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 Conscience et indifférence [Maïwenn]

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Ven 12 Sep - 16:18

[Désolé, c'est pas extraordinaire, mais les premiers posts...... -_-'', je ferai mieux après, promis]

Un reste d’éclat vert achevait de disparaître de sa rétine où il s’était imprimé un peu plus tôt. Le résidu lumineux perdait peu à peu la forme du serpent et de la tête de mort qui caractérisait la Marque jetée au-dessus du lieu où leur victime s’était dissimulée dans l’espoir de leur échapper. Ce qui s’était finalement révélé vain malgré les soins qui avaient été pris par Bletchley pour se fondre dans ce petit village Moldu de la campagne du Sussex. Il n’avait pas lésiné sur les sorts de protection autour de sa maison, excentrée du centre des habitations, c’était certain et avait même pris la peine de prendre l’identité d’un retraité auparavant bien connu de certains des habitants. Le polynectar prouvait toujours son utilité décidément. Mais c’était aussi vrai pour les Mangemorts qui avaient su se faire passer pour les voisins ayant pris l’habitude d’apporter régulièrement à Bletchley la nourriture qu’il n’osait pas aller acheter lui-même, faute de connaître le mode de fonctionnement de l’argent Moldu et craignant d’attirer ainsi l’attention.

En revanche ils n’avaient pas prévu la présence d’une jeune femme persuadée que Bletchley était son grand-père, bien que ceci se soit révélé une bonne chose en fin de compte. Ah il se rappellerait longtemps de l’expression qu’avait eu ce déserteur lorsqu’il avait compris, et ce regard qu’il avait jeté à la fenêtre où le soleil était encore bien présent. Effectivement, il n’était pas habituel d’agir en plein jour, même en fin d’après-midi, mais quoi de mieux justement pour endormir la méfiance et user de leurs apparences « empruntées » ? Le pauvre imbécile avait encore perdu du temps en jetant un regard éperdu à celle qu’il prétendait être sa petite fille et lorsqu’il avait enfin retrouvé assez de bon sens pour lever sa baguette ce ne fut que pour la perdre immédiatement. La suite commençait à avoir un goût de routine pour Lestrange. Douleur et mort. Fallait-il être stupide ?! Bletchley avait commis l’erreur de s’attacher pour de bon à la petite Moldue, comme pour leur donner la meilleure arme qui soit pour le forcer à leur raconter tout ce qu’ils désiraient entendre. Une erreur de plus, comme d’avoir cru qu’après s’être rapproché du cercle des partisans de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et leur avoir rendu quelques menus services il pourrait changer brusquement d’avis, livrer aux mauvaises personnes le peu d’informations qu’il avait eu le temps de trahir et s’enfuir.

Désormais revenus dans le Cheshire, les lumières de Cardiff étant visibles au loin, les effets du polynectar disparaissaient tandis que le soleil continuait sa rapide descente vespérale. Alors qu’il perdait quelques centimètres et de l’embonpoint, les cheveux de la jeune sorcière à ses côtés regagnaient leur éclat roux. Une après-midi et aucune trace laissée derrière eux pour quelque enquête qui pourrait être menée à part que le meurtre avait été l’œuvre de Mangemorts. Si tant était même qu’on devait un jour les soupçonner, ils auraient l’alibi offert par la famille Lestrange dans la demeure desquels ils étaient supposés avoir passé la journée. Demeure non loin de laquelle ils avaient transplané. Le manoir prenait déjà une apparence ombrageuse comme la luminosité ambiante baissait.

Rodolphus s’étira comme pour se débarrasser des dernières traces du Moldu dont il avait du prendre l’apparence, observant du coin de l’œil la sorcière à ses côtés. Certes il s’était pris à apprécier de plus en plus la rouquine, autant que faire se pouvait pour le peu qu’il la connaissait naturellement. Mais c’était la première fois qu’ils « travaillaient » ensemble et il réservait une opinion plus pointue pour plus tard. Pour le moment il entama la montée de la route qui menait au manoir. Désormais Lestrange nageait dans des vêtements coupés pour un homme nettement plus corpulent qu’il l’était et comme si les évènements de la journée n’étaient pas plus extraordinaires que de passer son temps dans un bureau, il ne rêvait déjà plus que de se changer.
Alors qu’il mettait machinalement les mains dans ses poches après avoir passé sa baguette à sa ceinture resserrée, il se rendit compte de la présence d’un petit objet qu’il avait quasiment oublié. Celui-ci avait l’apparence d’un tout petit coq supposé être la décoration de la boîte aux lettres de Betchley. En vérité l’objet agissait un peu la manière d’un Scrutoscope, indiquant la présence de personnes mal intentionnées passant une certaine limite d’un domaine. Ils avaient du neutraliser l’objet, mais il était réutilisable.


- Tiens. Ça peut toujours servir.

Sa main se tendit vers Maïwenn pour lui donner l’objet. Et comme une bourrasque de vent glacée se levait brutalement :

- Ah… Un Whisky Pur Feu ne serait vraiment pas de refus. Tu vas bien rester au moins le temps de te réchauffer ?...., fit-il en indiquant d’un sec coup de menton la bâtisse vers laquelle il se dirigeait.

Oui décidément, les évènements ne semblaient pas avoir eu la moindre prise sur Rodolphus, le fin sourire qu’il avait aux lèvres le prouvait assez.

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Maïwenn Katellig
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Ven 12 Sep - 17:55

[court ???!!! Mais pas du tout c'est même très bien Smile ]

    Comme perdue au milieu d'un champ de bataille, une demoiselle blonde, les cheveux coupés dans un carré court et qui ne semblait pas avoir plus de treize ans, avait les yeux levés vers le ciel et regardait avidement la marque des ténèbres qui se reflétaient dans ses pupilles couleur nuit. Au bout de quelques minutes, un léger sourire un peu fou vint éclairer son visage aux allures angéliques puis un petit rire amusé se fit entendre avant qu'elle ne baisse les yeux pour mesurer l'étendue des dégâts. Il était vrai qu'il leur avait fallu un peu de temps pour trouver l'endroit exact, mais les mangemorts n'étaient pas réputés pour abandonner leurs futurs victimes avant d'avoir accompli leur assassinat. Il était toujours préférable d'effectuer les missions que le maitre leur confiait. Revenir au repère avec un échec signifiait souffrir sans fin... Et ça, même Maïwenn le savait, elle l'avait vécu suffisamment de fois pour ne pas risquer de subir de nouveau le courroux de son maitre. Les mangemorts avaient donc pris soin de bien repérer leur victime désignée puis ils s'étaient infiltrés dans sa vie comme le venin de Nagini dans les veines de ses précédents repas.

    Seulement, aujourd'hui était le jour J et les deux mangemorts n'avaient pas réellement perdu de temps. Après tout, pourquoi prendre des gants ? Pourquoi s'embêter avec un abruti pas capable de connaitre ses priorités ? Il était encore un peu tôt pour accomplir leurs méfaits, mais entre nous, la jeune adolescente s'en fichait pas mal. Alors qu'elle continuait à regarder le village comme si elle voulait le garder en mémoire, mais qu'elle ne le voyait pas, la jeune adolescente qui flottait littéralement dans sa robe d'été disparue pour se retrouver à un tout autre endroit, quelques minutes plus tard, sembla pousser comme une plante à vitesse grand V pendant que les courts cheveux blonds étaient remplacés par une longue crinière rousse. Maïwenn tourna ses yeux bleus vert pour les poser sur la silhouette imposante du manoir qui se trouvait devant elle. Elle n'avait pas pour habitude de se rendre chez les autres mangemorts sans une occasion spéciale, mais ils avaient accompli leur tâche un peu trop tôt et les deux sorciers étaient sensés avoir officiellement passé leur journée ici, dans le manoir Lestrange.

    Maïwenn ajusta les plis de sa robe moldu qui maintenant la serrait un peu trop puis passa ses mains dans ses cheveux histoire qu'ils aient l'air un peu plus coiffés. Elle senti un regard sur elle et tourna les yeux vers Rodolphus occupé à s'étirer comme s'il était des plus heureux de retrouver les véritables proportions de son corps. Cela amusa la demoiselle, allez savoir pourquoi et elle sourit légèrement avec une pointe de sarcasme dans les yeux. Elle ne connaissait que peut le mangemort, naturellement, ils s'étaient croisés plusieurs fois, mais leurs discutions n'avaient jamais été bien loin et elle n'avait encore jamais ''travailler'' avec lui.


    « Tiens. Ça peut toujours servir. »

    Maïwenn leva un regard interrogateur vers l'ainé Lestrange avant de se rendre compte qu'il lui tendait un petit objet. Elle tendit sa main à son tour et attrapa la figurine avant de l'examiner. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaitre le coq de la boite aux lettres et elle eu un petit sourire.

    - Servir ?! A qui ? Moi ?! Qui sait, peut-être...

    Elle avait un ton quelque peu énigmatique et davantage pensif lorsqu'un coup de vent plus furieux que les précédents la fit frissonner. Elle leva cependant un visage le plus impassible possible vers Rodolphus qui ne devait cependant pas être dupe.

    « Ah... Un Whisky Pur Feu ne serait vraiment pas de refus. Tu vas bien rester au moins le temps de te réchauffer ?.... »

    Le visage de May suivi le même mouvement que celui du brun et elle sourit.


    - Comment refuser une telle invitation. J'ai toujours adoré les feus de cheminée... Il parait que je suis comme un papillon de nuit attiré par la lumière dans ces cas-là... Peut-être qu'un jour j'oserais y mettre la main... Juste pour voir.

    Maïwenn s'habituait de plus en plus à entendre ce genre de remarques totalement déphasées et franchement curieuses pourtant. Elle pensait à voix haute et comme la folie qui accompagnait son adrénaline n'était pas encore parti, ça l'étonnait encore moins. Elle n'y réfléchit donc pas en suivant son ''collègue'' vers la maison.

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Sam 13 Sep - 16:50

[Merci, je ne voulais pas dire court, mais plutôt inintéressant, j'ai un peu l'impression que ça ne laisse aucune marge de rebondissement, mais ça devrait s'améliorer, le temps que je me familiarise avec le personnage ^^]


A la déclaration de Maïwenn sur les feux de cheminée, Rodolphus lui jeta un coup d'œil amusé. Ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait faire ce genre de réflexions décalées et inhabituelles. Et il devait avouer que c'était une des raisons pour lesquelles il l'appréciait. Loin de mépriser l'originalité ou à plus forte raison ce qu'il ne comprenait pas, le sorcier y trouvait même un certain charme. De toute manière tout le dédain et le venin dont il fut capable étaient déjà bien trop pris pour d'autres types de personnes. Bien entendu on pouvait être fou et médiocre en même temps, on pouvait même en plus être d'extraction Moldue pour arranger les choses, mais puisque de toute évidence May ne correspondait pas aux deux dernières qualifications... Quant à la première, Lestrange ignorait si la jeune sorcière l'était ou non, mais ne s'était jamais vraiment posé la question non plus.

- Ah ? Dois-je comprendre que tu n'as jamais essayé ? Il est toujours temps d'y remédier si l'envie t'en prend.

Il y avait bien une touche d'ironie dans le ton qu'il utilisa, mais à sa décharge cette note un peu moqueuse, un peu acide, un peu mordante se retrouvait presque dans toutes ses phrases. C'était sa manière de parler, et il ne la corrigeait que lorsque la situation l'exigeait ou ne s'y prêtait guère. Quiconque le connaissant aurait su qu'en cet instant il ne pensait pas à mal, que ce n'était qu'une plaisanterie légère car aucun accent mauvais ne modulait la voix.

Un papillon de nuit avait-elle dit ?... C'était vrai que ces bestioles paraissaient bien naïves face à la lumière. Pourtant il se rappelait la manière dont les gens les voyaient en Afrique lorsque sa famille y avait passé un été. Sitôt que l'un de ces lépidoptères voletait autour d'eux à la nuit tombante, il y avait toujours une main pour les saisir vivement entre deux doigts avant de les faire brûler rapidement. Après quoi la personne en question veillait à se nettoyer les mains au plus vite. Trop petites bêtes pour que l'on puisse les viser correctement avec une baguette, mises à part les vieilles mamas pleines d'entraînement. Pourquoi ? C'était la question qu'il s'était posé naturellement, cela ne le dérangeait pas de voir des insectes se faire tuer, papillon ou pas, mais le systématisme était intrigant. Le garçon avait alors appris que les ailes de ces insectes sécrétaient un méchant poison qui s'infiltrait dans la nourriture et l'eau au-dessus desquelles ils volaient et après un temps d'action plus ou moins long, il agissait puissamment parfois sans qu'on ne puisse rien faire quand il s'agissait d'enfants ou de vieillards.
Un papillon de nuit.... Une mignonne apparence, une fausse naïveté, un vrai danger. Cela allait bien à la jeune sorcière.

Comme ils arrivaient à la hauteur de la porte du manoir après avoir passé les grilles du parc, Rodolphus reprit sa baguette en main pour en tapoter la porte. Tout juste si l'on entendit quelque déclic tant la "machine était bien huilée". Mais quand les grandes plates de chêne travaillé s'ouvrirent sur l'intérieur une bouffée de chaleur s'en échappa, chassant déjà les effets du vent hivernal qui secouait les branches nues des arbres du parc. Il n'y avait pas le moindre nuage dans un ciel pur mais déjà assombri. Le jeune homme invita la sorcière à entrer.

Dès que la porte fut refermée un elfe de maison, presque chauve, plongea en une révérence profonde face aux nouveaux venus avant de les inviter d'une voix rauque à le suivre dans l'un des salons de la demeure. La décoration traduisait la richesse et les sympathies des Lestranges, cependant on n'aurait plus rien pu y trouver qui fusse illégal. Tout objet empreint de sombre magie avait déjà été dissimulé longtemps auparavant mais depuis une récente perquisition menée en raison d'informations venant d'une source anonyme – Meredith Lestrange en avait profité pour faire passer ces faits pour un scandale honteux, une calomnie, une attaque contre les nobles familles – on n'aurait même pas pu trouver un livre qui traita un peu de magie noire dans la grande bibliothèque familiale. A moins de connaître les secrets de la maison naturellement.

La salle dans laquelle ils pénétrèrent était relativement petite mais le feu ronflant dans la cheminée ainsi que les tons de la marqueterie ou des tissus réchauffaient l'atmosphère. Elle ressemblait quelque peu à une salle de lecture avec ses petites bibliothèques et son pupitre. Sur les deux fauteuils de part et d'autre d'une petite table sur laquelle reposait plume, encre et parchemin, parfaitement pliés et repassés les attendaient leurs vêtements de sorciers. En une formule et quelques gestes secs vers lui-même et les habits qui lui étaient destinés, Rodolphus se trouva de nouveau habillé comme à son habitude, ce jour dans de sombre tons bruns et verts. L'accoutrement Moldu transposé sur le dossier du siège se retrouva rapidement à brûler joyeusement dans l'âtre. Quelques mots écrits sur le parchemin plus tard, le sorcier tendait le pli vers son elfe de maison.


- Délivre-ça à qui tu sais. Et veille à ce que nous soyons servis rapidement.

