ne put retenir un reniflement sarcastique qui lui fit bien comprendre qu’il était peut-être stupide, mais pas complètement demeuré, et qu’il était encore en mesure de se rendre compte si une fille pleurait ou non. Surtout si sa voix jouait aux montagnes russes et alternait les notes graves et enrouées avec les couinements de souris. Enfin… de toute manière, le problème n’était pas là. Le problème, c’était visiblement cette lettre qu’elle sortit de sa poche ; il crut qu’elle allait la lire, ou la lui donner pour qu’il se fasse une idée, mais avant d’avoir pu faire le moindre geste ou prononcer le moindre mot, la Poufsouffle éclata en sanglots douloureux. Le Serpentard se figea, incapable de déterminer la marche à suivre. Il l’avait déjà vue pleurer, à de rares reprises, mais jamais avec autant de détresse ; elle tremblait et pleurait sans pouvoir s’arrêter. Merlin, une idée, n’importe quoi. De l’aide. Timidement, il approcha sa main de la jeune fille et posa sa paume tiède contre son dos, contact hésitant mais néanmoins présent. Les mots demeuraient bloqués dans sa gorge ; une voix dans sa tête lui soufflait les mots à dire, ça va aller, ne t’inquiète pas, je suis là, mais le nœud qui enserrait ses cordes vocales l’empêchait d’articuler. Il n’avait jamais été doué pour ça.

    « Je.. je suis dés.. désolée.. »
    « Non. » Il se rendit compte que sa voix avait été un peu trop sèche ; il se radoucit aussitôt, laissant sa main aller et venir dans le dos d’Ariel. « Non, ne t’excuse pas. Je n’aime pas te voir ainsi ; mais si ça te fait te sentir mieux… »

    Abruti. Il n’avait vraiment rien d’autre à dire ? Les paroles gentilles et bienveillantes ne lui venaient vraiment pas naturellement. Quelque part, il l’envia de pouvoir montrer aussi spontanément ses émotions, même les plus étouffantes ; lui n’avait jamais pu le faire. Encore moins se le permettre. Masque d’indifférence et de froideur, c’était la seule chose qu’il pouvait montrer aux autres. C’était peut-être pour cela qu’il s’était attaché à elle, d’ailleurs. La pureté de leur sang était le seul point commun qu’ils avaient, à son sens. Il la laissa reprendre son souffle, sans dire un mot. Elle parvint à se calmer, seule, ce qui le rassura. Il n’aurait vraiment pas su quoi faire face à une véritable crise de larmes.

    « Si tu savais comme je la déteste ! »

    Ce fut la première fois qu’il l’entendit s’en prendre à quelqu’un. La douce demoiselle qui cherchait constamment des excuses à tout le monde ; qui ne savait pas se montrer rancunière, qui essayait toujours de contenter tout le monde… Pourtant, c’était de la haine qu’il y avait dans sa voix, une haine longuement refoulée, jamais exprimée avant ce jour. Un sentiment qui était déjà nettement plus familier à Regulus ; il attendit donc la suite.

    « Cependant… j’aimerais juste te demander de ne pas m’interrompre. S’il te plaît. »
    « Je t’écoute, » fut la seule réponse qu’il lui fournit, marquant son assentiment.

    Il ne tarda pas à comprendre qu’elle parlait de sa mère. L’idée qu’elle pût haïr sa mère lui parut… non pas absurde, mais simplement incongrue. Walburga n’avait jamais été un modèle de douceur et l’instinct maternel devait être pour elle une notion stupide contre laquelle elle avait lutté toute sa vie. Elle n’était pas tendre ; elle ne voyait en lui qu’un moyen de satisfaire les intérêts des Black, mais il ne la détestait pas pour cela. Pas plus qu’il ne l’aimait. Elle était sa mère, au sens propre du terme : elle l’avait mis au monde. Les liens, aussi forts auraient-ils pu être dans d’autres circonstances, s’arrêtaient là ; au fond, ils étaient deux étrangers vivant sous le même toit ; bien que liés par le sang. Eprouver des sentiments envers sa mère, qu’ils soient bons ou mauvais, lui étaient donc… inconnus. Sauf pour la crainte et le respect, peut-être. Toutefois, lorsqu’elle lui avoua le contenu de la lettre, Regulus écarquilla les yeux. Elle allait… se marier. Avec un sang-pur. Il était surpris, oui ; il n’aurait jamais pensé que les Cartwright étaient du genre à suivre ainsi la tradition des longues lignées.

    « Je voudrais juste épouser celui que j’aimerai, moi… »
    « Mais… ça a toujours été ainsi, » lâcha-t-il comme une évidence. « Ils ont toujours tout choisi pour nous. »

    Il se figea ; réalisant son erreur. Nous. Il avait dit nous. S’incluant par là même dans les sangs purs. Merlin, il venait de se vendre en partie. Peut-être ne se rendrait-elle compte de rien… Enfin, c’était peu probable. Il se passa une main sur le visage, se traitant mentalement de tous les noms. En plus de cela, ça n’allait certainement pas réconforter la jeune femme d’entendre ça ; elle s’était certainement attendue à ce qu’il se mette à la soutenir et à détester sa mère avec elle. Seulement, voilà, pour lui, c’était… normal. Il avait toujours su qu’on lui choisirait son épouse ; et que ce mariage ne serait pas d’amour. Il soupira. La situation ne pouvait pas être plus délicate.

