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 She likes coffee *le vieux citron...né

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Heide J. Westerlan
Translator & Writer || Dégaine sa baguette plus vite que son ombre
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MessageSujet: She likes coffee *le vieux citron...né   Lun 21 Juil - 14:57

Want some music?

« Rendez-vous au Chaudron Baveur. Important. Aujourd'hui, 17h. »

La missive avait quelque chose d'étrange, de suspect. L'écriture était soignée, faite de longues lettres, penchant vers la droite avec un élégance certaine. Pas de bavure, pas de tâches d'encre, ni de parchemin chiffonné, le tout était parfait. Heide l'avait reçu ce matin, avant même qu'elle n'ait le temps de déjeuner...

Le cliquetis de son réveil était quelque peu enroué. Impossible de savoir quand il allait rendre l'âme; ça pouvait arriver à n'importe quel moment. Et pourtant, depuis le temps que l'Allemande redoutait ce trépas... il tenait bon. S'accrochant difficilement au temps qui passait, certes, mais il en allait de même pour tout le monde, après tout, non? Sa sonnerie était vieillotte, usée. Presque désagréable. Elle retentit à six heures et demie pétante, comme d'habitude. Jusqu'ici, rien d'anormal, donc. Emergeant de son lit, l'Allemande découvrit Grace, son corbeau -accessoirement un mâle bien portant, mais au prénom de fille, sur le dossier d'une chaise, qui traînait dans sa chambre, en guise de porte-habits. Il la fixait de son regard sombre, la tête légèrement penchée de côté. Un croâssement. Léger, presque doux. Comme quoi, ce prénom ne lui allait peut-être pas si mal, au fond. Elle fit son lit en vitesse, adressant une petite caresse à son corbeau en passant devant lui, et alla à sa cuisine. L'idée de préparer des plats, de se faire complimenter sur ses talents culinaires ne lui avait jamais effleuré l'esprit. Pour cause? Elle n'avait jamais du le faire, et ça ne l'intéressait tout simplement pas. Petite, à Münich, ses parents avait une gouvernante, qui s'occupait aussi bien du ménage, de surveiller la jeune Westerlan, ou de faire la cuisine. Lorsqu'elle avait déménagée chez sa grand-mère, cette dernière, bien que cuisinant bien -surtout les biscuits, avait un majordome. Homme à tout faire, il leur servait des plats succulents. Le bête acte animal de se sustenter était alors placé au rang d'art à part entière, avec lui. ... Nostalgique, peut-être? Son estomac, sans doute un peu.

Premier reflexe de survie: se préparer une cafetière pleine de café. Viennois. Son préféré. Encore deux tartines, et basta! Nouveau croâssement de la part de Grace. Plaintif, cette fois-ci. Elle se retourna vers lui, son expression passant de la simple curiosité, à la réelle surprise. Sur le parquet, gisait un bout de parchemin plié, fermé d'un point en cire bordeaux. On l'avait visiblement glissé sous le pas de sa porte. Restant un moment en considération, adossée à son frigo, elle observait la missive d'un air suspicieux. Une gorgée de café. Une deuxième. Elle vida sa tasse, pinçant les lèvres. Qui diable pouvait savoir où elle habitait? Qui diable pouvait lui écrire? Ce ne pouvait pas être ses parents. Ils ne s'écrivaient que très peu, n'ayant pas vraiment ce lien qui liait généralement géniteurs et progéniture. Ils se connaissaient. Plus ou moins. C'était amplement suffisant, d'ailleurs. Sa grand-mère alors? Non. Elle lui aurait envoyé sa vieille chouette grisonnante, et cette dernière aurait tapé à la fenêtre de sa chambre jusqu'à la réveiller. Alors qui? Agacée, elle soupira et alla ramasser le bout de papier. Pas de sceaux particulier. Pas celui du Ministère, ni celui de son éditeur. Inconnu au bataillon. Nouveau soupire. Exaspération. Inquiétude? Heide s'arma du couteau à pain, ouvrant doucement ce... truc. Chose. Bidule. Machin. Appelez ça comme vous voulez.