Rodolphus leva un sourcil interrogateur en direction de Maïwenn, attendant de l'entendre spécifier ce qu'elle désirait boire ou manger pour signifier son congé à l'elfe qu'il traitait un peu à la manière dont on traite un bon serviteur, un peu à la façon dont on considère un animal de compagnie très apprécié. Quant à la lettre, comme il se doutait que la jeune sorcière le savait parfaitement, elle ne recelait rien d'anormal, si ce n'était que son contenu apparemment anodin était adressé à un autre Mangemort et équivalait à l'assurance qu'ils avaient bel et bien rempli leur mission et que le Maître pouvait en être averti.

Alors seulement il s'assit dans le fauteuil le plus proche de la grande fenêtre qui donnait sur le crépuscule.


- Je ne pensais pas que ce serait si facile, laissa-t-il échapper d'un air presque songeur.

Puis le sourire léger revenant ses yeux revinrent sur sa jeune "coéquipière", lâchant un compliment qui se trouvait être exceptionnellement sincère :


- Mais ça ne l'aurait pas été avec d'autres, je suppose. Si jeune et pourtant... Tu n'as jamais songé à obtenir un poste plus important après tes études ou bien de te lancer dans un commerce quelconque ?

Cela pouvait paraître surprenant venant de quelqu'un qui n'avait pour ce genre de choses, jamais eu la moindre ambition. Mais ce n'était qu'une expression de la franche curiosité dont il pouvait faire preuve parfois en compagnie de qui il trouvait réellement intéressant.

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Maïwenn Katellig
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Sam 13 Sep - 21:22

    « Ah ? Dois-je comprendre que tu n'as jamais essayé ? Il est toujours temps d'y remédier si l'envie t'en prend. »

    A la question la jeune femme répondit par un signe de tête affirmatif. Effectivement, elle n'avait jamais essayé. Lorsqu'il termina sa phrase que n'importe qui d'autre aurait pris pour une menace. La jeune femme la compris comme la plaisanterie qu'elle était. Certain mangemorts avaient un humour morbide et étrange a souhait et la demoiselle s'y était fait depuis longtemps. Elle se contenta donc de rire à la remarque de Rodolphus.

    Sur ces entre faits, elle le suivit à travers le jardin en essayant de faire abstraction du vent qui lui fouettait la peau. Elle avait enduré bien pire, ce n'était tout de même pas le vent qui allait la faire plier. Ils arrivèrent bientôt devant l’imposante porte du manoir et la demoiselle regarda vaguement son collègue prendre sa baguette pour ouvrir la porte. Elle n’y fit pas plus attention que ça, c’était courant chez les mangemorts. Ils étaient prudents et le plus souvent parano. Lorsque les portes s’ouvrirent, les deux mangemorts se prirent une bouffée de chaleur bienvenue à travers tout ce froid.

    Rodolphus la fit entrer et un elfe de maison les accueilli et les conduisit dans une espèce de salon de lecture plutôt agréable. La demoiselle observa la cheminée avec un air ironique puis posa les yeux sur les livres les plus proches. Elle avait été au courant du scandale de la mère de Rodolphus lorsqu’ils avaient été perquisitionné, la demoiselle elle aussi de sang pur avait naturellement entendu parler de l’histoire. Elle savait donc qu’elle ne trouverait aucun ouvrage de magie noir ou objet de contrefaçon à la vue de tout le monde.


    La jeune femme s'en désintéressa rapidement pour voir que Rodolphus avait quitté ses vêtements moldus trop larges pour revêtir des vêtements plus à sa taille et de mode sorcière. La jeune femme repéra également ses propres vêtements sur le dossier d'une chaise et un coup de baguette plus tard, elle se trouvait vêtue d'une tenue sombre et élégante, taillée sur mesure comme il était de coutume chez les sang pur. Une autre façon de montrer sa fortune et son appartenance à ce que l'on appelait la haute société. Elle imita Rodolphus et jeta la robe d'été au feu avant de la regarder bruler à une vitesse impressionnante.

    « Délivre-ça à qui tu sais. Et veille à ce que nous soyons servis rapidement. »

    Maïwenn arracha difficilement son regard des flammes pour le tourner vers Rodolphus qui lui jetait un regard interrogateur. La demoiselle aperçu le parchemin dans les mains de l’elfe qui attendait surement sa réponse connaissant déjà celle de son maitre par une habitude flagrante. Elle savait où irait ce parchemin mais elle n’en fit pas de cas, si elle avait été chez elle, elle aurait aussi immédiatement prévenu leur maitre.

    - Whisky pur feu.

    « Je ne pensais pas que ce serait si facile »

    Maïwenn tourna de nouveau les yeux vers Rodolphus à présent assis dans un fauteuil et qui semblait la fixer avec attention. Elle se tue un instant avant de répondre sur le ton de la conversation, comme s’ils parlaient de la pluie et du beau temps.

    - Malheureusement, les missions les plus faciles sont aussi souvent les plus ennuyeuses…

    Elle ne disait pas qu’elle trouvait Rodolphus ennuyeux, loin de là, elle disait simplement qu’il y avait forcément moins d’action. Mais d’un autre côté, ils étaient vite débarrassé comme ça.

    « Mais ça ne l'aurait pas été avec d'autres, je suppose. Si jeune et pourtant... Tu n'as jamais songé à obtenir un poste plus important après tes études ou bien de te lancer dans un commerce quelconque ? »

    Maïwenn sourit au compliment du mangemorts, elle savait qu’il n’en n’était pas particulièrement généreux, surtout lorsqu’ils étaient vrais. Elle fut cependant surprise par la remarque. Tout le monde la trouvait trop jeune pour être mangemorts, ou peut-être pour être si douée, dévouée, allez savoir. Il lui demandait si elle n’avait pas songer a avoir un métier. En voila une question curieuse, n’était-il pas au courant ?! Elle répondit cependant avec un voix des plus calmes et banales.

    - Un métier ? Qui voudrait engager une folle ?! N’avez-vous donc jamais entendu parler de mon attitude bizarre et changeante comme les sautes d’humeur du maitre ?! Je serais incapable de rester concentrée sur quoi que ce soit et ce pendant plusieurs heures. Et oui, tout le monde a ses défauts…

    Elle sourit légèrement, avec toujours cette pointe sarcastique puis elle lui retourna sa question.

    - Et vous ? Pourquoi ne pas avoir chercher a monter plus haut ? Je ne dénigre pas votre métier, loin de là. Mais il y a plus élevé, un peut comme Lucius Malefoy qui a infiltrer le ministère… Peut-être que tout pouvoir n’est pas bon a avoir, après tout, le maitre doit en demander d’avantage à Malefoy… Vous ne pensez pas ?

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Dim 14 Sep - 17:31

Un sourire amusé marqua les traits du Mangemort alors que Maïwenn faisait mention de sa folie. Bien entendu qu'il en avait entendu parler, et de toute manière, il était difficile de ne pas faire cas d'une attitude pour le moins étrange par moment. Mais à ses yeux, ce n'était ni une tare, ni une raison pour ne pas trouver de quoi s'employer : le monde sorcier regorgeait d'originaux, hurluberlus ou autres fous. Cela n'avait pas empêché nombre d'entre eux de trouver des rétributions contre les dons dont ils faisaient preuve parallèlement, qu'il s'agisse d'activités légales ou non d'ailleurs. Certains arrivaient même à s'attirer du respect en sus de la crainte ou du scepticisme qu'ils pouvaient provoquer. Pourtant puisqu'elle semblait en parler comme d'une évidence, Rodolphus se garda d'insister.

Quant à la suite... L'air de rien, cela faisait beaucoup de questions d'un seul coup. Aussi prit-il un court instant pour se donner le temps de formuler clairement sa pensée à ce sujet :

- Je ne recherche pas les hauteurs. Ce n'est pas là que je trouve le plus mon compte. Je peux m'amuser à faire semblant, mais passer mon temps à prétendre adhérer aux idées des...

Un faux soupir d'agacement s'échappa.

- Les choses changeront peut-être le jour où nos objectifs seront atteints pour la plupart et que cette comédie ne sera plus nécessaire.

Il n'était pas improbable que beaucoup aurait pensé que Rodolphus n'était pas tout à fait sain d'esprit lui-même. Mais était-ce de son fait si ce en quoi il excellait, si ses centres d'intérêts correspondaient précisément avec ce qu'il y avait de plus réprouvé par les lois du monde sorcier ? Ou si ses idéaux étaient à l'opposé des lignes majoritaires du Ministère ou des adorateurs de Dumbledore, s'ils ne faisaient preuve d'aucune mansuétude pour les inférieurs ?

L'elfe était de retour, son silence et son sourire laissant entendre qu'il avait accompli sa mission aussi bien qu'il le pouvait, mais ne resta que le temps de leur tendre deux verres amplis d'une boisson ambrée et de déposer une bouteille remplie du même liquide. Un journal les accompagnait. Tandis qu'il s'en saisissait le sorcier constata que la première page était presque noyée sous une large photo du hall du Ministère rutilant du sol au plafond : une équipe ministérielle s'y affichait en souriant face à l'objectif, comme pour donner raison aux statues dorées célébrant la paix, l'égalité et le bonheur des peuples magiques qu'on apercevait à l'arrière plan. Sur cette une, pas une seule mention d'une quelconque disparition, de la découverte d'un cadavre ou d'un évènement inhabituel. Peut-être en trouverait-on quelques détails épars plus avant dans le journal, mais de toute évidence, le désir du Ministère de veiller au moral des sorciers avait été respecté par les journalistes de la Gazette.


- Donc... Il semblerait que l'évènement le plus important de la journée soit la préparation du bal de la St-Sylvestre. Serait-ce que le Ministère pense que les disparus étaient des gens sans importance ? Quel manque tact de leur part...

Le ton était désormais ouvertement moqueur. Il avait reçu sa propre invitation la veille avec la même surprise qui avait du prendre chaque Mangemort ou membre de l'Ordre du Phénix, ou même toute personne assez sensée pour se douter de ce qui était en train de se produire. Tenant toujours son verre à la main, il tourna de l'autre le premier feuillet entièrement consacré au gros titre et passa donc rapidement aux pages suivantes.

- Ah... Tiens finalement une disparition : Benjamin Fenwick. Santé, fit-il en levant son verre vers la jeune sorcière et en aspirant une gorgée du liquide comme si le toast qu'il annonçait n'avait pas le moindre rapport avec la mort (comme il était bien placé pour le savoir) de Fenwick. D'après l'article, 'c'est la sœur de Mr Fenwick, une jeune fille encore élève à Poudlard l'année dernière, qui donna l'alerte et insista à plusieurs reprises auprès du Ministère, tant et si bien qu'une enquête a été lancée ce matin pour tenter de le retrouver. Cependant : "Benjy disparaissait souvent ces derniers temps, mais il a toujours été un drôle de bonhomme et on ne le voyait pas souvent." déclare sa voisine, une sorcière d'âge mûr et connue de son entourage comme ayant la tête sur les épaules. On peut donc espérer le voir réapparaître dans les prochains jours bien qu'il devra désormais répondre du dérangement que son absence a causé.' Eh bien si c'est la Gazette qui le dit, nous n'avons probablement pas à nous inquiéter.

Lestrange porta de nouveau son verre à ses lèvres avant de le poser sur la petite table, puis reprit son sérieux et le fil de la conversation comme s'il n'avait pas encore le journal ouvert devant lui.

- Le Maître ne demande certainement pas la même chose à chacun d'entre nous et je ne remettrais pas en question la manière dont Il confie Ses missions en fonction de nos positions. Quoiqu'Il me demande, je le ferai, mais je n'envie pas le moins du monde la position de Lucius.

Il y avait de la sincérité dans ces paroles : était-ce l'aversion des aristocrates pour le travail des bureaucrates ? Mais ça n'aurait pas expliqué le fait qu'il accepta de gérer un établissement, le commerce étant souvent encore moins bien perçu.

- Ce ne sont pas dans les couloirs du Ministère que se forment les opinions, même si elles s'y condensent, pas plus que les gens ne s'y prêtent aux confidences... Ai-je répondu à tes questions ?

Le sourire amusé avait fait sa réapparition de manière parfaitement impromptue. En vérité il n'avait pas toujours répondu complètement, mais malgré l'affection qu'il portait à Maïwenn, Rodolphus était bien trop méfiant pour confier le fond de sa pensée à une jeune fille qu'il connaissait si peu. Sa dernière question laissait entendre également qu'il était disposé à répondre à d'autres interrogations qu'elle pourrait avoir. Après tout, on la lui avait un peu "confiée".

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Maïwenn Katellig
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Dim 14 Sep - 19:58

    « Je ne recherche pas les hauteurs. Ce n'est pas là que je trouve le plus mon compte. Je peux m'amuser à faire semblant, mais passer mon temps à prétendre adhérer aux idées des... »

    Maïwenn eu un petit rire amusé. Elle se demandait bien pourquoi il soupirait et surtout pourquoi il s'était coupé dans sa phrase, mais elle ne posa pas la question. De toute façon, elle n'en aurait pas eu le temps comme il continuait sur sa lancé.

    « Les choses changeront peut-être le jour où nos objectifs seront atteints pour la plupart et que cette comédie ne sera plus nécessaire. »

    Maïwenn fixa son regard sur Rodolphus. Seule une légère curiosité mêlée d'intérêt transperçait la placidité de ses prunelles bleues vertes et de son attitude. Pour sa part, elle ne savait pas si elle croyait en quelque chose dans ce genre-là où dans un autre. Elle n'avait peut-être pas envie de penser à tant de choses à la fois. Elle s'était toujours contentée de suivre aveuglément les opinions de son père ou bien de son oncle, c'était encore le meilleur moyen pour ne pas souffrir plus que de raison.

    L'elfe de maison qui avait disparu pendant peu de temps, était revenu devant les deux sorciers afin de leur rapporter les boissons ainsi que la gazette qu'il déposa devant son maitre. Maïwenn s'avança vers Rodolphus afin de prendre un verre et elle ne jeta pas le moindre coup d'œil au journal ce qui n'était apparemment pas le cas de Monsieur Lestrange.


    « Donc... Il semblerait que l'évènement le plus important de la journée soit la préparation du bal de la St-Sylvestre. Serait-ce que le Ministère pense que les disparus étaient des gens sans importance ? Quel manque tact de leur part... »

    Cette fois-ci le rire moqueur de la jeune femme se fit plus franc et prononcé que le précédent. Rodolphus expliquait ça d'une telle façon qu'il y avait de quoi rire. De plus, il avait raison. Elle avait aussi reçu la missive ministérielle quelques jours auparavant et elle avait dû mettre au moins un quart d'heure avant d'admettre que la lettre était bien envoyée par le ministère et qu'ils avaient réellement eu cette idée stupide. Cependant, Rodolphus lui posait une question qui n'en était pas réellement une, mais Maïwenn se permis tout de même de préciser son avis.

    - Ils prennent surement la société sorcière pour un troll de bas étage. Et la plupart de ses abrutis le sont. Étant donné leurs réactions plus que favorables face à toute cette mascarade...