    « Pardonne-moi cette indiscrétion mais… Tu as déjà été amoureux Aisling ? »

    …D’accord, visiblement, si. Il retirait ce qu’il venait de penser. Il tourna vers elle un regard aussi bien surpris que sceptique ; de toute manière il n’avait rien à craindre de ce que trahirait son visage.

    « Non, » répondit-il sans réfléchir. C’était la vérité, d’ailleurs. Il n’avait jamais été amoureux ; pas au sens ou lui l’entendait. Des conquêtes, il en avait eues. Par curiosité, et non pas par véritable affection. « Et de toute manière, quelle importance ? » interrogea-t-il, laconique. « C’est stupide de s’attacher si fort à quelqu’un que le reste n’a plus d’importance. On finit toujours par être déçu. »

    Il n’eut pas le temps de se pencher davantage sur le sujet – heureusement d’ailleurs – car elle lui demanda s’il n’avait rien entendu. Un miaulement s’éleva et il se tourna de tous côtés pour en déterminer l’origine ; avant de se lever pour parcourir la pièce. Soudainement, une masse colorée traversa la salle en trombe pour aller disparaître dans les escaliers ; il sursauta et sortit aussitôt sa baguette. Avant de réaliser, avec un soupir, que ce n’était qu’un animal. Un stupide chad chat. (Sorry 'bout that. xD) Il rangea sa baguette et vint reprendre place aux côtés de la jeune fille.

    « Ce n’était qu’un chat, » lui fit-il savoir. Puis, comme s’il ne s’était rien passé : « Tu ne t’étais jamais attendue à un… mariage d’intérêts ? » demanda-t-il prudemment.

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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mar 1 Sep - 22:55

    Aisling ▬ « Mais… ça a toujours été ainsi. Ils ont toujours tout choisi pour nous. »

    Stupeur qui marqua son visage. Avait-elle bien entendu ? Pendant plusieurs secondes elle resta les yeux rivés sur Aisling, du moins son visage pointé dans sa direction, et si ces yeux ne reflétaient aucune émotion, les traits son visage étaient quand à eux très marqués par la surprise. Ainsi celui qu’elle nommé parfois son ange gardien était un sang pur. Tout comme elle. Pourtant elle s’était attendue à tout sauf cela, en vérité elle s’imaginer plutôt être en compagnie d’un né-Moldu ou encore d’un sang mêlé. Mais d’un sang pur, jamais. Néanmoins elle ne s’effraya pas comme elle l’eut pensé, au contraire.

    Ariel ▬ « Mais… » Une courte pause. « C’est génial ! » Bon… c’était vraiment pas la peine de s’emporter pour si peu. Mais évidemment elle s’en rendit compte juste un peu trop tard, quand les mots s’étaient déjà échappés. « Enfin… je veux dire que… » Et voila qu’elle avait les joues qui s’échauffées déjà, pourquoi fallait-elle qu’elle rougisse déjà. Tentant de ne pas y penser elle afficha un sourire des plus chaleureux, sincère. « Que ça me fait plaisir. Finalement j’ai fini par apprendre quelque chose sur toi après tout ce temps. Ça me touche vraiment. »

    Ce qui lui faisait également chaud au cœur c’était d’apprendre que finalement son père n’était pas le seul sang pur à avoir un cœur en or. Deux personnes ça ne faisait pas beaucoup mais c’était déjà beaucoup pour elle. Sauf que cette bonne nouvelle fut de très courte durée, mais les bonnes nouvelles ne sont-elles toujours pas de courtes durées, quand il répondit à sa question.

    Aisling ▬ « Non. Et de toute manière, quelle importance ? »

    Ce n’était pas vraiment ce dont elle avait espérer. Enfin pas qu’il lui dise qu’il n’avait personne ou qu’il était fou amoureux de quelqu’un, non c’était la précision qu’il ajouta à la suite qui lui fit de la peine. Que devait-elle comprendre par là ? Qu’il avait eu une énorme déception en amour ou quelque chose de similaire ? Une chose semblait certaine, il ne croyait pas en l’amour. Même si elle ne pouvait l’affirmer avec certitude. Elle chercha quelque chose à dire mais elle n’avait pas la moindre idée des mots à employer, quant il reprit presqu’aussitôt.

    Aisling ▬ « C’est stupide de s’attacher si fort à quelqu’un que le reste n’a plus d’importance. On finit toujours par être déçu. »

    Ce fut la première fois qu’elle l’entendait clairement de la bouche d’une personne qu’elle côtoyait. Mais ces paroles ne faisaient que confirmer ce qu’elle avait toujours pensé : l’amour se n’était que foutaises et poudre aux yeux, qu’il était impossible d’aimer une personne toute sa vie. Parfois il lui arrivait même de penser que l’amour n’était qu’un concept pour rassurer les personnes qui devaient vivre pour toujours, que ce soit de leur propre gré ou non. Mais elle avait tout de même espéré qu’il la rassurerait même un tout petit peu.

