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 #. Little King lost his dreams in this war

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Regulus A. Black
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MessageSujet: #. Little King lost his dreams in this war   Lun 24 Aoû - 17:10

Fiche de présentation - ALBUM SOUVENIR
.







    REGULUS ARCTURUS BLACK
    PERSONNAGE PREDEFINI

    “Do Not Enter Without The Express Permission Of Regulus Arcturus Black.”


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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: #. Little King lost his dreams in this war   Lun 24 Aoû - 17:14

Fiche de présentation - I. LIVRE DU SORCIER
.


    - NOM : Black
    - PRENOMS : Regulus Arcturus
    - DATE DE NAISSANCE/AGE : 12 Janvier 1961, 18 ans.
    - ORIGINES : Sang Pur
    - LIEU DE RESIDENCE : 12, Square Grimmaurd





Fiche de présentation - III. LEGILIMENS
.


    - COMPOSITION DE LA BAGUETTE : Rigide, bois d'ébène 25,8 cm, plume de Jobarbille.
    - CAMP : Marqué
    - METIER : Gérant d'un pub

    - DON PARTICULIER : C’est une forme particulière d’Occlumancie que possède Regulus. En effet, il savait que l’Occlumancie est un savoir très long à acquérir, or le temps lui faisait défaut et il voulait pourtant être en mesure de fermer efficacement son esprit contre le Legilimens le plus aguerri. En d’autres termes, il voulait empêcher Lord Voldemort de pénétrer son esprit et d’y lire ce qui pourrait risquer de le trahir, ou de mettre en danger son entourage. Il a donc entrepris de chercher des alternatives à ceci : potion, sortilège, amulette… et finalement, les runes. Il les avait étudiées à Poudlard, et c’était une matière dans laquelle il s’était révélé particulièrement doué, aussi mit-il lui-même au point l’assemblement de runes destiné à clore hermétiquement son esprit. Et finalement, il se les fit tatouer sur la nuque, avec une encre mêlant sang de dragon et plumes d’Augurey en poudre. Autant dire que ce ne fut guère agréable ; déjà le processus de tatouage était long et pénible, plus douloureux encore que lorsque le Lord l’avait tatoué de la Marque des Ténèbres car le travail était encore plus minutieux et sur une surface plus sensible. Et de plus, bien que Regulus ait préalablement mêlé son sang à l’encre pour favoriser l’adhésion de cette magie à son propre flux magique, le fait de fermer son esprit ainsi entraina des maux de têtes, vertiges et autres effets secondaires peu agréables. Il fallut quelques temps pour que les deux magies apprennent à cohabiter et réalisent qu’elles ne devaient pas s’opposer. Heureusement, il n’a désormais plus aucun problème, si ce n’est des migraines lorsqu’il force trop et puise plus qu’il ne le devrait dans ses réserves magiques. Inutile de dire que le Lord fut furieux lorsqu’il réalisa que l’esprit de Regulus était fermé, en permanence. Le jeune homme fut puni, expérience très désagréable du sortilège Doloris dont il aurait bien voulu se passer, mais il parvint à mentir. C’est une chose très rassurante de savoir que quoiqu’on puisse dire, l’interlocuteur ne sera pas en mesure de vérifier si on ment ou non. Il avait donc mentit au Lord en lui disant qu’il avait voulu ce tatouage simplement pour la symbolique, mais qu’il n’avait pas une seule seconde pu croire que les runes feraient leur effet et le rendraient, d’une certaine manière, occlumens de manière permanente. Le Seigneur des Ténèbres l’avait traité de tous les noms, et beaucoup avaient ricané, mais tous en avaient conclu la même chose : il était impossible de revenir en arrière. Peut-être était-il davantage surveillé depuis, et peut-être le Lord éprouvait-il davantage de méfiance à son égard, mais ça n’avait aucune importance : ses secrets, ses doutes et ses regrets étaient désormais protégés et n’appartenaient qu’à lui seul. Bellatrix trouvait l’idée saugrenue, Severus avait trouvé cela astucieux bien qu’il ne l’ait pas clairement exprimé. En outre, bien que futilement, il trouve ce tatouage assez esthétique : s’étendant sur sa nuque, d’une encre noire ressortant étonnamment sur sa peau diaphane. Ce tatouage le protège autant qu’il le rassure, et peu ont l’occasion de l’apercevoir tout entier puisque la plupart du temps, ses mèches sombres le recouvrent partiellement.