« Rendez-vous au Chaudron Baveur. Important. Aujourd'hui, 17h. »

Evidemment, elle ne sut quoi penser de cette... invitation, pour le moins particulière. Elle jetta un coup d'oeil à Grace, qui la fixait, comme attendant de savoir de quoi il s'agissait. Il avait cette lueur intelligente, au fond de ses yeux noirs, qui devenait presqu'inquiétante, parfois. Heide haussa les épaules, d'un air résigné; elle aurait toute la journée pour y réfléchir. En attendant, un autre café...

16h45. L'Allemande poussa la porte du Chaudron Baveur, sans réelle conviction. Ses cheveux blonds ébouriffés, le col de son manteau relevé, ses mains cachées par ses gants, ses bottines claquant légèrement sur le sol, alors qu'elle allait au bar. Tom, le tenancier du pub, occupé à nettoyer quelques verres, leva la tête à son arrivée.

« Miss? »
« On m'a donné rendez-vous ici. Quelle table? »
« Celle dans le coin, là-bas. Je vous sert quelque chose, en attendant? »
« Un café. Avec un sucre et demie, s'il-vous-plaît. »
« Bien. »

Elle esquissa un vague sourire, avant d'aller vers la fameuse table. Abandonnée dans un coin discret du pub, elle semblait supporter des siècles d'histoire... de rendez-vous étranges, comme celui-ci. Heide se posa sur une chaise, sans enlever ses gants, étonnament. S'ils étaient là, ce n'était pas en guise de décoration, ou de quelconque protection contre le froid -quoi que, un peu pour ça aussi. Mais surtout pour masquer des blessures qui auraient soin d'attirer les questions. Et puis, en cuir lisse, d'un brun chocolat sombre, ils étaient plutôt jolis, non? Tom arriva avec son café. Elle le remercia d'un signe de tête, ce dernier lui renvoyant un maigre sourire, avant de s'en retourner derrière son bar, arrêté en chemin par quelques clients, qui jettaient des coups d'oeil intéressés à la blonde. Le tenancier laissa échapper un franc rire. Les gens étaien parfois... naïfs. Vraiment.
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   Mar 12 Aoû - 22:45

« Rendez-vous au Chaudron Baveur. Important. Aujourd'hui, 17h. »

Missive courte, directe, sans aucun mot inutile. Tout le contraire de son caractère habituel... Mais à occasions exceptionnelles, mesures exceptionnelles, non? L'effet de surprise devait être de mise. le secret aussi... Enfin, jusqu'à l'heure du rendez-vous, cela allait sans dire.

Il ne voulait pas qu'elle se doute de quoi que ce soit avant le dit rendez-vous. Tout ne serait révéler à la jeune fille qu'une fois qu'il serait sûr. Qu'une fois qu'elle aurait possiblement montré qu'elle pouvait être intéressée... Qu'elle aurait accepté même.

17h. Le chaudron baveur. Elle était là. Avec ses gants... cachant il ne savait quoi au juste, même s'il avait quelques doutes à ce sujet... Et avec son habituel café. Jeune femme étonnante qui avait su garder ses habitudes malgré la pression des us et coutumes britanniques typiquement enclines aux thé... plutôt qu'au café. Lui même était un adepte de ces infusions aux diverses propriétés, plutôt qu'à cet étrange stimulant amer...

17h. Le chaudron baveur. Elle était là donc. Seule. Comme convenu. Patientant. Tranquillement. Et observant.

Etrange jeune femme qui l'avait toujous profondément intriguée... et qui lui inspirait une certaine confiance, pour ne pas dire plus. Il appréciait la personne, douée en métamorphoses, l'un de ses propres domaines de prédilection qui plus est. Ils s'étaient maintes fois rencontrés lors de congrès portant sur le délicat art des métamorphoses, et cette jeune personne s'était montrée à la fois douée et agréable, intelligente et pétillante de vie. Et discrète aussi. Un autre atout majeur, qui l'avait finalement décidé à l'aborder pour l'affaire délicate qui le taraudait.