    Ariel ▬ « Je dois avouer être de ton avis. » Sourire triste. « Enfin, je te demande encore une fois pardon. Ce n’était que simple curiosité. »

    Le bruit, qui avait par la suite attirait son attention, se manifesta quelques secondes à peine après qu’elle eut demandé à Aisling s’il n’avait pas également entendu quelque chose. Le pire, le plus abominable des sons lui parvint aux oreilles. Un miaulement. Il avait fallu qu’une de ces bêtes du diable vienne s’installer dans cette pièce précisément. Figée de peur, elle entendit à peine les mouvements que fit le jeune homme, trop préoccupée à se convaincre qu’elle avait rêvé. Le son était très faible, elle avait pu se tromper, oui elle s’était surement trompée. Mais…

    Aisling ▬ « Ce n’était qu’un chat. Tu ne t’étais jamais attendue à un… mariage d’intérêts ? »

    Mais elle n’entendit que la première partie de sa phrase. Elle ne s’était pas trompée, il y avait bien eu un chat dans la pièce. Peut-être qu’il allait revenir, ou que d’autres se trouvaient encore dans la pièce, ou… ou… Pour toute réponse son ami n’eu un hurlement. Instinctivement elle s’était jetée dans ses bras. Pourquoi ? Elle ne s’en souvenait pas, n’en avait pas la moindre idée. Mais le pire c’était qu’elle n’avait pas la moindre idée de la position dans laquelle elle avait eu le malheur – enfin façon de parler – de les mettre tous les deux. Elle était cependant certaine qu’ils étaient dans une situation bien embarrassante et il lui semblait qu’il avait tous deux basculés dans la vide, du moins c’était surtout la douleur dans ses genoux qui lui indiquait cela.

    Sortant doucement de sa torpeur, la demoiselle se rendit doucement compte que quelque chose n’allait pas avec le sol de la salle des trophées. Ou alors Dumbledore avait eu envie d’installer du carrelage chauffant dans cette salle, ce qui semblait vraiment très peu probable. Et un sol dont un pouls battant au creux de ses mains ça n’existait surement pas. La poisse ! Elle était tombée sur… lui. De plus il lui avait certainement valu des heures et des heures pour s’en rendre compte. Rougissant de plus belle, elle se dégagea le plus prudemment et le plus doucement possible tout en marmonnant de vagues excuses. Mais le mal était maintenant. Ayant enfin regagné le banc Ariel préféra évoquer un tout autre sujet.

    Ariel ▬ « Dis-moi, tu connaîtrais la famille Black ? »

    Changement de sujet bancal, mais changement de sujet quand même. Tout ce qu’elle espérait maintenant c’était qu’il joue le jeu et surtout qu’il ne lui en veuille pas pour cet incident. Mais il vaudrait certainement mieux qu’elle lui explique pourquoi cette question aussi soudaine et puis autant joué franc jeu.

    Ariel ▬ « C’est… le nom que ma mère m’a donné dans sa lettre. Malheureusement je ne connais pas beaucoup ces personnes en dehors Madame Black que ma mère a l’air d’énormément apprécier, et je pense bien que ce soit elle que j’ai un jour croisé dans le salon et qui m’a fichu une frousse de tout les diables. Et bien sûr de son fils Sirius Black, du moins je suppose qu’ils sont de la même famille. Je n’en sais fichtrement rien. » Ariel marqua une pause, sembla réfléchir et reprit. « Tout ce que je sais c’est que ma mère m’a parlé de leur fils cadet, c’est tout. Pas de nom, rien. Et maintenant je n’ai plus qu’à espérer que ça ne soit pas Sirius. »

    Ariel s’arrêta de nouveau et eu un petit rire nerveux. Ce qu’elle venait de dire allait surement surprendre Aisling. Espérer ne pas être fiancé au fameux Sirius Black, connu de tout Poudlard lors de sa scolarité dans la grande école et adulé par un grand nombre de filles.

    Ariel ▬ « Je ne l’ai jamais beaucoup apprécié. Beaucoup trop snob à mon goût. J’espère vraiment qu’il a un petit frère, qui soit plus agréable que lui. » Un soupir. « J’espère que mon père a eu quelque chose à dire à ce sujet là, si ma mère a tout décidé toute seule je suis mal. Mais bon je lui fais confiance. » Nouveau sourire, un peu faux.

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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mer 2 Sep - 0:52