    « Ah... Tiens finalement une disparition : Benjamin Fenwick. Santé »

    Il leva son verre et la jeune femme l’imita en éclatant de rire. S’en suivit tout une lecture de l’article qui visait surement à prouver combien ils étaient entourés d’abrutis. Elle n’écouta qu’à moitié la lecture à voix haute de Rodolphus, les yeux perdus dans le vague, cela lui rappelait étrangement le meurtre de ses parents… Tout était pourtant si simple mais aucun de ces crétins en chef n’avaient compris. Enfin bref. Rodolphus en revenait au pouvoir et donnait son propre avis.

    Au fur et a mesure des paroles, la jeune femme hochait vivement la tête. Affirmativement lorsqu’il parla du fait que le seigneur des ténèbres ne demandait pas la même chose à tout le monde et qu’il ne contesterait jamais ses ordres. D’ailleurs, quel mangemort était assez suicidaire pour faire une chose pareille ?! Puis négativement lorsqu’il parla de Lucius Malefoy avant qu’elle ne laisse échapper à son tour.


    - Je ne l’envie pas non plus… J’ai un poids moins lourd a porter. Ajouta t-elle avec une pointe d’ironie dans la voix.

    « Ce ne sont pas dans les couloirs du Ministère que se forment les opinions, même si elles s'y condensent, pas plus que les gens ne s'y prêtent aux confidences... Ai-je répondu à tes questions ? »

    La phrase intrigua Maïwenn. Elle ne la comprenait pas réellement mais elle ne demanda rien. Pas par crainte de paraitre sotte, non, simplement parce qu’elle partait du principe qu’il y avait des choses qu’il ne valait mieux pas savoir…

    - Non, pas pour le moment… Mais vous, vous en avez peut-être ?! Il parait que je suis un véritable mystère… Depuis que mon oncle est mort face aux aurors et que j’en suis ressortit vivante, je fais davantage peur à certains mangemorts… Je ne crois pas que vous fassiez partit de cette catégorie….

    Elle ne savait pas réellement pourquoi elle avait ajouter cette petite précision qui au final ne devait pas réellement servir a grand-chose mais elle l’avait fait. Elle attendait de vois si effectivement elle intriguait le mangemort face à elle. Il était normal qu’il veuille connaitre d’avantage celle que le seigneur des ténèbres lui avait confier. Ca lui donnait d’ailleurs l’impression que le maitre se méfiait aussi d’elle puisqu’il la laissait sous surveillance, du moins, durant les missions confiées.

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Mar 16 Sep - 15:06

- Vraiment ? Je cache peut-être très bien mon jeu.

Son habituel sourire en coin marquait toujours ses traits. Peur ? Non, c'était vrai, il n'avait pas peur. Ce n'était même pas par certitude d'être le plus fort, par orgueil ou inconscience. Après tout il connaissait trop peu l’étendue des capacités de Maïwenn et l’anecdote qu’elle avait mentionnée, à savoir survivre aux Aurors quand son oncle avait péri, même avec l’expérience qui rappelait à Rodolphus que souvent les aléas ont autant d’importances que les capacités, tout cela tendait à prouver qu’elle avait un certain potentiel de dangerosité.
A ceci près que pour lui, la question ne se posait pas. Car s'il ne craignait ni Maïwenn ni même des sorciers connus pour être plus dangereux encore, c'était parce qu'il se fichait royalement de la mort. Etrange pour un Mangemort ? Rodolphus comprenait le travail que leur maître entreprenait pour s'octroyer la vie éternelle et y participait autant qu'il le pouvait. Pourtant ce qui était valable pour Voldemort ne l'était pas pour lui, simplement parce que le Sombre Seigneur était Le Symbole qu'il révérait, Il était à Lui seul une porte ouverte sur le seul avenir qui intéressât Lestrange. Alors s'il était bien une chose qu'il craignait, c'était bel et bien de nuire aux entreprises de Celui-Qui-Ne-Doit-Pas-Être-Nommé en échouant. Il redoutait cette éventualité autant que d'autres craignaient la douleur. Douleur qu'il connaissait trop bien pour qu'elle fût encore une menace. Elle lui était aussi désagréable qu'à la majorité des personnes normalement constituées, seulement elle ne pouvait constituer une menace suffisante, une terreur assez grande pour qu'elle serve de moyen de pression. En vérité, il était un peu le reflet sombre, la figure inverse des cartes à jouer, le négatif des membres de l'Ordre : capable de tout sacrifier pour ses idéaux.

S'il avait de nombreux défauts, et pas parmi les plus pardonnables, l'égotisme, l'ambition personnelle et la lâcheté n'en faisaient pas partie.


- Tu as raison, reprit-il finalement. Sur les deux points. Non je n'ai pas peur de toi. Et oui je suis curieux.

Elle ne se trompait pas : il n’était pas le seul à se poser des questions à son sujet. Pour Lestrange c’était d’autant plus vrai qu’il ne s’était pas attendu à ce qu’on lui confia une jeune femme de cette façon et sans qu’il sache vraiment pourquoi. Naturellement on pouvait mettre cela sur le compte de la jeunesse de la sorcière mais… Rapidement il détailla son vis-à-vis qu’il avait eu pourtant l’occasion de croiser depuis des années, bien qu’il n’ait commencé à s’y intéresser que quelques dizaines de mois auparavant. De prime abord elle ne semblait pas avoir quoi ce soit de particulier, peut-être un peu grande pour une fille. Et puis cette chevelure rousse aussi. Pourtant malgré leur éclat, ce n’était pas assez pour la faire vraiment remarquer, ça n’était pas si rare, la famille Weasley en était un exemple. Non ce qui était vraiment particulier c’était le regard, c’était ce qui rendait le sorcier curieux.
Ça, et la difficulté qu’il avait à deviner les ambitions de la rouquine, ses motivations. En excellent manipulateur, Rodolphus avait le chic pour comprendre les aspirations de ses congénères. Il connaissait les siennes et celles de sa femme, il devinait celles de Lucius et même celles de son Maître, celles de bien des Mangemorts ou membre de l’Ordre, du Ministère, étaient toutes plus ou moins décelables. Même pour les plus médiocres des sorciers qu’il lui avait été donné de rencontrer. Cela pouvait être une apparence, Rodolphus était conscient de la possibilité du double-jeu. Mais concernant la jeune Katellig… Elle avait juste l’air de se laisser porter par le courrant. « L’air de ». Oui, pourtant rien que ça pouvait susciter des questionnements. De la crainte pour certains.
On craignait Maïwenn ? Eh bien consciemment ou pas ça ne pouvait que la lui rendre plus proche, plus familière. N’avait-il pas lui-même une réputation assez… particulière ?


- Pour être tout à fait franc, tu ne ressembles pas aux autres, fit-il, et par autres il était évident qu’il parlait des Mangemorts qu’il connaissait.

Sur ses genoux les photos continuaient de s’animer, entre autres une équipe de Quidditch reproduisait régulièrement un but particulièrement spectaculaire, comme il avait tourné quelques pages sans s’y intéresser vraiment, scannant rapidement les titres.

- Et je ne sais pas ce qui te motive. Nos familles ont toujours eu le goût du secret, bien sûr, et les raisons sont évidentes. Mais même comme ça… Bien sûr Maïwenn Katellig est un véritable mystère pour tout le monde.

Son visage avait pris une expression à la fois plus sérieuse et plus réfléchie depuis qu’elle l’avait encouragé à poser ses propres questions. Mais quant il avait repris son expression, « véritable mystère », ses traits s’étaient plus détendus. Signe d’affection s’il en était, car avec n’importe qui pour qui il n’aurait éprouvé au mieux que de l’indifférence, et ils étaient légion, son regard aurait pris quelque chose de la froide inquisition. Mais Maïwenn n’était ni une ennemie, ni une anonyme, ni rien de ce genre, aussi éprouvait-il pour elle cette étrange sorte de respect qui lui était propre, toute folle qu’elle puisse être.

- A toi de m’éclaircir.

Rodolphus aurait pu poser des questions précises mais préférait lui laisser le loisir de se découvrir au rythme qui lui convenait, inutile de la braquer surtout s’ils devaient « travailler » souvent ensemble. Le Mangemort ignorait à quel point cela aurait pu être dangereux pour elle et révélateur pour lui, s’il s’était montré plus inquisiteur.

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Sam 20 Sep - 12:15

    « Vraiment ? Je cache peut-être très bien mon jeu. »

    Maïwenn fixa son regard inquisiteur sur le visage plutôt détendu de Rodolphus. Elle ne cherchait aucunement à lire son esprit, de toute manière elle était une bien piètre Legilimens bien qu'elle soit une occlumens au moins aussi émérite que Rogue. Quoi qu'il en soit, elle doutait sérieusement que Rodolphus puisse ressentir la moindre peur à son égard. Pour plusieurs raisons comme par exemple le fait que le maitre n'aurait pas été assez stupide pour la faire ''surveiller'' par quelqu'un qui aurait eu peur d'elle. Ensuite, Rodolphus avait une sacré réputation en matière de ''folie''. Bien entendu, il fallait savoir lire entre les lignes, en bon mangemort, son nom n'était jamais cité, ou presque, mais May qui avait passé toute sa vie en compagnie de mangemorts, avait appris au fil des années à reconnaitre le travail, la signature de certains...

    Après quelques minutes, la jeune femme fit un signe négatif de la tête sans lâcher Rodolphus des yeux. Elle ne croyait pas qu'il ait peur d'elle. Elle en était même persuadée. Même s'il n'avait jamais été réputé pour être le mangemort le plus courageux, il n'était pas couard non plus. Et puis elle savait aussi qu'il était bien plus fort qu'elle, aussi bien au niveau aspect physique que magique... Enfin sauf peut-être en cas de crise de folie, mais ça, elle ne s'en souviendrait pas de toute manière. Les gens nerveux sont parfois plus dangereux que les autres.


    « Tu as raison… Sur les deux points. Non je n'ai pas peur de toi. Et oui je suis curieux. »

    Maïwenn laissa échapper un léger rire de pur amusement. Pourtant, Rodolphus avait avoué tout à fait sérieusement mais c'était surement la façon de le dire qui amusait la demoiselle. Allez savoir, même elle, elle ne comprenait pas toutes ses réactions. D'ailleurs il était rare qu'elle cherche à les analyser. A quoi bon... La seule chose que cherchait Maïwenn, c'était son propre intérêt... Elle avait toujours été brimée, obligée de suivre aveuglément les ordres de père et mère sans jamais avoir le droit de donner son avis puis ensuite, elle avait dû suivre les ordres de son maitre... Pourtant, c'était différent... Elle avait une sorte d'admiration, de respect pour son manipulateur de maître qu'elle n'avait plus depuis longtemps par ses parents, ils l'avaient surement bien trop déçue...

    La demoiselle laissa son nouveau ‘‘responsable’’ la détailler comme s’il voulait comprendre ce qu’elle pouvait bien avoir de si particulier pour que le maître prenne tant attention à sa petite personne. Bien que son regard semble presque totalement détaché, absent, elle s’autorisa un léger sourire en coin, elle était sûr qu’il ne savait pas pourquoi le maître la lui avait collé sur les bras. Une nouvelle remarque du propriétaire des lieux brisa le silence qui s’était installé.


    « Pour être tout à fait franc, tu ne ressembles pas aux autres »

    Les mangemorts, naturellement, de qui pouvait-il parler sinon… Le sourire de May s’élargit, elle le prenait comme un compliment. A son sens, lorsqu’on était mangemort, c’était plus compliqué, plus dangereux même que d’être auror… Les autres, les gentils, devraient y réfléchir aussi… Après tout, les aurors pouvaient au moins se faire une totale confiance entre eux… Les mangemorts, eux, se méfiaient de tout le monde, même des autres mangemorts et c’était tout naturel lorsqu’on grandissait dans un univers où tout le monde trahi n’importe qui pour servir ses propres intérêts…


    - Chaque personne est différente monsieur Lestrange… Et secrète aussi, même si les mangemorts ont une prédilection pour cet aspect de personnalité…

    « Et je ne sais pas ce qui te motive. Nos familles ont toujours eu le goût du secret, bien sûr, et les raisons sont évidentes. Mais même comme ça… Bien sûr Maïwenn Katellig est un véritable mystère pour tout le monde. »

    Pour tout le monde ? Non, peut-être pas… Mais elle sourit néanmoins en gardant le silence avant qu’il ne lui demande de l’éclaircir…Naturellement, elle ne pouvait répondre à une telle question avec rapidité, certaines choses ne sont pas bonnes a révéler pour plusieurs raisons qui sont propre à chacun d’entre eux… Maïwenn laissa échapper un petit soupire et croisa les bras sous sa poitrine, plantant son regard dans celui de Rodolphus, il était comme elle, du moins, il analysait aussi les autres, peut-être pas de la même manière, mais il semblait aimer savoir… Maïwenn ne baissait jamais les yeux devant quiconque. Seulement devant le seigneur des ténèbres et encore, grâce à son audace et sa folie douce, cela restait plutôt rare aussi… Elle avait compris depuis longtemps que les autres croyaient d’avantage à la véracité des paroles de quelqu’un quand celui-ci osait les regarder droit dans les yeux… Et puis c’était une question de fierté, c’était aussi incroyablement valorisant de se dire que malgré tout, ils ne pouvaient rien connaitre de ses pensées…

    - Vous… Eclairer ?! Là vous m’en demandez bien trop… Je me dois de rester un mystère pour tout le monde, c’est tellement plus drôle… Mais je veux bien vous éclairer sur certains points… A commencer du pourquoi le désir du maître de vous nommé ‘‘responsable officiel’’ de mes actes… C’est surement lié à ma… Mon état mental… Je crois qu’il craigne un petit ou gros dérapage… Il fait comme père le lui a conseiller… Il me surveille… Curieux non ?! Et si je suis si mystérieuse, c’est parce que la schizophrénie à du bon…

    Elle se tue un instant, cherchant ses mots pour lui faire comprendre d’avantage à quel point elle pouvait être ‘‘dangereuse’’ pour les autres comme pour elle… Elle agissait sur des coups de folie, n’en faisant qu’à sa têtes, suivant ses envies totalement kamikazes sauf quand on savait la manier, quand on arrivait à la manipuler et jusqu’à maintenant, le seul qui y arrivait le mieux, c’était son maître… Allez savoir comment, il avait tout de suite compris le truc… Elle repris malgré tout, imperturbable.

    - L’avantage du dédoublement de personnalité, c’est qu’on a plusieurs facettes et ce n’est pas une façon de parler, c’est une réalité… Parfois… Surtout quand ça vient du seigneur des ténèbres… Un mot suffit pour me faire changer totalement de comportement… Lui il est connait, il sait comment faire… Mais les autres, peuvent déclencher la folie sans le savoir… Ce qui est le plus drôle c’est qu’il a aussi très vite compris comment me rendre aussi douce qu’un agneau…

    On pouvait sentir dans sa voix qu’elle ne modulait pas encore très bien toute la tristesse d’être ainsi manipulée comme une vulgaire poupée de chiffon mais aussi tout son respect pour l’habilité de son maître et son intelligence… Et vers la fin, un réel amusement… Elle baissa un instant les yeux pour les rouvrir en fixant Rodolphus avec intensité.