17h. Le chaudron baveur. Il était temps qu'i fasse son entrée et se dévoile enfin, songea-t-il, alors que le temps tournait, inéluctablement, passant à 17h01... Il entra donc, s'adressa rapidement à Tom, ce brave Tom, bien qu'un brin trop indiscret et trop curieux parfois. Puis, après un rapide tour de salle du regard, comme pour s'assurer de la sécurité, même si toute relative, des lieux, il se tourna enfin vers la jene femme, qu'il rejoint d'un pas léger et preqque guilleret.


- Puis-je m'asseoir à cette table? S'enquit-il alors, d'un ton badin. J'ai rendez-vous avec une jeune femme, à 17h, ici même, ajouta-t-il vivement, avec un éclat de malice dans ses prunelles céruléennes.
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Heide J. Westerlan
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   Mar 12 Aoû - 23:44

Sirottant doucement son breuvage amer et sucré, Heide ne détacha, étonnament, pas son regard de sa tasse de café, pour juger, savoir enfin, qui était l'auteur de cette mystérieuse missive. Car il s'agissait bien de lui. Ou d'elle. Les pas s'approchaient de sa table, tranquilles, sûrs, vifs. Elle esquissa un vague sourire, alors que ses supositions quant à l'identité du nouvel arrivant se restreignaient gentiment. C'était un homme, elle en était sûre. Ce pas-là ne trompait pas. Pour peu, elle se serait même risquée à poser un nom sur cette démarche si particulière... « Puis-je m'asseoir à cette table? » Son sourire s'élargit, alors qu'elle reposait doucement sa tasse sur la table, émettant un léger tintement avec la soucoupe, lorsqu'elle y fut posée. « J'ai rendez-vous avec une jeune femme, à 17h, ici même. » Enfin, elle le regarda. Dumbledore. Au début, elle n'avait pas pensé à lui, comme possible auteur de ladite missive. Elle lui semblait trop concise pour être de sa main. Et pourtant... il était bien là, face à elle, cet éternel pétillement mêlan malice et intelligence dans ses iris bleu clair, sa longue barbe argentée, ses lunettes en demi-lunes. Il restait fidèle au personnage, malgré les années. Les rides en plus, peut-être. Mais cela importait peu. Plus ça allait et plus il semblait jeune, aux yeux de l'Allemande. Jeune de caractère, au moins. Ce qui n'était pas peu dire... 17h02. Deux minutes.

« Vous avez deux minutes de retard. » dit-elle d'une voix posée, d'un ton faussement sérieux. « Mais si vous offrez un deuxième café à cette jeune femme, je suis certaine qu'elle vous pardonnera. »

Comme pour appuyer ses paroles, elle termina sa boisson, sans quitter son ancien directeur du regard. Heide avait cette habitude de fixer les gens, de sonder leurs iris, sans même faire allusion à ce qu'elle pouvait bien y lire. Elle ne cillait pas, ne détournait le regard qu'en cas de malaise. Signe chez elle que quelque chose n'allait pas. Chose qu'elle détestait, d'ailleurs. Echouer, devoir admettre cela, décevoir peut-être. Elle en était terrifiée. Alors montrer ses sentiments, par le biais d'un simple coup d'oeil... bien qu'elle trouvait cela extraordinnaire, elle n'en était pas moins lassée.

« En tant que bon Anglais, ce sera un Darjeling, je suppose? » ajouta-t-elle poliement, les sourcils légèrement haussés, en faisant signe à Tom de venir prendre leur commande. « J'avoue avoir été... surprise. » lâcha-t-elle, son regard se perdant un instant parmis les clients, où le barman tentait de se frayer un chemin.

Son message était pour le moins cursif. Elle ne s'en plaignait pas, non. Seulement, venant de sa part, c'était étonnant. Inhabituel. Intriguant. Enfin... il devait sûrement avoir ses raisons. Raisons qu'elle apprendrait peut-être, au fil de la conversation. L'essentiel pour le moment étant de savoir le pourquoi du comment de cette charmante invitation.

« Mais je ne sais pas par quoi exactement. Plus par la concision de la missive, ou du fait qu'elle me soit adressée... »

Peu de personnes pouvaient lui écrire, après tout. Pourquoi? Parce que même ses amis ne savaient pas tous où l'Allemande habitait. En l'occurence, un petit appartement dans les lanes de Brighton. Un endroit bien moldu. Elle ne comprenait rien à leurs habitudes, à leurs coûtumes, mais ils ne la dérangeaient pas plus que ça. Elle affectionnait tout particulièrement le magasin de peluche, situé au rez-de-chaussé. Des mètres carrés et des mètres carrés de nounours. Teddy Bears, comme diraient d'autres.