    - POSSESSIONS PARTICULIERES NOTOIRES : Un pub ; un chat blanc appelé Naÿ. Deux tatouages ; un pour son erreur, l'autre pour sa rédemption. A part cela, rien à quoi il soit réellement attaché.

    - EPOUVANTARD : Sirius mort, l’observant fixement sans rien montrer d’autre que du mépris et de la haine. Cet épouvantard symboliserait plusieurs choses redoutées par Regulus ; d’une part, la mort de son frère aîné. Malgré tout ce qu’il pourra dire, tout ce qu’il pourra affirmer devant témoins, il aime son frère plus qu’il ne l’avouera jamais et ne supporterait pas de le savoir mort, encore moins mort à cause de cette guerre. Savoir que Sirius aurait été tué lors d’un affrontement entre membres de l’Ordre et Mangemorts lui est intolérable, et il sait pertinemment qu’il traquerait l’assassin pour lui faire payer, qu’il soit marqué ou non. Cet épouvantard représente également la peur qu’a Regulus de perdre son frère, de n’avoir jamais l’occasion de le revoir et de ne garder que des regrets lancinants. Il ne fait certes rien pour arranger leurs relations, mais le fait de savoir qu’ils sont en vie, tous les deux, dans le même monde, a quelque chose de rassurant : les choses pourraient s’arranger s’ils s’en donnaient la peine. Mais si Sirius venait à mourir, tout ceci serait réduit à néant, et son frère n’emporterait dans la tombe que l’image de son cadet portant un masque inhumain et un tatouage hideux sur le bras. Regulus deviendrait fou si une telle chose arrivait, il ne supporterait pas l’idée d’être seul, réellement. Laisser son frère mourir sans avoir, au moins une fois, l’occasion de lui faire comprendre que malgré tout il tient à lui, cela serait insupportable. Et paradoxalement, Regulus est un Black, et par là même bien trop fier pour s’abaisser à faire une telle chose. Les effusions d’amour lui sont inconnues ; et il sait parfaitement que si Sirius a beau renier tout ce qui fait partie de sa famille, il possède exactement ce trait de caractère. Tous deux sont bien trop bornés pour admettre ce qu’ils pensent réellement.

    - PATRONUS : /

    - NOTES DE VOS BUSES :


    • Défense contre les forces du mal : E
    • Potions : A
    • Métamorphose : A
    • Sortilèges et Enchantements : O
    • Histoire de la Magie : P
    • Astronomie : A
    • Botanique : P

    • Divination : D
    • Etude de Runes : O

    - NOTES DE VOS ASPICS :


    • Défense contre les forces du mal : E
    • Potions : A
    • Métamorphose : E
    • Sortilèges et Enchantements : O
    • Etude de Runes : O



Fiche de présentation - IV. VOUS
.


    - PRENOM/PSEUDO : Emilie ; Bittersweet
    - AGE : 18 ans
    - NIVEAU DE RP : You'll judge =)
    - FREQUENCE DE CONNEXION MAXIMALE/MINIMALE : Minimale : 3/7 ; Max : 7/7
    - CELEBRITE SUR L'AVATAR : Tom Sturridge
    - AS-TU LU LE REGLEMENT ? : Yep.


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Dernière édition par Regulus A. Black le Jeu 3 Sep - 0:24, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: #. Little King lost his dreams in this war   Lun 24 Aoû - 17:29

Fiche de présentation - II. PENSINE
.


Extrait d'une fanfiction écrite par mes soins et inachevée pour le moment.