    -Peut-être les trouverez vous aussi… Les manières de faire… Après tout, c’est surement pour ça qu’il vous a choisit vous… Le remplacer quand il n’est pas là… A moins que je ne me trompe, mais sans me venter, c’est rare

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Lun 22 Sep - 19:03

"Responsable officiel"... Ce n'était pas vraiment pour lui plaire. Pas qu'il ait quoi ce soit contre Maïwenn, non. Plutôt que d'avoir à répondre des actes de quelqu'un d'instable devant Lord Voldemort avait quelque chose de dangereux. Certes, cela était assez valorisant, dans la mesure où cela révélait un certain degré de confiance, néanmoins, le risque était bien présent, et ce n'était pas le genre de risques qu'il aimait tant, qui produisait l'afflux délicieux d'adrénaline dans ses veines, mais celui qui vous demande une réelle attention pour toutes sortes de détails, puisqu'il ne connaissait pas encore la sorcière assez bien pour se permettre de la légèreté.
Si c'était bien pour canaliser la jeune Katellig que le Seigneur des Ténèbres la lui avait confiée naturellement. La volonté de leur Maître n'avait pas été très claire sur ce point. Mais quoi qu'il en soit, Rodolphus agirait comme à son habitude, à savoir, en s'assurant que la mission qui lui avait été confiée soit parfaitement remplie.

Pour le moment, cependant, il se contentait d'écouter calmement ce que la jeune rouquine lui disait, analysant les informations délivrées, les recoupant avec ses propres connaissances sur la schizophrénie, envisageant, en Mangemort quasi-professionnel qu'il était, de faire quelques recherches parallèles pour mieux savoir de quoi il s'agissait et ne pas se contenter des idées couramment répandues. Pas à un seul moment, il songea à faire un parallèle avec lui-même, puisqu'il ne lui semblait pas être fou. Seuls les imbéciles taxent de folie les actes de ceux qu'ils ne comprennent pas. En fait, inconsciemment, il ne pensait même pas à la rouquine comme à une folle, mais plutôt comme à quelqu'un de très différent des autres.

Le jeune Lestrange n'était pas surpris le moins du monde de la facilité avec laquelle leur Maître réussissait à manipuler les différentes facettes de Maïwenn. Il avait prouvé à maintes reprises la présence d'un talent paraissant inné pour comprendre et mener les gens où Il le désirait. La mélancolie et l'amusement dans la voix de la sorcière n'étaient pas plus surprenants. Après tout, personne n'aimait se faire mener ainsi si facilement par le bout du nez. De plus cette note de respect pour Lui, suffisait pour le moment au jeune homme pour ne pas lui évoquer de soupçon. Si bien que Rodolphus opta quant à lui pour continuer à agir avec l'instinct que peut procurer une sympathie réelle pour quelqu'un, car il savait trop bien qu'en dépit de sa propre capacité à la manipulation, celle-ci était inférieure à celle du Lord, et que ce n'était certainement pas en prenant la même voie qu'il arriverait aux meilleurs résultats avec Maïwenn. Il aimait bien la sorcière, alors autant profiter de cette affection pour créer... quelques "liens".

Se rendant compte qu'elle s'était tue, Rodolphus reprit donc la parole :


- Peut-être. Mais pour le moment, j'ignore pourquoi le Maître a décidé de nous... allier. Et comme il ne sert à rien de faire des hypothèses... Tu sais, je pense que je t'aime bien, Maïwenn, alors d'aussi loin que je suis concerné, je préfère faire en sorte que tu montres la facette qui soit la meilleure pour nous deux, en fonction des situations naturellement et aussi longtemps que nous aurons à "travailler" ensemble.

Détendu, il l'était tout à fait, comme le traduisait sa position et la légère gorgée de liquide qu'il s'accorda. Dans un usage nettement plus innocent que la dernière fois qu'il l'avait utilisée, sa baguette évoluait négligemment entre ses doigts habiles provoquant d'étranges danses de flammes dans l'âtre sans qu'il ait l'air d'y accorder de l'attention. Le genre d'accès de franchise dont il avait fait preuve un instant plus tôt, pour rester assez inhabituel, apparaissait autant en présence des personnes qu'il appréciait que pour désarmer des adversaires persuadés de le prendre en faute. Il avait souvent remarqué qu'admettre une vérité d'apparence difficile à avouer, pouvait permettre parfois de mentir beaucoup plus facilement ensuite. Comme de souvent baisser les yeux, pour avoir l'air de cacher des choses et qu'aux rares moments où on gardait son regard fixe et droit, personne ne doute qu'il s'agissait d'honnêteté. Pourtant là il ne s'agissait que de poser les bases d'une relation qu'il espérait stable dans le pire des cas et pour des raisons évidentes.

Mais après l'accès de franchise, venait un deuxième accès de curiosité. Oh il avait bien remarqué qu'elle taisait beaucoup de choses, mais n'était-ce pas quelque chose qu'ils avaient en commun ? Eux et tant d'autres d'ailleurs. Respect ou tact, quoiqu'il en soit il se garda d'insister sur ce à quoi elle avait déjà répondu d'une manière bien vague.


- Et toi ? Quelle facette tu préfères ? J'ignore comment on se sent d'être dédoublé. Mais sûrement tu aimes mieux l'une que l'autre, non ?

Déjà il se rendait compte de différences, ne serait-ce qu'entre l'attitude calme dont Maïwenn faisait preuve dans ce salon, et celle qu'elle avait affichée durant la mission. Ah oui difficile de nier que sa curiosité et son intérêt pour elle ne faisait que croître. Quelle intéressante jeune sorcière.... Pour le coup, il avait soutenu son regard de bout en bout, d'autant que comme le sujet s'était éloigné de sa propre personne, il n'y avait pas de quoi être sur la défensive. Et ceci en dépit du fait que son sourire était exactement le même que celui qu'il arborait face à ses victimes. Quiconque le connaissait savait que ce genre de sourires n'était en rien un mauvais signe, tandis que d'autres, désormais morts ou en mauvais état lui auraient plutôt prêté un caractère sinistre, de mauvaise augure. En vérité, on pourrait dire qu'il était dans une de ses humeurs les plus innocentes dont il puisse faire preuve....
Lorsqu'il en saurait plus sur la raison de cette situation, peut-être les choses changeraient-elles, peut-être.

Dehors le vent poussa un sifflement qui aurait paru lugubre à toutes autres oreilles.

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Maïwenn Katellig
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Sam 27 Sep - 20:48

    Maïwenn se confiait avec aisance ne semblant pas craindre de le faire, même si elle cachait encore beaucoup de choses, elle n'en donnait pas l'impression. Rodolphus ne l'interrompit pas une seule fois dans son petit monologue et elle ne s'en formalisa pas un seul instant. Elle avait fini en soulevant la question de savoir s'il ferait comme son maitre et tenterait de trouver comment la manipuler à sa guise afin de ne pas risquer d'avoir trop de problèmes avec elle puisqu'elle venait tout de même de lui dire qu'il serait en quelque sorte tenu pour responsable si jamais la demoiselle ne faisait pas quelque chose d'important comme il faut. Rodolphus finit par reprendre la parole sur un ton plutôt calme.

    « Peut-être. Mais pour le moment, j'ignore pourquoi le Maître a décidé de nous... allier. Et comme il ne sert à rien de faire des hypothèses... Tu sais, je pense que je t'aime bien, Maïwenn, alors d'aussi loin que je suis concerné, je préfère faire en sorte que tu montres la facette qui soit la meilleure pour nous deux, en fonction des situations naturellement et aussi longtemps que nous aurons à "travailler" ensemble. »

    Rodolphus alluma nonchalamment un feu dans la cheminée sans que la demoiselle ne s'en préoccupe pas le moins du monde. Il ignorait pourquoi celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom lui avait ''confier'' la demoiselle. Elle n'en savait pas plus que lui, elle ne faisait que répéter ce que son oncle lui avait un jour raconter à son sujet. Il lui avouait ensuite l'apprécier et qu'en conséquent, il préférait qu'elle reste la plus ''sage'' avec lui ce qui fit sourire la demoiselle. Malheureusement elle se contrôlait rarement lorsqu'une crise explosait ce qui se faisait relativement rare tout de même, peut-être parce que le maitre la laissait aller en mission le plus souvent possible, qu'elle se défoule. Il sous entendait aussi qu'il préférerait également qu'elle laisse sa folie s'exprimer à souhait lorsque la situation l'exigerait ce qui la fit sourire une nouvelle fois. Elle acquiesça silencieusement d'un signe de tête pour lui faire comprendre qu'elle avait les mêmes projets.

    « Et toi ? Quelle facette tu préfères ? J'ignore comment on se sent d'être dédoublé. Mais sûrement tu aimes mieux l'une que l'autre, non ? »

    Ah question difficile... En effet, comment savoir quelle facette de soit on préfère lorsqu'on n'a quasiment aucun souvenir lorsqu'on se trouve sous l'influence de l'une d'entre elles ?? De plus, Maïwenn devait faire attention à ce qu'elle dirait et surtout choisir les bons arguments. Elle commença donc par lui expliquer un peu certaines choses. D'une voix calme, presque détachée.

    - Je n’ai pratiquement pas de souvenirs lorsque je suis en crise… Je vois les choses, je sais que des moi qui les fait mais je ne les contrôle pas… C’est… Plutôt frustrant….

    Bien entendu, Maïwenn finissait par se souvenir de certains détails, mais il lui arrivait parfois de ne plus pouvoir les remettre dans le bon contexte. Elle oubliait aussi souvent une bonne partie de ces instants et pendant ces ‘‘absences’’ elle n’avait que faire de son incapacité à se contrôler totalement. Il fallait bien avouer qu’il était plus gratifiant de pouvoir se dire qu’on était capable de se contrôler en totalité ce qui était presque le cas en temps normal.

    - Je crois, que je préfère celle durant laquelle je peux me maitriser... Mais je ne les contrôle pas le moins du monde... Je vous l'ai dit, un simple mot peut me faire perdre tous mes moyens... C'est plutôt étrange et assez fatiguant... On ne s'y fait jamais...

    Elle se tue un instant, écoutant le vent presque sinistre qui soufflait contre la fenêtre de la pièce et plutôt que d'angoisser la demoiselle, l'apaisait. Bientôt, Maïwenn repris contenance et continua sur sa lancé.

    - Mais la deuxième a aussi ses avantages... Elle me permet de ne pas me soucier de la peur ou même de ma vie... Il parait que je suis complètement kamikaze...

    Maïwenn sourit avec une pointe de malveillance dans le fond des yeux même si elle était plutôt minime. Ce genre de racontars la faisait souvent bien rire...

    - Vous m'appréciez... J'en suis flattée... et je pense que je peux dire que je vous apprécie aussi... Mais dites moi, Monsieur Lestrange... Comment avez-vous réagit lorsque le seigneur des ténèbres vous a ordonné de vous ''occuper'' de moi ?

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Dim 28 Sep - 13:12

Une fois de plus, il ne l'interrompit pas une seule fois lorsqu'elle reprit la parole. Ces mots le rendaient plus songeur qu'auparavant, cependant, bien que l'expression de son visage n'en changea pas pour autant. Il y avait un côté très étrange à entendre dire qu'elle ne se maîtrisait pas lors de ces crises, car la question se posait alors de ce qu'elle aurait fait si elle s'était maîtrisée. Il lui faudrait y réfléchir plus avant quand il en aurait la tranquillité et le temps. D'autre part, sa manière de parler d'elle-même en fonction des rumeurs qu'elle avait entendues dire à son sujet avec en plus ce petit regard sinistre avaient le don de plaire au sorcier, grand amateur d'humour noir, s'il s'agissait bien d'humour, naturellement.

Sa question le surprit. Et en vérité la surprise avait également été sa réaction lorsque le Lord la lui avait confié. Du moins la première. Mais dans leur milieu, pouvait-on vraiment tout dire ? La réponse était évidente, aussi prit-il légèrement le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire.

Quant un cri l'interrompit alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre. C'était une exclamation de douleur mêlée de surprise et de colère, mais Rodolphus connaissait assez bien les degrés et types différents de souffrance pour pouvoir dire que la douleur avait été terriblement intense mais brève, suivie d'une brûlure lancinante. Parce qu'il se doutait bien de ce qui avait causé ce genre de désagrément, le jeune Lestrange n'ignorait pas que qui que soit l'imprudent qui avait voulu ouvrir la porte sans sonner pour avertir de sa présence, celui-ci aurait à souffrir d'une main inutilisable pendant quelque jour, engourdie d'une chaleur désagréable et fiévreuse. D'ailleurs les quelques notes qui suivirent indiquèrent sans aucun doute possible que le même importun ou un tiers avait finalement eu le bon goût de sonner.

Le jeune homme se leva pour pénétrer rapidement dans le hall d'entrée, balayant du regard l'ensemble de la scène qui s'offrait à ses yeux. L'elfe qui les avait accueillis un peu plus tôt, ouvrait la porte à présent qu'il avait reçu l'aval, un simple mouvement de menton dédaigneux, de sa maîtresse. Meredith se tenait en haut des escaliers, toisant déjà les nouveaux-venus avant même de savoir de qui il s'agissait, son expression se refroidissant à mesure qu'elle entendait les grommellements qui leur parvenaient au travers de la porte. Porte qui fut finalement bel et bien ouverte sur deux sorciers qui de toute évidence, à voir leur mise et l'air important que l'un des deux se donnait, faisaient partie du Ministère.


- Brigade de police magique, annonça celui qui se donnait un air sévère, sa main blanche zébrée de rouge serrée contre sa poitrine. Et je dois vous avertir, immédiatement, que cette poignée n'est pas…

- Elle est parfaitement légale, comme vous devriez le savoir, en référence au troisième alinéa, paragraphe c de l'article 185-A sur les protections magiques autorisées. Votre collègue aurait du vous en avertir, ce n'est pas la première fois qu'il vient ici. Et pour autant que je sache, il n'y a pas lieu pour vous de revenir. Je doute que le Ministère vous offre encore le droit de fouiller ma demeure après la preuve de votre incompétence.


Le ton était glacial et sans aménité, et elle restait dans sa position dominante en haut des marches. Il était évident que Meredith faisait allusion à la récente perquisition et gardait une fort méchante dent au deuxième sorcier, d'aspect beaucoup plus réfléchi et posé, quoique empreint de sérieux, le visage annonçant l'homme expérimenté. Celui-ci prit d'ailleurs visiblement sur lui pour répondre le plus calmement possible.

- Madame, fit-il, prenant le temps de la saluer. Comme vous nous l'avez si objectivement fait remarquer, nous savons que votre maison ne possède rien qui soit illégal. Toutefois, nous ne sommes pas ici pour vous importuner de nouveau. En vérité, et nous avons l'autorisation pour cela, nous sommes venus interroger votre fils cadet, ainsi que Miss Katellig, qui doivent être ici je crois.