« D'ailleurs... Vous savez où j'habite? » demanda-t-elle avec un froncement de sourcils presque suspicieux. Amusé, surtout. « Qui avez-vous dû soudoyer pour cette information? » ajouta-t-elle avec un sourire, alors que Tom faisait irruption à leur table.

« Bonjour Albus! Comment allez-vous? ... Hum. Miss? »
« Un thé pour monsieur, et... »
« Quel genre de thé? »

Elle jetta un bref coup d'oeil au directeur de Poudlard, l'air désolé. En matière de thé, elle n'y connaissait rien. Rien du tout, ayant toujours préféré le café à l'infusion de feuilles...

« Un avec de l'eau chaude, dans une tasse. » rétorqua-t-elle avec cet air faussement sérieux, déstabilisant au possible... « Et un café pour moi, bitte. »
« Même... Même chose qu'avant? »
« Sauf si vous en avez un meilleur. »

Elle lui adressa un mince sourire amusée, lui faisant signe qu'il pouvait y aller, ce qu'il s'empressa de faire, semblant crouler sous les commandes. Croisant ses mains gantées sous son menton, elle reporta son attention sur le vieux sorcier, gardant ce vague sourire aux lèvres...

« Alors... On entre dans le vif du sujet? » demanda-t-elle avec un certain enthousiasme.

Important, avait-il écrit sur le bout de parchemin. Qu'est-ce qui pouvait être important, aux yeux de vieil homme, et qui puisse justifier un rendez-vous au Chaudron Baveur...? Heide ne voyait pas. Elle espérait simplement que ce soit pas pour lui parler de sa... famille. Il n'y avait que sa grand-mère, Jane, qui trouvait grâce à ses yeux. Elle était complètement indifférente à sa mère et à son père. Ils n'étaient que de simples connaissances. Un lien vague. Jamais vraiment clair... Pour ça, elle enviait ces enfants qui se brouillaient avec leurs géniteurs, une fois pour toute. Au moins, ils étaient fixés. Elle, n'avait jamais su ce qu'ils pensaient d'elle. N'avait jamais compris. Jamais...
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   Dim 14 Sep - 0:16

Deux minutes de retard... Tant que ça? Lui qui croyait n'avoir que trois secondes de retard... Que le temps passait vite. Il ne le voyait plus passer, c'était pour dire. Comment ça, c'était normal à son âge? Vraiment? Vous en êtes sûr? Ah. Bon... Si vous le dîtes...

- Si un simple café est le seul prix de votre pardon, alors je ne peux qu'accepter, Miss, répondit-il en prenant place en face de la jeune femme. Avec grand plaisir d'ailleurs.

Mais en fait la jeune femme qui le dardait de ses iris scrutatrices avait fini son café et commandait déjà leurs deux boissons, après qu'il ait simplement acquiescé d'un signe de tête à sa proposition d'un bon Darjeling tout british. ce regard qui le sondait de la sorte péillait d'une malice qu'il avait toujours apprécié. ET d'une vive intelligence aussi... Ce qui rajoutait encore au charme de la splendide femme qui lui faisait face. Oui, femme, malgré son jeune âge, elle était devenue une femme tout ce qu'il y avait de plus femme.

Une femme au caractère bien trempé toutefois, et certainement difficile à convaincre pour son... prjet, dirons-nous. Il avait besoin de gens comme elle. Mais encore fallait-il les convaincre de se joindre à eux. Ce qui ne serait peut-être pas une paire de manches.... Il allait devoir trouver les arguments choc, ceux qui frapperait la jeune femme en plein coeur pour la rallier à lui, à sa cause, son combat... Leur combat espérait-il.

Mais l'heure n'était pas encore aux longs discours de persuasion. Pas encore... Elle semblait, tout comme lui avant une longue discussion, se plaire en civilités apaisantes et possiblement dégustatives. Un bon point... pour elle comme pour lui d'ailleurs, qui allait pouvoir déguster son thé en toute bonne conscience, en si bonne compagnie...