    Des centaines, des milliers de sabliers reposaient dans cette salle du Ministère de la Magie. Fasciné par ce spectacle, le jeune homme pénétra dans la pièce, laissant la porte se refermer derrière lui. On ne distinguait de lui que ses yeux, prunelles grises insondables ; le reste demeurait caché sous une longue robe noire et derrière un masque d’inhumanité. Ce n’était pas ce que le Lord voulait, lui criait une voix du fond de son crâne. Il n’avait pas été envoyé ici pour cela ; ce que le Lord désirait se trouvait dans une autre salle. Un document quelconque. Dans un bâtiment qui, d’ici quelques heures, serait rempli d’Aurors. Sous son masque, le Mangemort serra les mâchoires et raffermit sa prise sur sa baguette qui laissait échapper une lueur spectrale. Si on le découvrait ici, au Département des Mystères… il serait envoyé directement à Azkaban. Pas de procès, pas de justifications, simplement une cellule miteuse où son unique compagnie serait celle des Détraqueurs. Un frisson lui secoua l’échine ; un haut le cœur lui comprima la gorge. Il quitterait la prison que constituait l’emprise du Lord sur sa vie pour en rejoindre une autre, et il aurait bien été incapable de dire quelle perspective était la plus dérangeante. Continuer ici, ou finir là-bas. Peu importe, lui susurra sa conscience. Esclave ou prisonnier, quelle différence ? Il secoua la tête. Quelle différence ? C’était pourtant évident… L’esclave avait à accomplir des actes qui le répugnaient lorsque le prisonnier n’avait pour lui que le souvenir des actions passées. Il finirait de toute manière rongé de l’intérieur par ses propres fantômes ; être enfermé à Azkaban ne ferait qu’accélérer sa chute.

    « Arrête ça, Reg… » murmura-t-il pour lui-même. « Fais demi-tour et va chercher ce foutu document, puis ramène-le bien docilement. »

    Ce n’était pas le moment de décevoir le Lord et se trahir, pas alors qu’il était si près du but. Personne n’aurait imaginé qu’il put nourrir de si sombres desseins contre le Seigneur des Ténèbres ; personne n’aurait pensé qu’un jour, le discret et docile Regulus Black chercherait à détruire Lord Voldemort. Ce maître qu’il n’avait jamais vraiment voulu servir, ce monstre qui avait fini par dissoudre en lui toute trace d’humanité. Ce sorcier pour qui il avait dû malmener, torturer. Tuer. Il voulait le détruire, comme il l’avait détruit, lui. Car il n’était plus qu’une ombre n’aspirant qu’à se racheter. Oh, ses erreurs ne seraient jamais réparées, mais s’il pouvait ne fût-ce qu’apaiser un peu les torrents de culpabilité qui le noyaient de l’intérieur… Il mettrait tout en œuvre pour y parvenir.

    L’injonction qu’il s’était lancée, pourtant, mourut dans le silence sans être écoutée. Comment tourner les talons et sortir quand tant d’opportunités s’offraient à lui ? Tout ce sable du temps qui n’attendait qu’à se réchauffer entre ses doigts, à s’écouler contre le cristal en lui contant mille promesses de rédemption. Réparer ses erreurs… en ne les ayant jamais commises, doux espoir qui lui enserrait le cœur. Ses pas le menèrent juste devant une étagère ; il tendit la main vers l’un des Retourneurs de Temps. Ses doigts effleurèrent le bronze dans lequel le minuscule sablier était fixé. Qui s’en rendrait compte s’il… Sa lente inspiration d’appréhension demeura bloquée dans sa poitrine tandis qu’il envisageait toutes les possibilités qui se trouvaient là, à portée de sa main. Regardant autour de lui, il remarqua que d’autres Retourneurs de Temps présentaient d’autres teintes et, levant les yeux, observa une inscription en runes sur le côté de l’étagère. L’extrémité de sa baguette vint éclairer la gravure qu’il mit quelques minutes à déchiffrer.

    Heures de cuivre et minutes de bronze,
    Mois d’argent et années d’or,
    La tentation des promesses d’antan
    Devra toujours s’incliner face au présent.