Mais visiblement il n'y croyait pas du tout. Aussi son expression prit un air légèrement congestionné quand d'un geste gracieux de son bras, Meredith indiqua Rodolphus qui s'était jusque là tenu à l'entrée du salon dans lequel il s'était reposé avec Maïwenn, jusqu'à cette interruption :

- Eh bien le voilà Messieurs. Et Mademoiselle Katellig aussi. Vous voudrez bien ne pas trop vous attarder cependant, mon époux et moi-même tenons à dîner avec notre invitée. Ne comptez pas sur une grande carrière s'ils sont en retard ne serait-ce que d'une minute. J'enverrai l'elfe de maison.

Et de s'en aller avec encore plus de froideur qu'auparavant, aussi sûre d'elle que peut l'être une femme qui sait qu'elle peut mettre ses menaces à exécution. L'homme à la main brûlée se maîtrisait beaucoup moins bien que son collègue et il éructait aussi visiblement qu'il avait été surpris de la présence de Maïwenn et Rodolphus. La question qui se posait naturellement était de savoir comment ils en étaient venus à avoir des soupçons au point de venir constater leur absence pour pouvoir en témoigner. Et le jeune sorcier était persuadé de ne pas être le seul à se la poser.

- Messieurs…

Il les invita d'un geste à entrer au salon, puis invoqua deux chaises. En comparaison des fauteuils qu'avaient occupés Rodolphus et Maïwenn, et dans lequel il se coula de nouveau, ces deux nouveaux meubles étaient bien peu confortables. Il jeta un coup d'œil à la jeune rouquine, puis l'air mi-froid, mi-"bon hôte" :

- En quoi pouvons-nous vous être utiles ?

- Eh bien pour commencer,
fit le plus sage des deux, coupant clairement la parole à son jeune collègue à l'air agressif, nous aimerions connaître vos occupations des dernières vingt-quatre heures. Miss Katellig ? Commençons par les dames, si vous le voulez bien.

Plume déjà en main, il était prêt à écrire comme si c'était un véritable match qui s'annonçait. Un homme intègre, pas de doute.

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Maïwenn Katellig
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Dim 28 Sep - 14:53

    Maïwenn attendait patiemment que Rodolphus réponde à sa question. Elle était de nature plutôt curieuse en somme et aimait bien comprendre ce qui l'entourait. Raison pour laquelle elle avait atterri à Serdaigle plutôt qu'à Serpentard d'ailleurs. Le mangemort semblait réfléchir à ce qu'il lui répondrait ou non et la demoiselle ne se formalisait pas de ce temps d'attente. Il était rare de voir un mangemort répondre immédiatement à une question, même lorsque c'était son maitre qui la lui posait. Rodolphus allait répondre, après un temps , il ouvrait même la bouche pour prononcer le premier mot de sa phrase lorsqu'il stoppa net, coupé dans son élan par un effroyable cris de douleur qui ne semblait pas si lointain que ça.

    Maïwenn, forcément interloquée par le cri, fronça les sourcils et tourna un visage surpris vers la porte qui menait au hall d'entrée, elle avait l'impression que le cri venait de la porte menant à l'extérieur de la bâtisse. Pas au courant le moins du monde par le mode de sécurité dont le manoir faisait preuve, la demoiselle allait demander à Rodolphus ce qui avait bien pu faire naitre ce cri, lorsque le carillon de la sonnette retentie à son tour, révélant ainsi à la demoiselle une partie du mystère. Elle ne savait pas encore qui avait été assez stupide pour croire qu'il pourrait ainsi rentrer dans le manoir d'un sang pur, mais elle savait déjà qu'il ne s'agissait certainement pas de l'un d'entre eux. Maïwenn vit Rodolphus se lever et se diriger vers le hall, sans doute pour aller accueillir l'inopportun, mais il s'arrêta en chemin lorsqu'une voix masculine plutôt froide retentit dans le hall d'entrée.


    Inconnu - « Brigade de police magique… Et je dois vous avertir, immédiatement, que cette poignée n'est pas… »

    Meredith - « Elle est parfaitement légale, comme vous devriez le savoir, en référence au troisième alinéa, paragraphe c de l'article 185-A sur les protections magiques autorisées. Votre collègue aurait du vous en avertir, ce n'est pas la première fois qu'il vient ici. Et pour autant que je sache, il n'y a pas lieu pour vous de revenir. Je doute que le Ministère vous offre encore le droit de fouiller ma demeure après la preuve de votre incompétence. »

    Oui, tout le monde savait à quel point le ministère s’était acharné contre la famille Lestrange à coup de perquisitions sans fondements. Il ne fallut pas beaucoup de temps à May pour reconnaitre la voix de Madame Lestrange, la mère de Rodolphus, elle ne savait pas qu’elle était déjà là, mais elle resta en retrait dans le salon malgré tout même si la politesse et la bonne éducation exigeait qu’elle aille saluer la maitresse des lieux. Quoi qu’il en soit, Madame Lestrange avait bien boucher le clapet de ce prétentieux employé du ministère ce qui amusa grandement la demoiselle, même si elle restait la plus silencieuse possible pour entendre la suite des réjouissances qui ne tardèrent pas à arriver.

    L’homme - « Madame, comme vous nous l'avez si objectivement fait remarquer, nous savons que votre maison ne possède rien qui soit illégal. Toutefois, nous ne sommes pas ici pour vous importuner de nouveau. En vérité, et nous avons l'autorisation pour cela, nous sommes venus interroger votre fils cadet, ainsi que Miss Katellig, qui doivent être ici je crois. »

    Ah nous y voilà, ils étaient donc ici pour vérifier les alibis des deux jeunes mangemort. Les nouvelles n'avaient pas mis longtemps à arriver. Maïwenn, encore cachée à la vue des autres, en eu un léger sourire sarcastique pendant que la mère de Rodolphus leur montrait son fils bien visible à la porte du salon tout en leur disant que s'ils avaient le malheur de mettre les deux jeunes sorciers en retard pour le repas, chose totalement inconcevable pour un sang pur, ils allaient devoir dire adieux à leur carrière au ministère. Maïwenn n’aurait pas été étonnée d’entendre l’employé du ministère déglutir avec difficulté rien qu’au ton froid et menaçant de la maitresse de maison. Elle repris son air de totale innocence alors que Rodolphus faisait entrer deux hommes dans le salon dont un qui avait une main étrangement zébrée…

    Une fois que les hommes furent entrés sans que Maïwenn ne les saluent que par un bref signe de tête, Rodolphus leur fit apparaitre deux chaises qui avaient l’air bien peut confortable puis il se réinstalla dans son fauteuil, immédiatement imité par la demoiselle. Elle remarqua que Rodolphus lui avait jeté un regard et elle eu un petit sourire en coin qui lui était destiné bien qu’elle ne lâchait pas les deux hommes de son regard froid, légèrement détaché et semblant surtout outré qu’ils osent venir s’inviter ainsi chez quelqu’un.


    Rodolphus - « En quoi pouvons-nous vous être utiles ? »

    L’employé - « Eh bien pour commencer, nous aimerions connaître vos occupations des dernières vingt-quatre heures. Miss Katellig ? Commençons par les dames, si vous le voulez bien. »

    Maïwenn, totalement calme et interloquée, jouant son rôle à la perfection, arqua un sourcil étonné et plutôt colérique aussi qu'ils osent lui parler sur ce ton sans même l'avoir salué au préalable, il ne faisait donc aucun doute qu'ils les croyaient déjà coupables. Pourtant, rien ne pouvait les accuser, en particulier parce qu'ils avaient été sous polynectar... Elle jeta un bref regard interloqué à Rodolphus avant de tourner une fois de plus son regard glacial vers l'impoli numéro un.

    May - « Et en quel honneur devriez vous connaitre mon emploi du temps ?! Mais puisque vous tenez réellement a le savoir, j'ai passé ma journée en compagnie de Monsieur Lestrange... J'ai été cordialement invité par Madame Lestrange... Elle connaissait bien mes parents... Vous savez, cela arrive souvent ce genre de choses... Peut-être voulez-vous aussi savoir ce que j'ai fait cette nuit ?! Et bien j'étais dans mon lit, seule, comme tous les soirs et personne, à par mes elfes de maisons, ne pourra me servir de témoin... »

    Elle tourna un regard scandalisé vers Rodolphus et en rajouta une couche encore plutôt calme et tentant de contrôler ses pauvres nerfs.

    May - « C'est tout de même scandaleux, ils s'incrustent chez vous et nous posent des questions sans même nous en révéler les raisons... Je trouve ce genre de comportement inqualifiable... Je crois que lorsque je recroiserai notre chère secrétaire de madame la ministre je lui en toucherais deux mots... On ne m'avait jamais traité de cette façon... »

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Lun 29 Sep - 13:10

Ah Maïwenn jouait parfaitement son rôle, jusqu'à la dernière menace latente qu'elle avait lancé l'air de rien. Les meilleurs acteurs et actrices ne se trouvent que rarement sur les planches, préférant les faux semblants jusque dans leur vie quotidienne, et la jeune sorcière en était un exemple frappant. Nul n'ignorait dans la pièce, sans doute, qu'il s'agissait bel et bien d'un jeu, autrement les représentants du Département de la Justice Magique n'auraient pas été présents, mais, et c'est là que se trouvait tout le sel de la chose, ils ne pouvaient rien y faire. La rouquine répondait trop bien pour pouvoir être prise en faute ou même donner matière à des soupçons dans un rapport.
Ce n'était pas un hasard non plus si Rodolphus avait placé les chaises de ses "invités" dos au feu. Si revenant du froid du dehors, cela pouvait paraître agréable dans un premier temps, il était à craindre que les deux hommes se trouvent rapidement à suer sang et eaux d'être ainsi placés si près de l'âtre.
Avec le calme de celui qui sait qu'il n'a rien à craindre, qu'il soit coupable ou non, le jeune Lestrange répondit à Maïwenn comme s'il reprenait une discussion anodine, comme s'ils étaient deux adultes face à des enfants peu savants des choses du monde.


- Ah ma chère, c'est qu'au Ministère vous n'avez à faire qu'à nos hauts fonctionnaires. Pour ma part j'ai pu me rendre compte qu'à mesure qu'on descendait dans la hiérarchie, le savoir-vivre et la politesse se perdaient.

Cette fois prenant de vitesse le plus calme des deux, le sorcier à la main zébrée, qu'il serait toujours douloureusement contre sa poitrine, et aux cheveux de pailles ne put s'empêcher un éclat :

- Du savoir-vivre ?! Vous…

- Jennings ! Nous sommes les représentants de la Brigade de Police Magique, et donc de la Justice. Calmez-vous et n'entrez pas dans ce jeu. Reprenons notre…

- Jennings ?
, interrogea Rodolphus, le sourcil levé en signe d'intérêt.

Comme les deux brigadiers s'étaient regardés durant leur très bref échange, ils n'avaient pu voir la lueur particulière qui s'était momentanément invitée dans les yeux du jeune homme. C'était celle que l'on aurait pu déceler dans les yeux d'un chat apercevant une souris sans échappatoire possible. Le ton badin et agréable n'en était que plus facile à prendre pour lui :


- Mr Deepwood, vous ne devriez pas en vouloir à Mr Jennings qui doit être un peu sur les nerfs en ce moment. Son père est l'une des victimes récentes de l'événement du métro londonien je crois, je l'ai lu dans la Gazette récemment. N'est-ce pas Jennings ? Vous êtes bien le fils de ce… hmm… Moldu, qui après avoir subi l'accident et été gravement brûlé, a vu sa mémoire quelque peu endommagée car ayant subi le sortilège Oubliette par un membre du Ministère surmené… et ignorant qu'il était père d'un sorcier, donc que c'était inutile. Je suis vraiment navré pour vous.

Jennings était devenu blafard. Quant à Rodolphus, il arborait un sourire presque compréhensif contrebalancé par une expression froide, qu'il tenait certainement de sa mère. Intérieurement il était ravi d'avoir trouvé une faille si aisément exploitable. Il espérait que Maïwenn comprendrait qu'il cherchait à pousser le brigadier à la faute, de telle sorte qu'ils n'aient non seulement plus rien à craindre, mais que ceux qui chercheraient de nouveau à leur mettre des bâtons dans les roues soient le plus mal vus possible. C'était une fois de plus, une manière de chercher à décrédibiliser tous les opposants possibles. Malheureusement il était inutile de chercher à faire de même avec Deepwood, Lestrange avait appris au fil de ces désagréables visites, que le bonhomme était un modèle de self-control. Bien mal accompagné, mais tant pis pour lui. C'est d'ailleurs Deepwood qui reprit, en dépit d'un essai de son collègue, le regard dur et le ton sec :

- Jennings ne m'interrompez plus et contentez-vous de noter. Comme je le disais, reprenons. Monsieur Lestrange, votre emploi du temps.

- A peu de chose près le même que mon amie ici-présente, à ceci près que j'ai des témoins pour cette nuit : ma femme et quelques clients. J'étais encore à Londres ce matin mais je suis arrivé ici sous le coup de dix heure, si ma mémoire est bonne. Cela dit, avant que nous n'allions plus loin, j'aimerais que vous nous expliquiez à quoi rime cet interrogatoire et que nous puissions voire votre attestation. Autrement, mais je ne vous apprends rien, ce que vous faites serait illégal, et je serais au grand regret de devoir vous donner congé.


Le regard mauvais, Deepwood présenta volontairement à Maïwenn et non à Rodolphus, le papier leur donnant l'autorisation de se rendre chez les Lestranges et d'y interroger le plus jeune de leur fils ainsi que Maïwenn Katellig. Il était noté "en raison de soupçons sérieux suite à une déclaration anonyme".
Mais une fois de plus le blond ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche, bouillant qu'il était entre la douleur de sa main, la façon dont on le traitait, et le rappel de ce qui était arrivé à son père, probablement du fait d'un des amis de ceux qu'il était venu interroger :


- Alors cessez de vous donner des airs, Miss Katellig. Et vous avez intérêt à répondre.

- Jennings ! Taisez-vous, je ne vous le répéterai pas ! Miss Katellig, j'aimerais savoir ce que vous connaissez du Mage Noir dont on parle de plus en plus et vos opinions à son sujet. Je vous prie de bien réfléchir à votre réponse, un mensonge pourra être retenu comme entrave à l'enquête de représentants de la loi.


A son air, il était aisé de deviner qu'il ne rêvait que de ça. Rodolphus ne pouvait s'empêcher de mépriser cet homme, suivant les lois sans les comprendre, protégeant les faibles simplement parce que c'était "bien", ou peut-être pour donner un sens à sa vie sans intérêt. Cet homme, qui avait eu l'extrême mauvais goût de venir fouiner chez lui, avait eu en plus le culot de revenir pour un interrogatoire sans le moindre faux-semblant de politesse. Ah vraiment, Lestrange comptait bien le détruire, d'une manière ou d'une autre, du moment qu'elle fut lente et douloureuse. Et l'impétuosité de Jennings ne pouvait que l'aider à aller dans ce sens

[Tu peux aussi Pnjiser Jennings et Deepwood si tu veux, je les ai inventés seulement pour mettre un peu de piquant^^]

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Maïwenn Katellig
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Lun 29 Sep - 16:10

    Rodolphus - « Ah ma chère, c'est qu'au Ministère vous n'avez à faire qu'à nos hauts fonctionnaires. Pour ma part j'ai pu me rendre compte qu'à mesure qu'on descendait dans la hiérarchie, le savoir-vivre et la politesse se perdaient. »

    Maïwenn eu un petit rire amusé et ironique à la remarque on ne peut plus juste de son ‘‘collègue’’ avant que le plus jeune des deux employés du ministère ne reprenne avec une colère difficilement contenue.