- C'était le but, avoua-t-il alors quand elle lui confia avoir été surprise.

Oui, il aimait surprendre. Un petit jeu auquel il s'adonnait depuis plus de cent ans maintenant. Un jeu fort intéressant, il fallait l'avouer. Un jeu auquel il était devenu expert et dont il ne pourrait se passer... Et à chaque fois qu'il parvenait au but, il ne pouvait empêcher une petite lueur d'amusement de pétiller en lui. Un pétillement que ses yeux trahissaient, disait-on.

- Et j'avoue aussi ne pas avoir été trés.. explicite. Mais vous comprendrez pourquoi quand vous en saurez plus.

Tom arriva alors, pour prendre leur commande. A l'air confus et à la réplique presque enfantine de son interlocutrice, Albus ne put retenir un grand sourire d'amusement. Elle avait et de la répartie, et de l'esprit. Elle ferait une adversaire redoutable... ou une alliée hors paire, à n'en pas douter. Une raison de plus de trouver les bons mots et de la convaincre.

- Que d'impatience, que d'impatience, fit-il quand elle lui demanda d'entrer dans le vif du sujet. Un gateau au citron? Proposa-t-il à la place, au lieu de répondre à la nouvelle question de la jeune femme, tout en lui tendant la petite assiette de gateaux au citron que Tom n'avait pas manqué de joindre à son thé.

C'est qu'on connaissait bien ses goûts à force...

Il attendit encore un long moment, goutant un petit morceau de gateau trempé dans son thé, laissant les minutes, interminables, s'égrener lentement, avant d'enfin concéder à lui répondre, quand il sentit l'avoir fait suffisamment attendre.


- Oui, Miss, je connais effectivement votre lieu d'habitation. Je dois d'ailleurs avouer qu'il a été difficile de la trouver. Mais je n'ai soudoyé personne. Pas vraiment... Disons... que je vous ai fait suivre? Tout simplement. Mais ne vous inquiéter pas, mon "agent" est quelq'un de confiance, et ne divulguera rien de tout cela. Je peux vous en donner ma parole.

Il savait qu'il pouvait être fort inconfortable pour la jeune femme de savoir son secret, pourtant si savamment gardé, ainsi découvert. Et il était prêt à lui accorder toutes les garanties possibles pour lui assurer que ce secret le resterait... secret...

- J'avais besoin de vous contacter. De vous rencontrer.

Ils allaient enfin entrer dans le vif du sujet. Ce qui devrait enfin soulager la curiosité bien malmenée de la Miss, non?

- Que savez-vous au jsute sur moi? S'enquit-il soudain, semblant sauter du coq à l'âne...

Un coq à l'âne bien trompeur en fait. Lui avait un fil conducteur bien défini... une question amenait une réponse... et une autre... jusqu'à ce que son interlocuteur trouve enfin par lui-même la réponse à la question qu'il avait posée au tout début. Un peu tortueux, dîtes-vous? mmh... Oui, peut-être bien...
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Heide J. Westerlan
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   Dim 14 Sep - 1:43

Non. Son pardon était bien plus cher que la boisson, passablement râtée, soit-dit en passant, que Tom lui servait sous le doux nom de café. Non, c'était très cher. Un pardon, surtout venant d'Heide, ne s'achetait tout simplement pas. Il se méritait. Il se donnait. Il se faisait désirer, laissant dans l'angoisse de ce 'non', terrible et implacable, qui pouvait tomber à tout moment. Parce que si l'Allemande ne supportait pas l'idée même de pouvoir décevoir une personne qui comptait pour elle, cela allait dans les deux sens. La trahison avait un goût amer. Qu'elle conservait malgré le temps. Dont elle ne se défaisait pas, malheureusement. C'était infecte. Pestidentiel. .. Vomitif. Mais pour deux minutes de retard, et surtout, ce genre de retard-là, ça allait. Elle ne dirait rien. Il faut dire qu'elle n'avait pas affaire à n'importe qui, non plus. Et tout cela, toute la mécanique de la réflexion qui s'était faite dans l'esprit de la jeune femme, inconsciemment, il devait bien le savoir. Ou du moins, s'en douter.