    Le jeune Black ne put retenir un sourire légèrement moqueur. Jolie formulation pour un avertissement… mais pensaient-ils réellement que cela suffirait à dissuader le plus tenté des sorciers ? Revenir dans le temps, retourner dans le passé… Avoir l’opportunité tant rêvée de pouvoir modifier le cours des choses. La liste était longue, très longue pour Regulus, qui ferma un instant les yeux sous son masque. Que n’aurait-il donné pour pouvoir changer ? S’il s’était dressé contre ses parents, s’il était resté proche de son frère, s’il n’avait pas été aussi faible pour céder aux injonctions et demandes de sa mère, puis de Bellatrix… jamais il n’en serait arrivé là. Sa peau serait vierge de tout tatouage, et sa conscience n’aurait jamais eu à subir les assauts répétés et incessants de sa culpabilité. Jamais il n’aurait eu à ployer dangereusement sous le poids des vies ôtées pour une cause illusoire. La pureté du sang… non, son sang à lui ne l’était plus, pur, souillé par les meurtres et la violence. Regulus avait perdu de son éclat au contact d’un monde qui s’enfonçait dans les ténèbres. Pire encore, il y avait plongé tête la première, dans l’inconscience et la suffisance propres à la jeunesse élevée dans une tradition étriquée. La bulle de confort dans laquelle il avait vécu depuis sa naissance avait douloureusement éclaté lorsqu’on l’avait jeté dans le monde avec pour seuls repères des valeurs inculquées depuis toujours, un tatouage sur sa peau diaphane, et des ordres auxquels il ne pouvait que se soumettre.

    Le jeune homme errait entre les allées, en proie à une lutte intérieure où s’opposaient volonté et conscience. Les minuscules sabliers montés sur l’or s’étalaient sur les étagères de part et d’autre des allées, semblant l’observer. L’appeler. Un seul de ces objets soigneusement conservés au Ministère pour changer toute une vie d’erreurs, qui s’en rendrait compte ? Il savait déjà précisément la date à laquelle il reviendrait, ce jour de décembre 1977 où tout avait basculé. Alors âgé de 16 ans, il avait docilement tendu le bras vers le Seigneur des Ténèbres, qui avait apposé sa baguette sur sa peau pâle pour y tracer sa marque aux contours effroyables. Si l’occasion lui était donnée de changer cela, et elle semblait l’être dans le cas présent, il s’empêcherait d’y aller. Par il ignorait quel moyen, il se convaincrait lui-même de ne pas faire cela et refuserait se s’engager. Ce n’était pas ce côté là qu’il déciderait de servir ; ce n’était à sa famille qu’il se raccrocherait désespérément, non. La seule famille qu’il désirait, la seule personne qu’il voulait accompagner aveuglément sans se soucier des risques, c’était Sirius, et s’il le pouvait un jour, il irait le rejoindre. Sirius. Une erreur qu’il aurait aimé ne jamais commettre, et encore moins avoir à réparer.

    « Pose ta baguette et tourne-toi. »

    Il fit brusquement volte-face, le cœur au bord des lèvres, et crut que le sol se dérobait sous ses pieds lorsqu’il reconnut, pointant sans ciller sa baguette sur lui, Sirius. En croisant son regard, son aîné eût l’air de s’être pris un sortilège de plein fouet, et quelque chose lui disait qu’il devait faire à peu près la même tête. Son cœur cognait tellement fort dans sa poitrine qu’il avait l’impression qu’il allait s’en échapper. Pris, pris en flagrant délit… et pourtant, Regulus n’avait pas peur d’être envoyé à Azkaban, ni ne craignait d’être puni par le Lord s’il revenait bredouille. Il était simplement terrorisé à l’idée d’être confronté à son frère. Passée la surprise, Sirius sembla reprendre ses esprits et répéta avec hargne :

    « Pose ta baguette. »
    « Sinon quoi ? » s’entendit-il répondre.
    « Expelliarmus ! »

    Impuissant, il vit avec horreur sa baguette atterrir entre les doigts de Sirius et recula d’un pas. Un sourire cruel déforma les traits de l’Auror.