    « Mais… C’est génial ! » Ah ? Il ne voyait pas réellement en quoi la nouvelle la réjouissait à ce point, mais… quelque part, ça le rassurait. Elle n’associait donc pas les Sang Purs avec Serpentard, c’était déjà pas mal. Heureusement pour elle d’ailleurs, après tout, elle était à Poufsouffle… « Enfin… je veux dire que… »
    « Que… ? » l’encouragea-t-il à continuer, une note amusée dans la voix.
    « Que ça me fait plaisir. Finalement j’ai fini par apprendre quelque chose sur toi après tout ce temps. Ça me touche vraiment. »
    « Ce n’était pas vraiment volontaire, » commenta-t-il du tac au tac. Il regretta aussitôt ces paroles ; il venait certainement de gâcher les choses. Décidemment, des fois, il agissait vraiment comme un Troll. D’un ton plus doux, il reprit : « Mais oui, je suis un Sang Pur. » On ne pouvait ignorer la trace de fierté dans sa voix alors qu’il affirmait ceci. « Et je peux te dire autre chose ? Pas accidentellement, cette fois-ci. » Il laissa une seconde passer, plus pour faire durer le suspens que dans l’attente d’une réponse, et se pencha à son oreille où il souffla, amusé : « J’adore les Suçacides. » Il sortit une boîte de sa poche et la secoua, faisant tinter les bonbons. « Tu en veux ? » Il en piocha un pour lui et attendit la réponse de la jeune femme, avant de ranger ses sucreries dans sa poche. Un frisson lui secoua l’échine sous le coup de l’acidité.

    Il n’avait pas envie de se dévoiler ; pas trop. Mais, c’était ça aussi connaître l’autre, non ? Pas nécessairement son nom ni son adresse, mais ses goûts, ses projets. Ses envies. Il espérait que cela lui suffirait, pour le moment, et qu’elle le prendrait réellement comme un gage d’affection. L’information en elle-même était inutile, que pouvait-elle en avoir à faire de savoir qu’il aimait ces sucreries, mais il avait choisi de le lui dire. Lui y voyait une différence. En revanche, la réponse à sa question sembla la décevoir un peu.

    « Je dois avouer être de ton avis. »
    « J’en suis désolé, » répondit-il, sincère. « Ca n’est que mon avis. Je sais ce que tu te dis, tu penses que j’ai déjà été déçu par quelqu’un, ou trahi. C’est certainement vrai, mais pas dans le sens où tu l’entends. » Sirius. Il repoussa l’idée, loin. Aux tréfonds de son crâne ; dans l’abîme de son cœur. « Ce que je veux dire, c’est que… je ne crois pas que l’Amour soit une chose stupide ou désuète. Simplement, moi, ça me dérange de devenir dépendant – sentimentalement et émotionnellement - de quelqu’un. Le mariage, au sens où nos familles l’entendent, n’est au fond qu’un accord. Une transaction. Mais l’attachement réel… ça aliène. Ça t’empêche d’avancer parce que tu passes ton temps à penser à quelqu’un d’autre qu’à toi, quelqu’un qui attend forcément quelque chose de toi. C’est ça, qui me dérange. »
    « Enfin, je te demande encore une fois pardon. Ce n’était que simple curiosité. »
    « Je sais, » répondit-il doucement. « Et si je n’avais pas voulu y répondre, je ne l’aurais pas fait. »

    Le chat qui était sorti en trombe de l’armoire avait coupé court à toute discussion. En revanche, cela ne sembla pas laisser la demoiselle indifférente : il n’eut pour seule réponse qu’un hurlement effrayé et, avant qu’il ait pu faire ou dire quoi que ce soit, elle se jeta dans ses bras. Ou plutôt, elle se jeta sur lui, espérant certainement tomber dans ses bras, et lui fit perdre l’équilibre. Avant d’avoir le temps de comprendre ce qu’il se passait, il se retrouva allongé par terre dans un enchevêtrement de bras et de jambes indistinct, avec un poids sur sa poitrine. Aoutch, sa tête. En plus de cela, peu habitué aux contacts physiques, encore moins aussi prononcés, il demeura figé sans savoir quoi faire. La dégager ? Lui demander de se lever ? La…prendre dans ses bras ? Non, la dernière hypothèse était inenvisageable et il la chassa aussitôt. Elle coupa court à ses pensées en se dégageant, marmonnant de vagues excuses. Il se redressa sur un coude, frottant l’arrière de son crâne. « C’est rien… Mais rappelle-moi de ne jamais te présenter mon chat, si ça te met dans un tel état, » rétorqua-t-il, à la fois moqueur et taquin.

    Il se remit sur pieds, époussetant ses vêtements. Y’avait qu’à lui que ça pouvait arriver, des trucs pareils… A lui, et à elle. Ils formaient un superbe tandem, vraiment. Déboutonnant ses manchettes, il releva les manches de sa chemise jusqu’au coude tout en se rasseyant. Il faisait froid dehors, mais la salle des Trophées se situait au dessus de la Grande Salle. De fait, même trois étages plus haut, elle était relativement bien chauffée. Il tourna les yeux vers Ariel, qui ne savait plus où se mettre, et s’apprêta à la rassurer de nouveau.

    « Dis-moi, tu connaîtrais la famille Black ? » Les mots moururent dans sa gorge. Il se figea, écarquillant les yeux de stupeur et d’effroi. Non, du calme. Elle ne pouvait pas savoir ; elle ne pouvait pas avoir deviné. Il s’intima au calme mais garda néanmoins le silence ; elle prit ce mutisme comme une invitation à lui en dire davantage. « C’est… le nom que ma mère m’a donné dans sa lettre. » Son cœur manqua un, deux, trois battements. Les pièces du puzzle semblaient enfin se mettre en place, s’agencer les unes par rapport aux autres. Non. Il se trompait. Et elle aussi se trompait ! Un instant, un bref et fugace instant, il voulu lui arracher cette lettre pour vérifier par lui-même ; mais le nom de Sirius lui fit l’effet d’une douche froide qui acheva de le réveiller.