Elle lui avait alors confié sa surprise. Son lieu d'habitation, elle avait réussit, jusqu'à ce matin, à le garder secret aux yeux du Monde. C'était comme ne pas exister, être invisible. Plus qu'un simple anonymat -refusé, de par sa condition d'écrivaine, au fond- elle s'était effacée. Là-bas, personne ne savait. Ce là-bas, c'était un lieu inconnu. Secret. Enfin... Plus maintenant, si l'on en croyait la missive qu'elle avait reçu. Mais la surprise qui avait été sienne en découvrant tout cela, c'était voulu, lui avoua-t-il. Pas d'explications superflues, évidemment. Raison qu'elle ne saisissait pas pour le moment, mais certainement lorsqu'ils auraient avancé dans la discussion. Haussement d'épaules. Qu'elle le croie ou non, qu'est-ce que ça changeait, au fond? C'était toujours lui qui en savait le plus...

« Que d'impatience, que d'impatience. » Oui, elle voulait savoir. Son esprit curieux prenait le dessus. Un désir irrépressible. Grisant. Dangereux? Non. Pas avec lui. A la place d'une réponse, il lui proposa un gâteau au citron, Tom ayant déposé au milieu de la table, une petite assiette remplie de tartelettes que semblait affectionner le vieil homme. Jetant un regard amusé à la patisserie, elle en prit une, contre toute attente et ce, sans daigner enlever ses gants, cela va de soit. Heide se débrouillait simplement pour ne pas les tâcher. Ce qui était un exercice de haute voltige, d'où elle s'en sortit sans trop de dommages.

« Mon pardon vous coûtera plus qu'un café et une patisserie, si vous continuez. Vous vous en doutez, non? » dit-elle avec un mince sourire.

Plaisanterie, mais avec une certaine vérité en toile de fond. L'Allemande laissait le temps se dissoudre dans ce silence fragile, sans quitter son interlocuteur du regard. Elle appréciait les jeux de vides et de pleins, dans les conversations. Et celle-ci semblait particulièrement distrayante. Suffisament pour qu'elle puisse patienter un peu. « Oui, Miss, je connais effectivement votre lieu d'habitation. Je dois d'ailleurs avouer qu'il a été difficile de la trouver. Mais je n'ai soudoyé personne. Pas vraiment... Disons... que je vous ai fait suivre? Tout simplement. Mais ne vous inquiéter pas, mon "agent" est quelq'un de confiance, et ne divulguera rien de tout cela. Je peux vous en donner ma parole. » Ce fut à son tour, de le faire patienter. Restant plus ou moins impassible face à sa réponse, elle ne put cependant cacher une certaine déception en entendant qu'on avait, malgré tout, réussit à trouver son appartement. Déception mêlée à la colère. Une colère qu'elle ne lui désignait pas. Non, c'était elle. Elle et non lui, qui avait échoué. L'échec. Détestable. Haïssable. Horrifiant et honteux. Dépressiatif à souhait.

« Est-ce que vous vous rendez compte de l'absurdité de vos propos, au moins? » murmura-t-elle sur le ton de la conversation.

Aucune méchanceté. Ce n'était qu'une constatation. Une question rhétorique de plus. L'art des mots. Art où elle était passée maître, et dont elle se jouait à la fois. Aucune règle. Jamais rien d'acquis. C'était peut-être pour cela qu'elle plaisait. Parce que rien n'était jamais prévu, si ce n'était pas elle. Et encore... Elle leva les yeux de sa tasse de café, qu'elle contemplait jusqu'ici, pour croiser les bleus de Dumbledore. Sans ciller. C'était d'autant plus classe, après tout.