    « Tu fais un piètre Mangemort, si facile à désarmer… remarque, tu n’as jamais été très doué. » Il encaissa le coup sans rien dire, habitué à être ainsi rabaissé par son aîné. « Je pensais pourtant que Voldemort t’apprendrait deux ou trois trucs utiles pour te défendre… à moins que la priorité soit de vous montrer comment tuer ? »
    « Tais-toi. » Ces paroles-là réveillaient en lui une rage sourde et irrationnelle.
    « Quoi, ce n’est pas la vérité ? C’est tout ce que vous faites, non ? Tuer, tuer encore.. »
    « TAIS-TOI ! »

    A nu, sans masque ni baguette, animé par une colère qui étourdissait ses sens, Regulus se jeta sur son frère. Sirius fut trop surpris par cette réaction inattendue pour avoir le temps de lever sa baguette, et le poing de son cadet s’enfonça dans son ventre, expulsant violemment l’air de ses poumons. Il voulait lui faire ravaler ses mots, lui faire regretter ses paroles, lui faire mal autant que ça lui faisait mal, à lui, de savoir qu’il avait pourtant raison. Des machines à tuer, ils n’étaient que ça, ils ne valaient pas mieux que ça. Son poignet se retrouva emprisonné dans la poigne de fer de l’ancien Gryffondor, qui tira violemment pour le déséquilibrer. Emporté par l’élan, Regulus s’étala au sol, tremblant de rage, et Sirius fut sur lui la seconde d’après. Le poing s’écrasant sur son visage lui fit voir des chandelles plus luminescentes encore que celles du plafond de la Grande Salle de Poudlard, et un son rauque s’échappa de sa gorge, à mi-chemin entre gémissement et grondement. Ce n’était plus l’Auror contre le criminel ; ce n’était plus le membre de l’Ordre du Phénix contre le Mangemort. Frère contre frère, toutes les rancunes et rancœurs passées remontaient en chacun d’eux, alimentant leur haine et rouvrant les blessures cachées. Le sang s’écoulait sur le visage de Regulus, lui brouillant la vue, et la respiration erratique de Sirius étouffait les paroles venimeuses qu’il crachait au visage de son cadet.

    « Qu’est ce que tu fous là, hein ? Venu chercher un Retourneur de Temps pour ton Maître ? Ça lui plairait bien de revenir dans le passé ! Encore plus d’actions à accomplir… de meurtres à commettre… » Incapable de riposter ou de se soustraire à ce flot de haine qui se déversait sur lui, Regulus tentait de protéger son visage avec ses mains. « Et peut-être que tu voulais en prendre un pour toi aussi ? Le minable petit Reg aurait enfin eu de quoi se vanter… »
    « Arrête ! Arrête ça ! »
    « Qu’est ce que tu changerais, Reg ? Tu t’engagerais plus tôt ? Tu convaincrais les parents de me chasser dès le début pour être le fils prodigue ? Que ferais-tu, petit frère ? »
    « Tu ne sais RIEN ! »

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Dernière édition par Regulus A. Black le Mar 25 Aoû - 2:53, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: #. Little King lost his dreams in this war   Lun 24 Aoû - 17:49

    Heurté par le ton de ces paroles, Sirius retint son poing, et Regulus le repoussa avec toute la force qu’il lui restait, se dégageant de son emprise. Son aîné tomba en arrière, assis sur la pierre froide. D’un revers de manche, le jeune Black essuya le sang qui coulait de son arcade fendue et se redressa.

    « Tu n’en as rien à faire, ça ne t’a jamais intéressé ! » Il avait le souffle court, mais les mots sortaient en un flot indomptable, tant hargneux que désespéré. « Tout ce qui ne te concerne pas, toi, ou tes amis, ça n’a jamais eu d’importance… Alors ne viens pas me dire que tu aimerais savoir, et surtout, ne viens pas prétendre que tu en as une idée. Jamais ! »

    Le silence s’étira entre eux, irréel. Ramassant sa baguette que Sirius ne chercha même pas à récupérer, Regulus lança silencieusement un sortilège pour que le sang cessât de couler sur son visage. La colère ne le quittait pas ; pis encore, il s’efforçait de maîtriser les tremblements de rage qui lui secouaient le corps, serrant compulsivement les poings et inspirant profondément. Puis, à nouveau, la voix de son aîné s’éleva dans la salle du Temps.