    Elle finit par lui avouer ne jamais avoir apprécié Sirius ; cette nouvelle lui procura une immense satisfaction jusque là insoupçonnée. Mais, son cerveau passait déjà à autre chose ; si Mère avait effectivement rencontré Mrs Cartwright, et si l’idée d’un mariage avait été lancée dans la conversation, alors, il ne pouvait pas s’agir de Sirius, pour la simple et bonne raison qu’il avait été renié. La tapisserie du 12 square Grimmaurd en témoignait largement. Alors, si elle devait épouser un Black, ce serait… Il sentit sa gorge s’assécher soudainement. Lui. On ne lui avait rien dit. On ne l’avait pas prévenu, on ne l’avait même pas sous-entendu au détour d’une conversation. Lui. Epouser Ariel. Il était tétanisé, et ne sut jamais où il trouva le courage et la force de reprendre la parole.

    « Black, enfin, Sirius, est un abruti. Je ne l’ai jamais vraiment apprécié non plus. » Mensonge. MENSONGE ! Il se força à continuer. Il était obligé de lui dire. Il devait lui dire ; personne n’ignorait ceci dans Poudlard, si elle en parlait, on le lui dirait. Et elle lui demanderait comment il avait pu ne pas le savoir. « Et d’après ce que je sais, il a un frère, Regulus, qui est à Serpentard. Mais… je ne le connais pas assez pour t’en parler. » C’était étrange et dérangeant de parler de lui comme d’un étranger. Douloureux également. La situation prenait un tour nouveau. Pourquoi ? De toutes les personnes de Poudlard, il avait fallu qu’il se rapproche d’elle. Elle, qu’il allait épouser. La nouvelle aurait dû le réjouir pourtant, mais elle le terrorisait. Elle le détesterait. Elle le mépriserait. Parce qu’il allait s’engager, c’était prévu, cet été. Parce qu’il était un Black ; parce qu’il était un Serpentard. Et elle finirait par le reconnaître. Et il devrait bien lui avouer. Toutes ces pensées chaotiques et désordonnées lui donnèrent le vertige. « Si tu dois épouser le cadet… c’est de lui qu’il s’agit. » Un souffle, pénible.

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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Mer 2 Sep - 21:55

Qu'est-ce qu'il s'était passé, exactement? Un grand bruit, et Gilderoy devina que l'inconnu et Ariel étaient tombés par terre. Il ne comprenait absolument comment c'était arrivé, puis il y eut des exclamations gênées. Aïe! Ariel avait peut-être (sûrement!) la phobie des chats, et le Poufsouffle avait provoqué une crise de terreur de sa part. Elle s'était sans doute jetée sur l'inconnu en criant de peur, et ils étaient tombés. Mince! Il avait, sans le vouloir, entraîné une sorte de gros câlin entre les deux tourtereaux. Par Merlin! Par la folie de Grindelwald! Il avait commit une énorme erreur, et s'en voulait. Et voilà, ils avaient pu se tripoter gentiment, et c'était de sa faute! Se promettant de tuer de ses propres mains l'inconnu et de maquiller ce meurtre en noyade, il ferma les yeux de dépit.

Gilderoy s'était immédiatement sentit coupable d'avoir effrayé Ariel avec son faux chat, mais cela avait au moins eu l'avantage de lui éviter une catastrophe. Le beau Poufsouffle réprima un soupir de soulagement, puis s'appuya contre le fond du placard. Bon, et maintenant? Il écouta la suite avec attention, devenant livide à chaque seconde supplémentaire où il subissait les accablantes révélations de l'amour de sa vie. Un mariage, ça il le savait déjà, mais avec un Black? UN BLACK? Dans le genre sales types bourrés de Magie Noire, on ne faisait pas mieux! Aucune classe, des Sang Pur dans leur catégorie la moins estimable. Gilderoy avait souvent entendu son père parler de cette famille, et toujours en mal. Bien sûr, il ne suivait pas la mentalité de son père, hein! Mais il avait de bons arguments, c'était vrai.

Oh, et puis ce Sirius, tout d'abord. Il s'était pris pour qui, exactement? A faire le fou avec ses petits camarades idiots... James Potter, la vanité incarnée. Remus Lupin, toujours propre sur lui, bien qu'il disparaisse à chaque pleine lune! Seulement des rumeurs, évidemment mais bon... Et Peter Pettigrow, dans le rôle du soumis de service. Vraiment un quatuor que Gilderoy avait détesté de tout son être. Et ils étaient toujours en septième année! Heureusement qu'ils étaient très rarement dans les mêmes cours que lui, sinon il n'y aurait pas survécu. Donc si Ariel épousait un idiot pareil... Ce serait la fin du monde. Il irait tuer Sirius, puis enlèverait sa dulcinée. C'était aussi simple que ça.