« Une personne qui accepte de me suivre pour me voler mon adresse pour vous la donner, et ce serait quelqu'un de confiance? » demanda-t-elle avec un mince sourire, indéchiffrable. Et presqu'inquiétant. « Vous avouerez que c'est tout de même paradoxal, mais soit: je veux bien vous croire sur ce point. Et j'espère bien qu'il ou qu'elle n'ira pas donner mon adresse à qui que ce soit d'autre, parce que je ne tiens pas spécialement à devoir déménager: il y a un magasin de nounours juste en-dessous de chez moi. »

Plongeant ses lèvres dans son café brûlant, elle en sirotta quelques gorgées à hurler de douleur, laissant Dumbledore poursuivre: « J'avais besoin de vous contacter. De vous rencontrer. » Elle s'emoussa avec le liquide fumant, recrachant la moitié dans son verre, avant d'être prise d'une quinte de toux. Se reprenant du mieux que possible, les sourcils froncés, elle jeta au vieil homme un regard d'incompréhension. Regard gêné, presque.

« Les séminaires sur la métamorphose biphasique, ça ne vous suffisait pas? Je ne sais pas moi... Vous auriez pu m'accoster dans la rue, ou... »

Silence. Etrange.

« Bon. C'est donc très important. » concéda-t-elle avec un mouvement de tête. « Donc presque justifiable. » ajouta-t-elle, malicieuse.

Elle lui fit signe de poursuivre, s'attendant à tout et n'importe quoi, à présent. Et elle ne fut pas déçue! La dernière question? « Que savez-vous au juste sur moi? » Heide le regarda un instant, avant de plonger ses iris dans son café, comme pour le prier de lui accorder la patience nécessaire à la situation. Ce dont elle fit preuve avec une aisance déconcertante, répondant tranquillement, choisissant ses mots avec délectation:

« Eh bien... Que vous étiez déjà directeur depuis un moment, lorsque j'ai fait mes études à Poudlard. Que lors de vos propres études, vous étiez à Gryffondor. Vous aimez le bowling et la musique de chambre, mais surtout les sucreries en tout genre, et particulièrement celles contenant un quelconque extrait de citron. »

Bref coup d'oeil entendu aux gâteaux. Qui ne seraient bientôt plus de ce monde, elle en était sûre.

« Vous avez découvert les douze propriété du sang de dragon, étiez professeur de métamorphose, et directeur de gryffondor, avant de devenir directeur de Poudlard, en parallèle de votre emploi au Magenmagot, évidemment. »

Elle avait l'impression désagréable d'être une de ces miss-je-sais-tout, qui apprenait tout par coeur, sans chercher au-delà...

« C'est vous qui m'avez donné envie de continuer dans la métamorphose. La première fois que je vous ai vu, à la cérémonie de répartition, vous m'impressioniez déjà; parce que j'étais persuadée que vous étiez le Père Noël, même si je n'y ai jamais cru. Vous avez l'art de faire croire à l'impossible, et c'est une qualité que j'apprécie énormément. On parle de vos exploits partout dans le monde. Notament de la fois où vous... »

Elle se tut un instant, comme mal à l'aise. C'était un sujet personnel, bien qu'il n'en ait pas l'air. Un sujet glissant. Quelque chose qui, bien qu'elle refuse de l'avouer, l'effrayait peut-être un peu. Un certain Mage Noir, peut-être... Mais surtout le lien qu'elle avait, inévitablement, avec lui.

« Où vous avez écrasez Grindelwald. Déjà à l'époque, vous montriez des talents exceptionels, dont le Paladium est atteint aujourd'hui, lorsqu'on voit tout ce que vous êtes prêt à faire, pour un court, très court même, échange épistolaire avec une ancienne élève de Poudlard. Et encore, je ne vous ai pas vraiment répondu. Ce n'est donc pas réellement un échange. Pas épistolaire, du moins. »

Doux soupire. Léger. Fugace. Beau.

« Et vous? »

Elle aurait pu lui demander pourquoi est-ce qu'elle avait droit à des questions pareilles, où est-ce qu'il voulait en venir, mais non. Elle préférait poser, elle aussi, quelques questions. Elle ne se cabrait pas face à tout cela, mais, quitte à devoir arpenter un chemin, elle préférait le faire librement, et non bridée. Bien que le mot soit un peu fort, associé à quelqu'un d'aussi gentil et courtois que Dumbledore...