    Jennings - « Du savoir-vivre ?! Vous… »

    Deepwood - « Jennings ! Nous sommes les représentants de la Brigade de Police Magique, et donc de la Justice. Calmez-vous et n'entrez pas dans ce jeu. Reprenons notre… »

    Rodolphus - « Jennings ? »

    Maïwenn, parfaitement silencieuse, assistait à cet échange avec un intérêt plutôt malsain. Cette incapacité de Jennings à se contrôler l’amusait énormément et si elle ne se trompait pas par la prochaine nouvelle attaque de Rodolphus, celui-ci avait également compris qu’il était le maillon faible à attaquer. A son air de chat gourmand qui passa brièvement dans les prunelles du maître des lieux, Maïwenn aurait pu parier toute la fortune parentale que la suite allait être des plus intéressantes. Et elle n’eu pas à attendre longtemps pour savoir qu’elle avait raison.

    Rodolphus - « Mr Deepwood, vous ne devriez pas en vouloir à Mr Jennings qui doit être un peu sur les nerfs en ce moment. Son père est l'une des victimes récentes de l'événement du métro londonien je crois… …. ….et ignorant qu'il était père d'un sorcier, donc que c'était inutile. Je suis vraiment navré pour vous. »

    Ainsi donc c'était de cette façon dont Rodolphus avait entendu ce nom qui était alors complètement inconnu de la rouquine. Bien qu'il semblait un minimum sincère en présentant son désolement au sorcier, Maïwenn se doutait bien que Rodolphus n'en pensait pas un traitre mot. Elle savait, elle avait compris qu'il avait trouvé la faille incontesté pour faire craquer les deux autres sorciers. Elle ne comprenait pas encore pourquoi il faisait ça, mais elle savait qu'il avait forcément une bonne raison. Quoi qu'il en soit, son visage avide se transforma bien vite en un air dédaigneux à souhait. C'était qu'elle s'ennuyait vite, mais elle savait qu'ils avaient intérêt à prendre des gants et a agir en douceur s'ils ne voulaient pas risquer de passer leurs vies à Azkaban.

    Deepwood - « Jennings ne m'interrompez plus et contentez-vous de noter. Comme je le disais, reprenons. Monsieur Lestrange, votre emploi du temps. »

    Maïwenn arqua paresseusement un sourcil outré, ils prenaient moins de gants avec Rodolphus qu'avec elle, pourtant, contrairement à Maïwenn, il avait tout pouvoir ici puisqu'il était chez lui, mais peut-être était-ce dû à la première attaque du mangemort. Sans surprise, Rodolphus annonça qu'il avait, à peu de choses près, le même que Maïwenn à la différence que la nuit dernière il était en compagnie de sa charmante femme. Il ne s'arrêta cependant pas là et leur demanda tout bonnement de quel droit ils venaient ainsi les questionner avec un air accusateur. De mauvaise grâce et contre toute attente, le plus vieux présenta un parchemin d'aspect officiel à Maïwenn et non à Rodolphus. Plutôt surprise elle le pris entre ses mains, un air soudainement sérieux sur le visage, cherchant la faille du document même si elle se doutait bien qu'il n'y en aurait aucune. Après quelques minutes d'une lecture rapide, mais attentive Maïwenn marmonna à l'adresse de Rodolphus avec un air plus intéressé qu'effrayé.

    May - « Mmmm Apparemment une... déclaration anonyme... Nous soupçonne d'avoir commis un crime qui n'est pas expliqué dans la missive ministérielle et que par conséquent les deux malpolis qui se trouvent devant nous en ce moment même, sont autorisés à venir se faire indiscret à propos de nos vies privées mon cher Rodolphus. »

    Jennings - « Alors cessez de vous donner des airs, Miss Katellig. Et vous avez intérêt à répondre. »

    Deepwood - « Jennings ! Taisez-vous, je ne vous le répéterai pas ! Miss Katellig, j'aimerais savoir ce que vous connaissez du Mage Noir dont on parle de plus en plus et vos opinions à son sujet. Je vous prie de bien réfléchir à votre réponse, un mensonge pourra être retenu comme entrave à l'enquête de représentants de la loi. »

    Maïwenn avait relevé un regard vif vers le dénommer Jennings et avait ri aux éclats avec un air légèrement malsain et clairement moqueur alors que son supérieur le reprenait une fois de plus avant de s'intéresser à son cas une nouvelle fois. Elle décida donc de se calmer et de s'occuper de la curiosité mal placée de ce troll en chef.

    May - « Mes.... Opinons à propos de vous-savez-qui ?! »

    Un étonnement poli avait fait place à son hilarité et elle ne lâcha pas Deepwood du regard, un air fier et buté, elle avait naturellement été prise de court, ce genre de questions n'avaient que rarement leurs places dans les conversations des sangs purs et on ne lui avait tout simplement jamais demandé une chose pareille. En plus il semblait la prendre pour une débile puisqu'il sous-entendait qu'elle ne connaissait rien du grand Voldemort... Elle reprit donc d'une voix froide et dure lorsque Deepwood lui confirma que c'était bien ce qu'il avait demandé.

    May - « Je vois que le ton est donné... Apprenez premièrement pour votre gouverne Monsieur Jennings que je ne recevais d'ordres que de mes parents et comme vous n'êtes ni mon père, ni ma mère, vous n'avez pas à me parler sur ce ton sinon mon ami ici présent pourra vous témoigner à quel point je peux être soudainement bien moins... Amicale avec vous sans même le vouloir... On ne me menace jamais impunément monsieur-je-parle-trop-vite... Ensuite, que voulez-vous que je vous réponde Monsieur Deepwood ? Que j'admire tellement Lord Voldemort que je lui baiserai les pieds après qu'il ait fait la java dans une marre de boue ??? Et bien vous pouvez attendre, cet... Homme ne m'est d'aucun intérêt et je me contrefiche de ce qu'il peut bien faire... Surpris ?! »

    Bien qu'elle montre une assurance plutôt déconcertante, Maïwenn n'en menait pas large. Elle espérait simplement que Rodolphus n'irait pas se faire des films et comprendrait qu'elle avait raconté tout ça pour faire taire les deux autres sorciers. De plus, le fait qu'elle ait appelé le seigneur des ténèbres par son prénom n'était pas si rare que ça venant d'elle, il lui arrivait souvent de le faire, par pur esprit de provocation. Il lui était aussi arrivé de le faire en présence du Lord en question et qu'elle était en pleine crise et bien entendu elle le regrettait amèrement par la suite, ou non tout dépendait des humeurs de son maître.

    Écoutant son supérieur pour le moment, Jennings n'en bouillait pas moins de rage et se retenait tant bien que mal d'éructer des inepties sans fondement contre la demoiselle, elle le savait parce qu'elle le voyait serrer sa plume avec force et appuyer tellement sur son parchemin pour écrire qu'il en était à deux doigts de le percer. Deepwood resta un instant interdit avant de tourner son attention vers Rodolphus, un peu plus froid encore qu'il ne l'était jusque là. Si Maïwenn ne se trompait pas, il était lui aussi en train de perdre son sang froid.


    Deepwood - « Je vous pose la même question Monsieur Lestrange. Que savez-vous de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et quelle est votre opinons à son sujet ? Naturellement il vous est expressément demandé de coopérer sous peine de vous voir accompagné au ministère... Et sans vous foutre de moi ! »

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Mar 30 Sep - 13:12

Les choses se passaient admirablement bien. Non ça ne lui avait pas effleuré l'esprit que Maïwenn raconte ce genre de choses pour une autre raison que celle de donner le change. Car qu'on soit avec ou contre lui, qui prétendrait se contrefiche des agissements de Voldemort après l'avoir rencontré en personne ? En fait, la seule chose qui l'avait un peu marqué avait été l'emploi du nom qu'on n'osait déjà quasiment plus employer parmi de nombreux sorciers. Les autres étaient simplement ignorants. Fallait-il mettre cela sur le compte de la folie ?
Quoi qu'il en soit, l'important était l'assurance qu'elle montrait et qui ne pouvait que faire perdre plus encore le sang froid de Jennings et commencer d'agacer grandement Deepwood. Deepwood qui se permettait de le menacer à présent. Comme c'était amusant… Comme il le lui ferait regretter… Les quelques notes qui s'échappèrent de sa bouche ne méritaient guère le nom de rire tant elles étaient glaciales.


- M'accompagner au Ministère, Deepwood ? J'aimerais que vous essayiez, vraiment. Mais ni vous, ni moi, n'ignorons que vous n'en avez pas le droit, votre papier ne vous autorise qu'à m'interroger. Mais faites-le. Comment appelle-t-on cela ? Harcèlement, je crois. Et quel juge qualifierait autrement vos actes si vous dépassez cette limite ? Perquisitions répétitives et inutiles, interrogatoire de nobles représentants du monde sorcier sans sommation, jusque dans leur domicile-même, prenant les invités à parti aussi et pourquoi ? Une déclaration anonyme ! Certains vous connaissant moins que moi pourraient penser qu'elle a été inventée de toute pièce, ou au mieux qu'elle est le fruit d'un mauvais plaisantin.

Bien enfoncé dans son fauteuil, Rodolphus faisait montre d'un calme olympien, mais son sourire avait pris un côté agressif et carnassier. La tension montait, et c'était exactement ce qu'il voulait, prenant soin cependant de ne faire aucun faux-pas lui-même.

- Mais je ne vais pas me payer votre tête, comme vous l'avez formulé avec votre élégance habituelle. Qui ignore que les Moldus m'évoquent plus le mépris qu'autre chose ? Qu'on perd une énergie à les protéger de tout qui pourrait être utile à des projets sérieux et bénéfiques pour la société sorcière, je ne me suis jamais caché de ces opinions. Comme le fait que de nombreux Sang-Mêlé, pour ne pas utiliser une expression plus insultante pour votre collègue, semblent avoir terriblement hérité de la médiocrité de leurs ancêtres. Pourtant, il ne me semble pas que le délit d'opinion soit sanctionné par la loi, n'est-ce pas Deepwood ? Et de tels avis ne font pas pour autant de moi un serviteur de ce Mage Noir.

Comme assuré de ne strictement rien risquer, le jeune sorcier but négligemment une gorgée de son verre encore bien plein. Face à lui les deux hommes commençait de suer sous la chaleur que les flammes leur envoyaient.

- Je partage certaines vues de ce Vous-savez-qui, ce serait mentir que de dire le contraire et vous faire le plaisir de me prendre en faute. Cependant je n'approuve pas ses méthodes. Je n'aime pas la violence. Que les Moldus restent dans leur monde et nous dans le nôtre. Les combats m'ont toujours paru stupides, ils ne mènent à rien et croyez-moi j'ai bien mieux à faire que de jouer les épouvantards simplement par mépris pour nos "amis" les enfants de Moldus. D'ailleurs, ne me dites pas que l'idée ne vous a pas effleuré au sujet de votre insubordonné collègue. Votre ton était assez éloquent. Allons trouvez-vous un autre coupable Deepwood, et finissons cet interrogatoire au plus vite.

Tandis qu'il s'accordait une nouvelle gorgée, Rodolphus constata que Jennings avait fini par percer son parchemin et regardait à présent Deepwood avec un regard étrange et furieux. Les insinuations de Lestrange auraient-elles donc bien portées ? Mais l'autre sorcier reprenait déjà, quelque chose comme de la colère dans la voix, ce qui était un bon résultat quand on connaissait les nerfs d'acier du bonhomme :

- Non l'idée ne m'a pas effleuré !

Rodolphus se contenta de répondre par un sourire qui ne découvrait guère les dents et évoquait autant le doute que l'ironie et la moquerie. Ce qu'il y avait de mieux d'ailleurs, c'était que dans toute son explication, il s'était mis hors de portée d'une quelconque plainte ou délit, sans pour autant porter atteinte à la réputation du Seigneur des Ténèbres ni aux arguments qui l'accompagnaient. Deepwood prit une profonde inspiration sûrement pour se calmer mais c'était difficile avec le feu ronflant dans son dos. De plus il y avait une lueur de déception dans ses yeux : apparemment il avait bien escompté une dénégation de celui qu'il interrogeait. Il en était pour ses frais. Jennings serrait ses mâchoires si fort qu'il paraissait trembler, mais il sut se taire. Son aîné ouvrit de nouveau la bouche :

- Et Bletchley, ce nom vous dit-il quelque chose ? Miss Katellig ?

Il semblait qu'avec le nom de leur toute récente victime le simple interrogatoire s'était transformé en joute verbale. Ce n'était que des mots mais cela restait éminemment dangereux. Pour les uns comme les autres. Les premiers risquaient rien de moins qu'Azkaban, les autres de voir leur carrière ruinée, l'opprobre jetée sur leur famille et l'acharnement des Sang-Purs les plus riches et les plus puissants, ce qui ne représentait pas rien, loin s'en fallait, sans compter le risque qu'on prenait toujours à trop menacer un Lestrange, l'Histoire recelait d'exemples de personne ayant mal tournée ou tout simplement disparue après s'être montré trop… gênants. Mais toujours après que l'innocence de la vieille famille eut été bien prouvée. Et Deepwood n'ignorait rien de ces histoires comme le prouvait la tension qu'il montrait si rarement habituellement et qui commençait de le contaminer.

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Sam 4 Oct - 17:27

    Parfaitement calme, peut-être même trop, Maïwenn ne lâchait pas les employés du ministère des yeux. Ils semblaient dans un de ces états de nerf qui n'était pourtant pas encore assez élevé au goût de la jeune femme qui n'attendait que les prochaines attaques de Rodolphus pour voir si elle devait en remettre une couche... Il était intéressant de voir jusqu'où ils pourraient tenir, ce qui leur ferait perdre leur calme... Apparemment, Rodolphus semblait doué pour trouver les sujets sensibles et qui feraient mouche. C'était une très bonne qualité, surtout pour un mangemort... Il savait jouer avec les mots et faisait preuve d'une sincérité déconcertante par moment. Alors que la jeune femme ne le faisait pas franchement exprès, lui, il semblait au contraire chercher à faire en sorte que ça soit ainsi, surement pour déstabiliser ses adversaires. C'était une bonne méthode et apparemment elle marchait même à merveille...

    Au son de la voix du mangemort et à ce qu'il répondit à la remarque de Deepwood, il n'était pas compliqué de deviner à quel point il n'avait pas apprécié la menace du sorcier autoritaire. Quoi de plus évident quand on entendait Rodolphus lui rabattre son clapet en lui rappelant que son papier ridicule les autorisait seulement à venir leur poser des questions et pas à les menacer ou encore les faire conduire au ministère de la magie. Il semblait donc que malgré les apparences qu'il tenait de sauver, Deepwood perdait également son sang froid pendant que Jennings martyrisait son parchemin avec sa plume. Monsieur Lestrange lui renvoya aussi les perquisitions répétitives dont le manoir était victime même si elles étaient sans fondement et sous-entendait clairement que si quelqu'un était en droit de porter plainte ici, c'était lui et pas Deepwood... Il termina en sous-entendant que la plainte anonyme était très certainement une fausse accusation, un canular visant à les discréditer, lui et Maïwenn...