Mais l'inconnu avait l'air de s'y connaître un peu sur la famille Black: le cadet n'était pas Sirius, mais un certain Regulus. Ah oui, Regulus Black, en sixième année...Pas aussi taré que son imbécile de frère, mais pas forcément meilleur. Gilderoy n'avait pas très envie de voir Ariel mariée contre son gré à un Black, aussi gentil soit-il. Et le pire, c'était cet inconnu, qui parlait de tout ça avec Ariel. C'était à Gilderoy de l'aider, pas à lui! Et puis, pourquoi ne lui disait-il jamais comment il s'appelait? C'était incompréhensible. Il chuchotait pour que la jeune fille n'entende jamais sa voix... Ca, c'était typique du garçon voulant rester anonyme. Il y avait bien une solution, une idée machiavélique pour se rapprocher d'Ariel... Il fallait qu'il y réfléchisse...

Mais oui! Il allait la voir dès demain, puis lui dire quelque chose comme...

* Hmm, "J'ai décidé de ne plus te cacher mon identité: je suis Gilderoy Lockhart! Pour preuve, souviens-toi de la Salle des Trophées, tu as eu peur de ce chat déboulant du placard, et tu t'es accrochée à moi... On est ombés, et puis on a parlé de ton mariage arrangé avec Regulus Black..." Oui voilà, génial! Elle ne pourra jamais douter de moi! *

Gilderoy sourit dans le noir, conscient d'avoir une imagination incroyable, puis ralluma son Lumos. Il ne vit pas tout de suite la fumée qui sortait d'une toute petite boîte à sa droite, et tourna la tête vers elle trop tard. Son cerveau se réveilla en une seconde et demie.

* EPOUVANTARD! *

Il n'avait jamais su les faire partir. Jamais. Alors en sortilège informulé... En plus, il ne pouvait pas sortir de ce placard! Qu'allait-il faire? Qu'allait-il faire? Il pointa sa baguette allumée vers la fumée, désespéré, le souffle court, puis attendit quelques secondes. L'Epouvantard était en train de prendre la forme d'un être humain, et d'un seul: son père, comme toujours. Une voix résonna dans ce qui lui parut être le monde entier, mais qui n'était en fait que son esprit:

* GILDEROY! INCAPABLE! TU NE SAIS MÊME PAS LANCER UN RIDIKULUS! *

* Recule, recule! *

Gilderoy fit un infime pas en arrière, les yeux fixés sur son père, et sa tête frôla la mâchoire inférieure du squelette. Il était d'ailleurs beaucoup plus rassurant que l'Epouvantard, mais ce n'était pas vraiment le moment d'y penser... Le Poufsouffle, tétanisé et sa baguette en l'air pour rien, ne savait pas quoi faire. Pourquoi ne savait-il pas lancer un Ridikulus? Quelque chose de drôle ou de puissant... Non, il n'en savait rien, en fait. Vraiment la pire journée de sa vie! Son père était désormais à quelques centimètres de lui, lui répétant sans cesse qu'il était idiot, pas doué, et le traitant de tous les noms. Heureusement que les deux à l'extérieur ne pouvaient pas entendre ça, quelle honte... Il fronça les sourcils, essayant de paraître déterminé, et pensa très fort:

* Papa, dégage! Je m'en fiche de ce que tu penses de moi! *

* Toi-même, imbécile, tu ne te respectes pas! Tu as honte de toi! *

* Jamais! Tu m'entends? JAMAIS! Je suis le meilleur, le plus beau, le plus stylé de tous les hommes, de tous les sorciers du monde! Je ferai de grandes choses, alors tais-toi! *

L'Epouvantard s'approcha à nouveau de lui, puis lui fondit dessus. Après une insupportable sensation de froid, Gilderoy put s'apercevoir qu'il avait disparu. Il ferma les yeux, soulagé mais dégoûté. Tout ce que lui disait son père, en vrai ou en Epouvantard, était affreusement vrai. Et il ne pouvait pas supporter ça une seconde de plus: dès que les deux se seraient séparés à l'extérieur, il irait parler à Ariel. Son histoire d'amour avec elle serait sa première victoire.

* Ah, ne parle pas comme ça d'amour... Ce n'est pas aussi simple. *

Il eut un petit sourire, mi-timide mi-triomphant.

* Je t'aime, Ariel. *
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Ariel L. Cartwright
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Jeu 3 Sep - 1:12

Hj : Où comment ignorer royalement un Lockhart xD Sorry *sors*

    Aisling ▬ « Black, enfin, Sirius, est un abruti. Je ne l’ai jamais vraiment apprécié non plus. »

    La jeune fille ne put réprimer un sourire, enfin quelqu’un qui était de son avis. Généralement quand elle avait le malheur de dire qu’elle n’appréciait pas le, soi-disant, beau gosse de Gryffondor elle ne rencontrait qu'étonnement et incompréhension. Enfin tout cela n’était qu’un détail et elle n’avait pas franchement envie de parler de cet énergumène en ce moment, ni même de savoir pourquoi Aisling ne l’aimait pas non plus. Pourtant cela lui aurait peut-être appris quelque chose en plus sur ce dernier, s’il faisait à nouveau une boulette. Mais non, pas ce soir. Une autre fois peut-être.