    « Je ne sais peut-être pas ce que tu ferais, mais je sais ce que tu ne ferais pas. »

    Pour toute réponse, Regulus émit un reniflement sarcastique. Il en doutait, et ne daigna pas accorder un regard à Sirius. Il ne l’avait jamais compris. Non, pire, il n’avait jamais cherché à le comprendre, et Merlin ne l’avait certainement pas illuminé de son intelligence ces dernières années, preuve en était le plaisir qu’il prenait à le tourmenter encore. Alors, non, il ne savait probablement pas.

    « Tu ne changerais pas. »

    Ces mots lui firent l’effet d’une douche glacée, et il fit brusquement volte-face, fixant Sirius avec une fureur non contenue. N’importe quoi, il aurait pu encaisser n’importe quoi, mais pas ça. Cela avait beau confirmer que Sirius ne le connaissait vraiment pas, cela le mettait également hors de lui. Il n’avait pas le droit de dire ça ! Il n’avait aucune idée de ce qu’il pensait, de ce qu’il éprouvait. De ce qu’il vivait, jour après jour, des sacrifices qu’il était prêt à faire pour avoir l’occasion d’y changer quelque chose. Ignorance totale dont Regulus n’était pas certain de vouloir le sortir. Qu’est ce que cela changerait ? Son frère était littéralement englué dans la certitude qu’il avait raison, qu’il savait tout. Il était convaincu que son Mangemort de petit frère aimait ce qu’il faisait, et n’en démordrait pas. C’était autant douloureux que révoltant.

    « C’est vrai, » articula-t-il lentement, sans pouvoir se détacher de cette impression de cendre dans la bouche. « Je ne changerais pas, parce que je suis moi, et quels que puissent être mes bonheurs et mes regrets, ils m’appartiennent et ne justifient pas que je devienne quelqu’un d’autre. »
    « Tu crois que de belles paroles suffisent, Reg ? Que ça justifie tout ? » lança Sirius avec mépris. Il l’ignora.
    « Ce n’est pas mon caractère qui te pose problème, » continua-t-il comme s’il n’avait pas été interrompu, « ce sont mes choix. La manière dont j’ai décidé d’agir, ce que j’ai choisi d’être. »
    « Quelle différence ? C’est par tes choix que tu affirmes qui tu es, ou ce que tu veux. »
    « Faux. » Regulus se détourna, reportant son attention sur le bassin. Il laissa ses doigts courir sur le bord de celui-ci, frissonnant légèrement au contact du marbre froid. Sirius demeurait derrière lui, sans comprendre où il voulait en venir. « C’est par tes choix que tu affirmes ce que tu veux être pour les autres, la manière dont tu veux qu’ils te regardent. »
    « Là encore, quelle différence ? » Au son de sa voix, il percevait que cette conversation agaçait son frère.
    « J’ai choisi d’être détestable à tes yeux parce que c’était plus facile et que toi aussi tu avais envie de pouvoir me haïr. Tu crois que c’est vraiment ce que je suis ? Que c’est ce que j’ai envie d’être ? » Pour toute réponse, le silence. Il hocha la tête pour lui-même ; il n’en attendait pas plus. Se tournant de nouveau vers Sirius, il haussa les épaules, un sourire moqueur apposé sur les lèvres. « Tout n’est qu’une question de point de vue, grand frère. »
    « T’as toujours été bon qu’à ça, te trouver des excuses, » cracha l’Auror avec colère.
    « Et toi, la seule chose que tu as jamais su faire, c’est tourner le dos à ceux qui ne te suivaient pas aveuglément. J’ai très certainement des torts, mais je n’en ai pas l’apanage, » répliqua froidement le jeune Black.

    Sirius le fixait avec un mélange de colère et de mépris ; il le laissa faire, immobile sous le regard de son frère. Ça n’avait pas d’importance, la manière dont il l’observait ou ce qu’il pensait de lui. Ou du moins, il aurait aimé pouvoir se persuader que c’était le cas ; mais à défaut de ne plus en être blessé et révolté, il ne pouvait que s’appliquer à l’ignorer. C’était bien l’une des seules choses qu’ils détestaient communément, être ignoré, et il espérait mesquinement que cela le mettrait hors de lui, que ça l’atteindrait d’une manière ou d’une autre.