    Rodolphus - « Mais je ne vais pas me payer votre tête, comme vous l'avez formulé avec votre élégance habituelle…. … … Pourtant, il ne me semble pas que le délit d'opinion soit sanctionné par la loi, n'est-ce pas Deepwood ? Et de tels avis ne font pas pour autant de moi un serviteur de ce Mage Noir. »

    Maïwenn avait lentement tourné la tête vers Rodolphus au début de sa tirade et le regardait sans qu'aucun signe de son étonnement ne transperce son masque d'indifférence. Une fois de plus, Rodolphus faisait preuve d'une honnêteté déconcertante qui déstabilisait les deux autres hommes. Il était vrai qu'il était de notoriété publique que les Lestrange approuvaient les idées du seigneur des ténèbres, mais aucune de leurs actions ne les liait à Voldemort ce qui expliquait le fait que Rodolphus se serve de cet argument pour sauver sa peau. C'était un atout de choc... Les deux hommes commençaient à suer comme s’ils avaient couru pendant deux jours pendant que Rodolphus continuait sur sa lancée.

    Rodolphus - « Je partage certaines vues de ce Vous-savez-qui, ce serait mentir que de dire le contraire et vous faire le plaisir de me prendre en faute. Cependant je n'approuve pas ses méthodes. Je n'aime pas la violence… … … Allons trouvez-vous un autre coupable Deepwood, et finissons cet interrogatoire au plus vite. »

    Alors que Rodolphus prenait une nouvelle gorgée de son breuvage, Maïwenn laissait échapper un rire moqueur à souhait en posant les yeux sur Jennings qui lui, fixait son supérieur avec un air rageur alors que sa plume passait à travers son parchemin. Deepwood, apparemment gêné, nia l'accusation de Rodolphus avant d'essayer de reprendre son calme ce qui ne se faisait apparemment pas totalement.

    May - « Curieux... Monsieur Jennings ne semble pas certain de votre réponse Monsieur Deepwood... »

    Deepwood - « Et Bletchley, ce nom vous dit-il quelque chose ? Miss Katellig ? »

    Ah bah c’était pas drôle ça, il changeait de sujet… Voila qui n’était pas pour plaire à la demoiselle. Elle fit mine de réfléchir pendant un petit moment, ses prunelles fixées sur le visage nerveux de Deepwood. Puis au bout d’un moment indéterminé, elle repris avec calme et ennuis.

    May - « Absolument rien… Vous m’en voyez navrée naturellement… Mais je ne fréquente pas n’importe qui… »

    Un sourire froid accompagna la fin de la réponse de la jeune femme, elle attendit un instant puis se leva nonchalamment, prenant son verre, avançant jusque devant la cheminée. Quelques secondes de silence plus tard, elle se tourna de nouveau vers les trois hommes puis s'avança jusqu'à se retrouver entre les sièges de Deepwood et Jennings, mais elle s'adressa à Rodolphus comme si les deux autres n'étaient plus là.

    May - « Je trouve ce subordonné bien trop effacé personnellement... Croyez vous que les critères du ministère aient baissé ces derniers temps ? C'est vrai, moi je ne sais pas si j'accepterais de telles hésitations de la part de la personne qui est sensé me... Diriger... Le monde de la magie se ramolli... »

    La demoiselle avait à peine finit sa phrase que Jennings était déjà levé, mais la fureur de l'homme ne se dirigeait pas vers Maïwenn, mais vers son supérieur.

    Jennings - « Pourquoi avez-vous tellement hésiter aux insinuations de Lestrange ? »

    Maïwenn arqua un sourcil en regardant Rodolphus.

    May - « Quelle impolitesse mon cher il n'a même pas le tact de mettre le ''Monsieur'' devant votre nom... »

    Deepwood - « Taisez vous espèce d'idiot !!! Vous ne voyez pas qu'elle ne cherche que ça ?! Et vous Monsieur Lestrange, puisque vous êtes le maître des lieux, je vous saurais gré de dire à cette petite impertinente de cesser de nous chercher des noises si elle tient à sa liberté. »

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Rodolphus Lestrange
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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Mar 7 Oct - 17:37

- Effectivement je suis le maître des lieux Deepwood, vous serez donc bien aimable de ne pas me donner d'ordres sous mon toit.

La voix claqua sèchement et si le ton était aussi glacial que plein d'une fureur latente, ça n'avait cette fois rien de feint. Le sorcier reprit après un bref silence :

- Miss Katellig étant en revanche mon invité, je ne vois pas qu'elle ait à pâtir de vos mauvaises relations avec votre subalterne. Vous ne l'avez pas choisi, c'est un fait, vous êtes trop intelligent pour vous encombrer de ce genre de personnages. Mais je vous pensais plus… Arrangeant.

Maïwenn avait déjà fait un excellent travail de zizanie et en toute honnêteté, Rodolphus se contentait d'enfoncer le clou. Il visait à ce que Deepwood se retrouve sans le moindre allié. Ainsi d'un côté il veillait à pousser encore plus à bout Jennings par son mépris, mais par ces quelques flatteries et le mot arrangeant, il cherchait d'un autre côté à éveiller le doute dans l'esprit du sorcier aux cheveux de paille. Et malheureusement pour lui, Deepwood avait commis l'erreur de le traiter d'imbécile. De là à ce que Jennings finisse par croire que si les perquisitions chez les Lestranges avaient été infructueuses, s'étaient parce que son supérieur était de mèche… Voilà qui serait proprement merveilleux, songeait Rodolphus. D'ailleurs l'idée germant dans son esprit, il ne pouvait nier que s'arranger pour faire accuser Deepwood de bonne entente avec le Seigneur des Ténèbres était alléchante. Cela pourrait s'arranger sûrement, il faudrait seulement faire preuve de doigté et de pas mal de prudence, mais comme il serait bon de savoir Deepwood en train de moisir avec les Détraqueurs pour avoir été pris pour ceux qu'il combattait précisément.

Quoi qu'il en soit, sa dernière phrase avait eu un effet étonnant : Deepwood, quelques secondes plus tôt prêt à lâcher une diatribe agressive, ne trouvait plus ses mots. Comme s'il était conscient tout d'un coup du danger d'une expression mal placée qui planait sur lui ou que la disparition de l'agressivité, voire la présence des compliments induits dans les mots qui lui avaient été adressé l'avait privé de ses repères.

Comme il paraissait étrange ce silence après les derniers échanges, pour le moins énergiques. Le jeune Lestrange en profita pour revoir ses cartes : il y avait l'impétuosité de Jennings, ses soupçons naissants pour son supérieur, contrebalancé par la hargne qu'il ne devait pas manquer de ressentir à l'encontre de Maïwenn et Rodolphus étant donné la manière dont ils le méprisaient ouvertement. Jennings c'était donc l'énergie qu'il fallait savoir canaliser dans le bon sens. Il y avait Deepwood aussi, son terrible sang-froid et surtout son expérience et sa persévérance assez dangereuse pour considérer l'homme comme un adversaire à ne pas sous-estimer. En revanche il avait commis un faux-pas qu'il fallait utiliser : il était venu ici parfaitement assuré de ne pas y trouver Lestrange et Katellig et par conséquent s'était trouvé déstabilisé d'entrée de jeu. Il était également handicapé par l'imprévisibilité d'un collègue qui le soutenait si peu qu'il était au mieux seul contre deux. Quant à lui, il avait Maïwenn, son atout, celle qui lui permettait de ne pas être le seul à attaquer, qui avait si bien compris la situation qu'elle contribuait à ce début de harcèlement qui semblait si bien marcher. Malgré son jeune âge, la sorcière était une vraie perle de réactivité et elle jouait son rôle à la perfection. Les mauvais points ? Ils ne pouvaient communiquer que par les regards et cela pouvait engendrer des erreurs, et naturellement Maïwenn avait elle aussi un côté "imprévisible". Mais surtout, il venait de se rendre compte de sa propre colère et décida immédiatement de se calmer : c'était aux agents du Ministère de perdre leur maîtrise, pas à lui.

Encore quelques minutes il laissa le silence s'éterniser provoquant un léger malaise. Au moment où il allait inviter Deepwood à reprendre son interrogatoire et à faire preuve de célérité comme l'heure passait, mais celui-ci le prit de vitesse
:

- Très bien. Je n'entrerai pas dans ce jeu. Je vais poser les dernières questions. Vous allez y répondre. Et vous Jennings vous noterez, et ne discutez pas ! Si vous avez quelque chose à dire, je pense que ça peut attendre que nous soyons sortis de cette maison.

De plus en plus en sueur Jennings avait le regard noir et s'il l'adressait à tous ceux qui se trouvaient dans la salle il n'en resta pas moins un peu plus insistant sur son supérieur. Alors qu'il s'asseyait il ne put s'empêcher de lâcher :

- Comme vous voulez… C'est vous le patron, mais je peux vous promettre…

Il laissa sa phrase en suspens mais son expression était éloquente. Deepwood soupira mais en sembla satisfait :

- Et vous, Bletchley, ce nom vous dit quelque chose ?

- Non ça ne me dit rien non plus.

- On l'a pourtant souvent aperçu à l'Alchemist's


- Vraiment ? Et je suis supposé connaître tous les noms et les activités de mes clients, c'est ce que vous insinuez Deepwood ? C'est trop surestimer ma mémoire, je le crains. Si encore vous aviez une photo, peut-être pourrais-je me rappeler cette personne, mais autrement…

Jennings notait furieusement mais son regard était toujours plein de fureur chaque fois qu'il se levait. Au point que Rodolphus commença de se demander s'il n'avait pas sous-estimé la gravité de ce qui était arrivé à son père. Comme pour confirmer cette pensée, alors que Deepwood soupirait de l'air de celui qui ne s'attendait plus à ce qu'on lui réponde et finissait par espérer lui aussi la fin prochaine de leur entretien, son subordonné ouvrit de nouveau la bouche, prouvant une fois de plus qu'il n'était pas de ceux qui obéissaient aux ordres :

- Ils ne répondront rien de toute façon, pas vrai ?

Deepwood le regarda avec un air méfiant qui se comprenait aisément vu le ton mauvais qui avait été employé. Quant à Rodolphus, il ne put s'empêcher de raffermir sa prise sur sa baguette dès qu'il vit le blond se lever et saisir la sienne.

- Mais nous sommes des représentants du Ministère ! Pourquoi ne pas utiliser d'autres méthodes ? Une fois qu'ils auront avoué, ça n'aura aucune importance si nous étions autorisés ou pas à… à agir : ils seront à Azkaban et nous, nous aurons vraiment fait notre travail. C'est vrai quoi, Deepwood, vous avez perquisitionné les Lestranges et vous n'avez rien trouvé.

Il eut un reniflement ironique et dubitatif.

- Je ne dirais pas que vous avez été "arrangeant" mais vous n'avez peut-être pas utilisé les "bons moyens". Mais après tout c'est vrai, ce n'est pas grave, vous n'avez pas à vous en faire, votre famille est de Sang-Pur.

Ainsi c'était cela, toute cette frustration… Un manque d'action et de résultat. Combien d'autres représentants du Ministère étaient dans ce cas ? Deepwood avait pâli.

- Baissez votre baguette, Jennings s'il vous plait.

La situation était dangereuse, d'autant que le-dit Jennings avait eu "l'intelligence" de pointer sa baguette vers Maïwenn, mais Lestrange décida de prendre le risque, de ne rien dire, d'oser laisser la situation s'envenimer. Après tout, n'était-il pas supposé ne pas aimer la violence ? C'était un pari extrêmement risqué, lui et la jeune sorcière n'avaient jamais été si proches d'un faux-pas. Mais jamais si proches de rafler la mise non plus. L'adrénaline commençait de se répandre dans ses veines mais il ne fit pas un geste. Comme Deepwood, il tenait sa baguette comme prêt à jeter un sort, mais il se contenta de regarder la rousse et le blond, se donnant l'expression de celui qui n'arrive pas à croire ce qu'il voit, mais intérieurement…

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Mar 7 Oct - 19:52

    Rodolphus - « Effectivement je suis le maître des lieux Deepwood, vous serez donc bien aimable de ne pas me donner d'ordres sous mon toit. Mais je vous pensais plus… Arrangeant. »

    Tien, voilà qu'il avait cloué le bec à Deepwood... Lui qui semblait plutôt grande gueule... C'était étonnant. La jeune femme fixa Rodolphus avec une certaine intensité, cherchant à comprendre pourquoi. Elle analysa les paroles de Rodolphus pendant que le silence s'installait rapidement. Plus... Arrangeant... C'était surement cette remarque qui avait perturber l'employé du ministère... Les deux hommes avaient dû prendre cette remarque anodine pour un sous-entendu bien tourné à propos d'activités illicites... Voilà qui ne serait surement pas pour déplaire à Rodolphus qui semblait d'ailleurs pris à d'intenses réflexions.

    Deepwood était déroutés, Jennings fusillait tout le monde du regard sans que personne ne s'en préoccupe réellement, Rodolphus se sortait de ses pensées à vitesse grand V et Maïwenn était des plus amusées par toute cette histoire... Ces agents du ministère étaient réellement idiot, bien entendu qu'ils y étaient pour quelque chose, mais ils n'allaient quand même pas le leur avouer. Pour être mangemort, il fallait être un brin kamikaze, c'était une certitude, mais ils ne l'étaient pas à ce point-là quand même...


    Deepwood - « Très bien. Je n'entrerai pas dans ce jeu. Si vous avez quelque chose à dire, je pense que ça peut attendre que nous soyons sortis de cette maison. »

    Jennings - « Comme vous voulez… C'est vous le patron, mais je peux vous promettre… »

    Maïwenn, grand sourire aux lèvres, haussa les sourcils et tourna les yeux vers Deepwood avec un regard éloquent, mais l’homme n’en fit pas grand cas, semblant contant que son subalterne lui obéisse de nouveau et il réattaqua Rodolphus plutôt abruptement.

    Deepwood - « Et vous, Bletchley, ce nom vous dit quelque chose ? »

    Rodolphus - « Non ça ne me dit rien non plus. »

    Deepwood - « On l'a pourtant souvent aperçu à l'Alchemist's… »

    Rodolphus - « Vraiment ? Si encore vous aviez une photo, peut-être pourrais-je me rappeler cette personne, mais autrement… »

    Un sourire ironique éclairait le visage de la jeune femme. Rodolphus se moquait ouvertement d’eux avec une certaine class non négligeable ce qui fascinait Maïwenn dans le fond. Il semblait que Deepwood commençait enfin à comprendre qu’il ne tireraient rien d’eux, qu’ils aient quelque chose à se reprocher ou non. Ce fut aussi le constat que Jennings fit puis qu’il le cracha tel du venin tout en se levant brusquement, baguette en main, ce qui fit reculer la demoiselle de quelques pas. Il n’était jamais bon de rester trop près d’un ennemi armé…

    Jennings - « Mais nous sommes des représentants du Ministère ! Pourquoi ne pas utiliser d'autres méthodes ? … à agir : ils seront à Azkaban et nous, nous aurons vraiment fait notre travail… Je ne dirais pas que vous avez été "arrangeant" mais vous n'avez peut-être pas utilisé les "bons moyens". Mais après tout c'est vrai, ce n'est pas grave, vous n'avez pas à vous en faire, votre famille est de Sang-Pur… »

    Maïwenn haussa un sourcil une nouvelle fois et tourna vivement les yeux vers Deepwood qui avait affreusement pâli puis vers Rodolphus qui serrait discrètement sa baguette dans ses mains et les yeux de la jeune femme revinrent vers Deepwood lorsque celui-ci pris la parole.