    Aisling ▬ « Et d’après ce que je sais, il a un frère, Regulus, qui est à Serpentard. Mais… je ne le connais pas assez pour t’en parler. »
    Ariel ▬ « Sirius est donc bien de cette famille… »

    Rire nerveux. Si elle avait pu imaginer qu’un jour qu’elle appartiendrait à sa famille, elle en aurait bien rit. Mais ce n’était pas cela qui la tracassé le plus. Sirius était un Gryffondor et en apprenant qu’il avait effectivement un jeune frère elle avait pendant une fraction de seconde, une toute petite fraction, que ce dernier soit aussi de cette maison. Qu’elle tomberait sur deux frères qui auraient un caractère relativement similaire pour se retrouver ensemble. Mais non. Elle avait eu de faux espoirs. Sa mère lui avait bien sûr, et elle n’aurait même pas dû en être surprise, choisi un Serpentard pour époux. Ça l’angoissait. De multiples questions l’assaillaient sans arrêt : était-il comme tous les Serpentards ? Et pire encore : comme tous les Sang-Purs ? Et si sa mère avait choisi quelqu’un qui lui ressemblait à elle, qu’allait-elle devenir ? Jamais, non jamais elle ne pourrait supporter une relation pareille. Aussi gentille et compréhensible pouvait-elle être, il lui serait impossible de vivre avec une personne qui seraient comme les Serpentards qui s’en prenaient toujours à elle ou comme sa mère.

    Et Aisling qui ne pouvait lui parler de ce fameux petit frère. Certes elle avait escompté que son ami puisse lui en parler mais il avait été clair sur ce sujet et elle ne pouvait plus compter la dessus. Mais il fallait qu’elle parle de quelque chose. Qu’elle cesse de se faire du souci, déjà maintenant. Plutôt s’imaginer que son père avait réussi à trouver une exception chez les Vipères tout en respectant les choix de son exigeante épouse. Mais une exception pouvait-elle vraiment exister chez une Vipère de pure souche ?

    Ariel ▬ « Regulus ? C’est un nom… étrange… » Une courte pause, un sourire, plus franc, se dessina sur ses lèvres. « Enfin je n’ai pas dit que c’est laid, hein ! En fait je trouve ce nom plutôt original et assez joli même. » Elle tourna son visage vers Aisling. « Au moins il peut se vanter d’avoir un nom.. hmm… hors du commun. »

    C’est alors qu’elle se rendit compte qu’une question la turlupiné, malgré qu’il lui ait dit qu’il ne connaissait pas assez le jeune Black pour lui en parler. Mais s’il avait tourné sa phrase de cette manière, cela voulait dire qu’il le connaissait tout de même un peu. Et qu’avec un peu de chance Aisling pourrait répondre à une question fondamentale qui la rassurerait considérablement et ferait définitivement pencher la balance du côté d’une des deux hypothèses qu’elle s’était faite. Celle de son père ou celle de sa mère.

    Ariel ▬ « Dis-moi Aisling, tu as bien dit je ne le connais pas assez non ? Donc, arrête moi si je me trompe, je peux en déduire que tu le connais ne serais-ce qu’un tout petit peu. C’est bien cela ? » Elle s’arrête un instant et inspira profondément. « Alors j’ai une chance que tu puisses répondre à une question qui me tient à cœur : tu crois que ce Regulus est différent de tous les Serpentards de sang pur qui se comportent comme les derniers des imbéciles ? Enfin je veux dire par là que… tu crois que c’est quelqu’un de bien ? Différents de ceux qui ne cessent de me causer du tord ? »

    Elle se mordit la lèvre, attendant la réponse fatidique. Elle voulait savoir, mais en même temps redoutait la réponse. Elle avait peur d’être déçue. C’est pourquoi elle rajouta une dernière chose, autant pour rassurer Aisling que pour être sûre qu’il soit franc avec elle, qu’il ne craigne pas de lui dire la vérité.

    Ariel ▬ « Si tu peux me répondre, s’il te plaît. De toute façon je ne pourrais y couper alors ne t’inquiètes pas pour moi. »
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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: « Some words at your ears... » {Flash back, Gild', Reg & Ariel}   Ven 4 Sep - 12:41

    « Sirius est donc bien de cette famille…»
    « Était. » Les mots lui avaient échappés ; il se mordit la lèvre. « Si je me souviens bien, il a été renié. Il ne s’était jamais considéré comme membre de cette famille, de toute façon. Désolé de te décevoir, » commenta-t-il non sans sarcasme, « mais Sirius ne jouera certainement pas les témoins à ton mariage. Je doute même qu’il y soit invité. »

    Si l’amertume n’était pas perceptible dans le ton de sa voix, il n’en demeurait pas moins qu’elle suintait douloureusement dans son cœur. Il passa une main dans ses mèches sombres, les dégageant de ses yeux clairs. Lorsqu’il lui avait dit que Regulus – Merlin, c’était vraiment horrible de parler de lui à la troisième personne – était à Serpentard, la déception était passée sur le visage de la Poufsouffle et ne lui avait pas échappé. Elle avait dû espérer qu’il serait dans une autre maison. Peut-être même à Gryffondor. A cette pensée, il grimaça. Par Salazar, s’il s’était retrouvé lui aussi à Gryffondor… Mère l’aurait tué ; réellement. Elle n’aurait pas souffert de voir son second fils, son espoir, trahir à son tour la tradition familiale en allant chez les abrutis à crinière. Et puis, même s’il n’y avait pas de véritables amis, il se plaisait chez les Vipères, parce que l’ambiance là-bas concordait avec tout ce qu’il avait pu connaître par le passé. L’austérité, les valeurs ; tout était… familier.