    « Tu vois, » explosa Sirius, « c’est ça le problème avec toi ! Jamais entièrement ta faute, jamais entièrement ta volonté, jamais entièrement ton choix… Y’a-t-il quelque chose que tu aies jamais fait par toi-même ? Ou bien es-tu toujours aussi incapable de t’affirmer ? »
    « Comme si mon opinion comptait ! » rétorqua Regulus avec rage. « Comme si on m’avait jamais demandé mon avis ! »
    « Alors il fallait les forcer à t’écouter au lieu de courber l’échine ! Tu es faible, tu l’as toujours été. » Entre ses lèvres, ce mot sonnait comme la pire des insultes. Cela ne fit qu’attiser la colère du cadet.
    « Les ? Les forcer à m’écouter ? » Il éclata d’un rire sec, secoua la tête. Eut un sourire froidement méprisant à l’égard de son frère avant de siffler : « Tu oses prétendre ne pas en être, Sirius ? Tu es comme eux ! » L’Auror eut véritablement l’air choqué par ces paroles ; il enchaîna aussitôt : « A partir du moment où tu as fait un choix, tout ce qu’on peut te dire ne compte pas, parce qu’il n’y a que toi, tes amis, ta foutue fierté, ta légendaire rébellion ! Ça a toujours été tellement jouissif pour toi d’aller à contre courant que tu ne t’es jamais soucié de ceux qui gravitaient autour de toi et qui pouvaient souffrir de tes décisions et de leurs conséquences ! » Il tremblait de rage sous le regard abasourdi de son frère, serrait les mâchoires mais continuait néanmoins de parler parce que les mots ne demandaient qu’à sortir, enfin. « Je t’ai donné mon avis, je t’ai dit ce que je voulais vraiment, mais tu as fait comme eux, tu m’as regardé avec l’air de te dire que ce n’étaient que des jérémiades, que je reviendrais à la raison, que j’étais trop jeune pour comprendre, et tu n’as rien fait d’autre que ce que tu voulais. Et tu es parti. »

    Il n’avait pas parlé d’abandon mais la notion s’étirait entre eux, douloureuse et pénible. Parce que c’était toujours ainsi qu’il l’avait ressenti ; en quittant le Square Grimmaurd, Sirius l’avait abandonné, et rien de ce que Regulus avait pu faire par la suite n’était parvenu à apaiser ce sentiment. Il l’avait haï, il l’avait méprisé, il avait constamment cherché à attiser sa colère et s’était opposé à lui aussi souvent qu’il l’avait pu, mais ça n’avait rien changé. Plus que la haine, c’était le désespoir qui avait dicté sa conduite odieuse, parce que si son aîné ne voulait pas de lui, alors il fallait lui montrer que la réciproque était vraie. Mensonge dans lequel ils s’étaient enfermés, tous les deux, depuis des années.

    « C’est pas vrai, » lâcha Sirius d’une voix rauque. « Si tu me l’avais demandé, j’aurais… »
    « Arrête ! »

    Il se réveilla en sursaut, trempé de sueur et le souffle court. Par les Quatre fondateurs. Un rêve. Ça n'avait été qu'un rêve. Tremblant, il tendit le bras pour attraper la carafe posée sur sa table de chevet, et ne prit même pas la peine de se munir du verre qui l'accompagnait pour la vider d'une traite. Ça avait été tellement prenant. Tellement... vrai. Effroi qui lui comprimait le cœur comme dans un étau. Sirius. Pourquoi en avait-il rêvé ? Après tout ce temps. Après toutes ces années à se haïr. Ces mots, cette conversation, il y avait pensé des heures durant, quand les regrets et l'angoisse se faisaient trop oppressants. Mais c'était trop tard, sûrement. Il ne pourrait pas retourner voir son frère, jamais. Ça n'avait été qu'un rêve.

    Sur son avant bras, la douleur explosa.


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