    Deepwood - « Baissez votre baguette, Jennings s'il vous plait. »

    Maïwenn tourna son regard pour le fixer sur celui de Jennings. Ses yeux qui jusqu’alors n’avaient encore exprimé que de l’innocence, de l’étonnement, de la moquerie en présence des deux hommes du ministère, avaient à présent une sorte de folie qui les assombrissait tendit qu’elle fixait le jeune homme qui pointait sa baguette sur elle avec l’idée flagrante d’en faire sa nouvelle victime de sa nouvelle méthode d’interrogatoire…

    Plutôt que de prendre sa baguette qui se trouvait dans sa poche, Maïwenn croisa les bras sous sa poitrine et défia Jennings du regard, relevant le menton avec effronterie, un sourire en coin et l’air sur d’elle… Qu’est-ce qu’il croyait, qu’elle n’avait aucune idée de ce que cela faisait de se prendre un doloris ? Non seulement elle l’avait expérimenté plus d’une fois, mais en plus, elle avait ‘‘goûté’’ à ceux de Voldemort en personne et il était réputé pour lancer les pires doloris au monde… Elle repris donc d’une voix calme, tentant de le raisonner.


    May - « Et bien Monsieur Jennings… Vous croyez réellement me faire peur ?! Qu’allez vous faire ? Me lancer une série de Doloris ? Et bien croyez le ou non, mais ça ne servirait à rien j’ai été élevée à coup d’impardonnable… Avec le temps, on s’y fait… »

    Elle s’arrêta un instant, pourquoi ? Et bien peut-être parce qu’elle avait l’impression que cela ne faisait qu’augmenter l’état de nerf dans lequel se trouvait Jennings et puis Deepwood devait surement la croire suicidaire vu comme il la regardait. Elle ne lâchait pas Jennings des yeux mais voyait tout de même les deux autres hommes dans son champ de vision.

    May - « De plus, que croyez vous qu’il se passera quand je porterais plainte contre vous pour la pratique de torture sur une personne désarmée ? Et ce devant témoins… Il est beau le ministère… »

    Loin de prendre crainte, la jeune femme eu un léger rire ironique avant de continuer sur un ton tout aussi calme.

    May - « Vous feriez mieux d’apprendre l’obéissance Monsieur Jennings et lâchez votre baguette avant que je ne puisse plus me contrôler… »

    Le regard sérieux de Maïwenn rivalisait avec celui déterminé de Jennings qui ne semblait pas vouloir lâcher sa baguette magique puisqu’il resserrait au contraire ses doigts autour, commençant à trembler légèrement…Elle savait qu’elle pourrait le prendre de vitesse, mais elle ne bougerait certainement pas, elle ne donnerait aucune raison au ministère pour lui chercher d’avantage de problèmes… De plus, ils s’arrangeraient certainement pour accuser Rodolphus par la même occasion et elle se devait de faire en sorte que ça ne soit pas le cas…

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Mer 8 Oct - 22:12

Quoiqu'il puisse faire, il était difficile pour Rodolphus de ne pas sentir une certaine tension le gagner. Et pour cause ! D'un côté il y avait l'irrésistible effet de l'adrénaline, car s'il avait beau jeu de prétendre détester la force et la violence, la vérité était qu'en vérité il adorait ça et que son inconscient réagissait en conséquence, augmentait son agressivité, jugulait la crainte… Peut-être un peu trop d'ailleurs. Parce que d'un autre côté, il n'y avait pas seulement la possibilité de se faire prendre en faute : le jeune Lestrange n'avait pas manqué de remarquer la lueur sombre anormale qui avait fait briller les yeux de Maïwenn. C'aurait été tellement plus simple si les deux hommes n'avaient pas été en mission officielle.

En vérité il semblait ne pas être le seul à sentir les effets d'une certaine excitation malsaine naître en raison de la situation aussi dangereuse que venimeuse. Et Maïwenn n'était pas la seule à arborer des regards pas très sains. Il ne s'agissait pas de Deepwood naturellement, malgré la chaleur provenant de la cheminée il était d'une pâleur étonnante et semblait chercher intensément à trouver une solution pour se sortir d'affaire ; une bonne chose au moins car il paraissait avoir complètement oublier qu'il était là pour piéger les deux sorciers qui lui faisaient face, uniquement concentré sur une tâche nettement plus urgente : contrôler son collègue. Oui c'était lui qui rivalisait avec Lestrange et la jeune rousse. Seulement il ne se maîtrisait pas autant, loin s'en fallait. La sorcière, elle, avait eu même le bon sens de ne pas sortir sa baguette, avait assez de self-control pour se maîtriser admirablement, continuant à jouer le jeu. Mais Jennings…


- Jennings, pour l'amour du ciel faites ce qu'elle vous demande et baissez votre baguette.

La voix de Deepwood était atone et paraissait venir de très loin aux oreilles de Rodolphus si concentré sur le blond qui tenait toujours sa main blessée contre lui, sans que ça semble le gêner beaucoup dans l'état d'énervement où il se trouvait.

- Je ne crois pas…, commença-t-il avant de passer une langue nerveuse sur ses lèvres. Je pense,… Non je suis sûr qu'ils ont beaucoup de choses à dire. Ouvrez les yeux Deepwood, il suffirait d'un aveu, et qu'importe comment nous l'aurons obtenu ! Le Ministère ne pourra plus se voiler la face et nous pourrons enfin…

- Deepwood, neutralisez votre collègue. Stupéfixez-le ou raisonnez-le, peu importe, mais si la situation dégénère, je peux vous promettre que les deux seules personnes qui iront ce soir dormir avec les Détraqueurs, seront deux représentants du Ministère, rendus fous par la paranoïa
.

Même à lui sa voix lui paraissait bizarrement détachée et métallique. Tant mieux finalement, au moins n'exprimait-elle rien d'autre qu'une froideur distante, presque méprisante qu'il était assez loin de ressentir actuellement. Mais comment ne pas se sentir légèrement grisé par avec acuité avec laquelle chaque particule de sa peau, chacun de ses muscles prêts, demandeurs même, de mouvements se rappelaient à lui, alors que Jennings avait brusquement tourné sa baguette vers lui dès qu'il l'avait entendu parler ?

- C'est maintenant qu'il faut choisir votre camp Deepwood, répartit Jennings avec une voix partant à présent un peu vers les aigus. Êtes-vous contre eux ou pour eux ? Nous pourrions tout changer ce soir !

De nouveau un bref silence s'installa. Tout semblait provisoirement dépendre de la décision du plus âgé des quatre et qui paraissait s'en rendre compte brusquement. Avec lenteur, il sortit à son tour sa baguette, son visage n'exprimant finalement qu'un profond dégoût adressé à tous y compris à lui-même.

- Jennings à présent soit vous baissez votre baguette, soit je serais effectivement obligé d'agir. Vous ne me laissez pas le choix. Vous ne comprenez rien : ce n'est pas ainsi qu'on arrête ces… ces gens. Si vous les pensez vraiment du côté de Vous-savez-qui, et je partage votre avis, pensez-vous seulement faire le poids ? Non seulement vous leur donneriez l'excuse de la légitime défense, mais il est peu probable que vous vous remettiez facilement. Vous êtes du service depuis peu, je comprends votre… votre enthousiasme, Jennings vraiment. Je désire la même chose que vous, les voir à Azkaban me soulagerait. Mais vous devez me croire, j'ai vu des victimes des partisans de Vous-savez-qui et j'ai aussi vu ce qui est arrivé à ceux qui n'ont pas été assez prudents quand ils ont attaqué ouvertement les membres des grandes familles. Ces méthodes-là ne mènent à rien. Alors encore une fois, pour l'amour du ciel, baissez cette baguette. Vous nous menez à notre perte.

S'il ne souriait pas, si sa bouche n'était pas le moins du monde étirée, ne montrait pas même l'ébauche d'un sourire, en revanche les pupilles de Rodolphus pétillaient. Et lui qui pensait… Deepwood croyait-il vraiment à ce qu'il disait ? C'était les surestimer ! Ne se rendait-il pas compte ou par une honnêteté stupide ne voulait-il pas même penser que quelques témoignages pas très nets, quelques pièces données et un bon jury étaient parfaitement en mesure de les envoyer, lui et Maïwenn tout droit à Azkaban si l'un des deux sorciers usait d'un sort agressif ? Ils n'avaient le droit qu'à la défense, mais la peur de Deepwood était une aussi bonne nouvelle qu'elle était un délice à sentir dans sa voix d'habitude si neutre, informelle et polie de l'officialité.

Jennings secouait la tête silencieusement, comme dans sa bulle, puis
:

- Non… Ils... Mon père... Et si c'était l'un d'eux qui avait provoqué l'accident. Lui…

Et ce disant il regarda fiévreusement Rodolphus, sa voix tendue comme une corde.

- Ou elle !

Avec une soudaineté admirable il s'était de nouveau tourné vers la jeune rousse, baguette levée. Lestrange eut un mouvement réflexe le portant vers l'avant, mais Deepwood interrompit son geste par son propre mouvement vers Jennings et sa voix empressée et pleine de la tension accumulée :

- Jennings arrêtez ! Lâchez cette baguette! Je compte jusqu'à trois ! Un, deux…

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MessageSujet: Re: Conscience et indifférence [Maïwenn]   Lun 20 Oct - 14:52

    Deepwood - « Jennings, pour l'amour du ciel faites ce qu'elle vous demande et baissez votre baguette. »

    Maïwenn arqua un sourcil, tournant vivement les yeux vers Deepwood, même lui ne devait pas être convaincu par le ton qu’il venait d’employer alors Jennings… D’ailleurs la réponse tout aussi nerveuse, presque folle de celui-ci ne fit que conforter la jeune femme à ce propos.

    Jennings - « Je ne crois pas… Je pense,… Non je suis sûr qu'ils ont beaucoup de choses à dire. Ouvrez les yeux Deepwood, il suffirait d'un aveu, et qu'importe comment nous l'aurons obtenu ! Le Ministère ne pourra plus se voiler la face et nous pourrons enfin… »

    Mais il n’eu pas le temps de finir sa phrase comme Rodolphus lui coupait la parole avec une certaine nervosité.

    Rodolphus - « Deepwood, neutralisez votre collègue. Stupéfixez-le ou raisonnez-le, peu importe, mais si la situation dégénère, je peux vous promettre que les deux seules personnes qui iront ce soir dormir avec les Détraqueurs, seront deux représentants du Ministère, rendus fous par la paranoïa. »

    Maïwenn s’autorisa un léger rire ironique, un peu fou qui ne faisait qu’enrager Jennings qui tremblait à présent. Peut-être était-il dans un tel état de nerf qu’il était maintenant impossible de le raisonner… Décidément le ministère ne volait pas bien haut et cela confortait la jeune femme dans l’idée selon laquelle il fallait être bien plus courageux pour être Mangemort que pour être Auror. Mais revenons en au moment présent, Jennings, en entendant Rodolphus parler, avait vivement tourner sa baguette vers lui créant ainsi un geste instinctif du Mangemort se sentant menacé.

    Rodolphus ne fit cependant rien et Maïwenn hésita un quart de seconde pour savoir si elle ferait bien d’attaquer le représentant du ministère pendant qu’il lui tournait le dos ou pas… Elle en était venu à la conclusion que si elle ne voulait pas risquer d’être faussement accusée, il fallait attendre que l’autre attaque en premier. Jennings posa un ultimatum à son collègue. Soit il se rangeait de son avis et attaquait lui aussi les deux mangemorts, soit il subirait aussi sa folie grandissante.


    Deepwood - « Jennings à présent soit vous baissez votre baguette, soit je serais effectivement obligé d'agir… ces gens. Si vous les pensez vraiment du côté de Vous-savez-qui, et je partage votre avis, pensez-vous seulement faire le poids ? … votre enthousiasme, Jennings vraiment …. Alors encore une fois, pour l'amour du ciel, baissez cette baguette. Vous nous menez à notre perte. »

    Maïwenn ne pouvait plus retirer ce petit sourire en coin à la fois ironique et sur. Ni même cet air affamé dans le fond des yeux mais elle restait cependant étonnement calme et raide comme un piquet. Elle ne lâchait pas la baguette de Jennings des yeux sauf quand elle jetait quelques coups d’œil discret à Rodolphus. Elle se demandait si elle devait en rajouter une couche ou bien mettre fin à toute cette mascarade. Cependant, elle n’eu pas le temps de penser d’avantage comme Jennings, semblant de plus en plus perdre la carte, repris tel un drogué en manque.

    Jennings - « Non… Ils... Mon père... Et si c'était l'un d'eux qui avait provoqué l'accident. Lui… Ou elle ! »

    Maïwenn sursauta en voyant l’homme se tourner vers elle avec une vivacité hors du commun et eu un mouvement de recul qui passa presque inaperçu puisqu’elle se souvint soudain que la cheminée se trouvait juste derrière elle. Elle ne remarqua pas le mouvement de Rodolphus ni même celui de Deepwood qui continuait pourtant, tout à sa nouvelle bravoure.

    Deepwood - « Jennings arrêtez ! Lâchez cette baguette! Je compte jusqu'à trois ! Un, deux… »

    Mais l’homme n’eu pas le temps de finir de compter comme Jennings armait son bras toujours tendu vers Maïwenn.

    Jennings - « ENDOLORIS !!! »

    Immédiatement, un rayon rouge sortit de la baguette du sorcier et se précipita droit sur la jeune femme pour finir par l’atteindre en pleine poitrine. Maïwenn contint un cris de douleur mais ne pu s’empêcher de s’effondrer à genou au sol, son joli minois se crispant sous son effort pour ne pas laisser entendre sa douleur.

    Jennings - « Parle ! Je sais que tu ment !! Je sais que c’est toi !!! »

    Maïwenn posa ses mains sur le sol pour reprendre son souffle lorsqu’il avait levé le sort mais elle ne disait rien, ses longues mèches rousses retombant devant son visage, elle fut secouée de spasmes dû au rire machiavélique qui s’échappait de sa gorge. Ne supportant surement pas qu’elle ose se moquer de lui, Jennings perdait la tête et Maïwenn cria de douleur au nouvel assaut, prise par surprise
    .

    Jennings - « ENDOLORIS !!! »

_________________
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+° La sagesse s'apparente souvent à la folie °+
+° J'y peux rien si je suis plus folle que sage... °+


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Conscience et indifférence [Maïwenn]
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