    « Regulus ? C’est un nom… étrange… » Il sentit ses joues le brûler et détourna la tête, comme si elle eût été en mesure de le voir. « Enfin, je n’ai pas dit que c’est laid, hein ! En fait je trouve ce nom plutôt original, et assez joli même. » Petit roi. Un sourire un peu triste vint jouer sur ses lèvres. « Au moins il peut se vanter d’avoir un nom.. hmm.. hors du commun. »
    « Ariel non plus, ce n’est pas commun. Même, je trouve que ça… sonne joliment. Ariel… » répéta-t-il dans un souffle, jouant sur les sons. Faisant rouler le prénom sur sa langue, entre ses lèvres.

    Un soupir. Il était stupide. S’ils se mariaient réellement, Mère le tannerait pour qu’il la vouvoie, parce que cela seyait à deux jeunes gens de leur rang. Aurait-il la chance de pouvoir l’appeler autrement que « Ma chère » ou « Mon amie » ? Ces traditions là étaient stupides. Ou plutôt, non. Il s’y serait soumis avec n’importe qui ; mais avec elle, ça lui semblait simplement impensable. L’avoir côtoyée pendant si longtemps pour finalement en revenir à une distance intolérable. Il secoua la tête, chassant ces pensées. D’ailleurs, la demoiselle l’aide à s’en extirper puisqu’elle revint sur le sujet ; si elle continuait, il finirait par se trahir.

    « Dis-moi Aisling, tu as bien dit je ne le connais pas assez non ? Donc, arrête moi si je me trompe, je peux en déduire que tu le connais ne serais-ce qu’un tout petit peu. C’est bien cela ? »
    « Je… Oui, je le connais. Comme un sang pur en connaît un autre, » admit-il à contrecœur.
    « Alors j’ai une chance que tu puisses répondre à une question qui me tient à cœur : tu crois que ce Regulus est différent de tous les Serpentards de sang pur qui se comportent comme les derniers des imbéciles ? Enfin je veux dire par là que… tu crois que c’est quelqu’un de bien ? Différents de ceux qui ne cessent de me causer du tord ? »

    Il écarquilla les yeux. Le sang pulsait à ses tempes et son cœur cognait avec véhémence dans sa poitrine. Ça lui faisait mal. Il aurait voulu lui dire, c’est moi. C’est moi, Regulus, et je ne peux pas te dire si je suis quelqu’un de bien ; tu es la seule qui puisse en juger. Lui dire que, mariage ou non, il prendrait soin d’elle et que jamais il ne ferait volontairement quelque chose susceptible de la blesser. Que même en étant Serpentard, lui ne lui avait jamais causé le moindre tort. Il aurait voulu lui dire tout ça, alléger le poids de sa conscience, soulager son âme. Mais les mots ne voulaient pas sortir ; et il ne voulait pas leur donner leur chance non plus. Ce n’était qu’un blason, une maison qui les séparait, mais ça lui paraissait être un abime que ni l’un ni l’autre n’était prêt à réellement franchir. Avec elle, il était Aisling, le jeune homme sans maison définie. Et quelque part, ça lui plaisait. Dans quelques mois, il s’engagerait auprès du Lord ; ceci achèverait certainement de les séparer. Et réduirait leurs chances à peu de choses. Avec hésitation, il posa sa main sur celle de la jeune femme.

    « C’est un Serpentard, » articula-t-il doucement. « Il a leurs qualités aussi bien que leurs défauts, je suppose. Je ne sais pas sur quels critères on peut dire qu’une personne est “quelqu’un de bien”, mais, si c’est ce que tu te demandes, je ne l’ai jamais vu s’en prendre sans raison à quelqu’un, juste pour s’amuser. » Ceci, au moins, était la pure vérité. Il avait beau de savoir supérieur aux nés moldus, il ne s’était jamais amusé à leur lancer de sorts comme avaient pu le faire Rosier ou Avery. Simplement parce que ça ne l’amusait pas, justement. « Après, je ne sais pas comment il se comportera avec toi. J’aimerais pouvoir te répondre mais… je n’en sais pas assez sur lui pour ça. Mais, tu sais, tu es intelligente, et… et jolie. Il faudrait être un Troll pour ne pas s’en rendre compte et te détester. » Il avait marmonné les derniers mots, pas vraiment à l’aise avec l’idée de faire des compliments ; encore moins à une fille.

    Espérant couper court à la conversation, qui glissait dangereusement vers un terrain miné, il se leva et tendit une main à Ariel, effleurant son poignet pour qu’elle s’en rendît compte.

    « Il va bientôt être l’heure de dîner ; je te raccompagne jusqu’à ta salle commune ? »

    Il l'aida à se lever et tous deux quittèrent enfin la salle des Trophées.

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