« Jusqu'à quel point pouvez-vous affirmer que vous me connaissez? »

Ce n'était pas juste le plaisir de retourner une question. Ni l'idée idiote de ne pas en écouter la réponse. Elle voulait savoir. Devait même, peut-être, qui sait?
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   Dim 5 Oct - 20:21

L'absurdité de ses propos? C'était bien la première fois qu'on lui disait qu'il avait des propos idiots... farfelus, fous, déphasés, des quiproquos aussi, mais des propos idiots... Cette idée le fit sourire. Il savait avoir déstabilisé la jeune femme pour avoir trouvé son lieu d'habitation pourtant si sauvagement gardé secret. ET ce n'était pas voulu. Pas vraiment... Mais il ne pouvait faire autrement...

L'idée de l'accoster, comme elle le suggérait fort intelligemment, lors d'un de leurs séminaires ou dans la rue, lui paraissait par contre... idiot. Inconscient du moins... Pas pour ce qu'il s'apprêtait à lui dire, à lui demander même. Trop dangereux dirons-nous. Pour elle surtout... Il y aurait eu trop d'oreilles indiscrètes. Dans un bar aussi, me direz-vous... certes, certes, à la différence qu'il paraissait souvent moins suspect de prendre un café entre amis dans un bar plutôt que de parler complot en plein séminaire où vous êtes censés parler sciences magiques... Ils ne risquaient pas d'être interrompus par les innoportuns, du moins beaucoup moins, et il s'y connaissait assez pour protéger leur conversation des indiscrets...


- Disons qu'il s'agit d'une personne de confiance vis à vis de moi, répondit-il alors avec un sourire amusé et se voulant réconfortant.

Du moins bienveillant.


- Et non, cette personne ne pourra vous trahir de quelque façon que ce soit, je me suis que votre adresse ne pourra être divulgué par cette personne...

Il savait contraindre au silence quand il le voulait, que ce soit par la confiance... ou autres. Certains sortilèges étaient partculièrement efficaces pour cela même... Oui, il avait pris toutes ses précautions, il ne voulait en rien compromettre la sécurité de la jeune femme.

- Je m'en voudrais de vous séparer de cette boutique de nounours, ajouta-t-il alors d'un ton taquin.

Et un petit gateau au citron trépassa en franchissant à son tour le seuil de ses fines lèvres. Hum... Un délice.... Vraimen un délice...

Il fut plus qu'amusé par le petit discours de la jeune femme sur lui-même. Elle en savait étonamment beaucoup... et peu à la fois. Paradoxale, me direz-vous. Mais elle connaissait sur lui d'infimes détails, certes passés depuis quelques temps dans les anales mondaines, mais en même temps, elle en savait peu sur sa vraie vie, sur son passé...

Sombre passé en fait, pas forcément des plus glorieux, mais que peu de personnes semblaient connaître, ou dont peu de personnes semblaient bien vouloir se souvenir plutôt... Tous avaient en tête son incroyable victoire face à Grindelwald. Déchirante victoire si l'on voulait avoir son avis...

Et un autre petit gateau trépassa, un!


Le Père Noël... Combien de fois l'avait-il entendu celle-là? Mais étrangement, il ne s'en lasserait jamais. Il l'aimait bien cette image, une image bienveillante, qui appporte un peu de chaleur dans les foyers et dans les coeurs... Oui, de tout coeur, c'est ce qu'il aurait aimé être. La vérité était tout autre, certes, mais il ne désespérait pas un jour de pouvoir devenir ce Père Noël...


- Tout ceci est bien flatteur, répondit-il quand elle eut enfin fini.

Il n'aimait guère ce récit en fait, tronqué, partiel. Mais il n'en voulait pas à la jeune femme, loin de là. Un récit qui semblait d'ailleurs difficile, pour certains épisodes, pour elle, au vu de son lourd soupi, un soupir de lassitude aurait-il dit. Grindelwald avait ussi marqué sa vie à elle, même si d'une façon tout autre... Sa perte avait peut-être évité à bien des âmes de sombrer, mais et la sienne? Et celle de la jeune femme? Quel dilemne... Cruel dilemne. Mais l'heure n'était plus à ce genre de question. Grindelwald était du passé. Un présent l'attendait. Un présent non moins sombre d'ailleurs...

ET la question qu'il attendait... Elle était intelligente, à n'en pas douter. N'importe qui d'autre lui aurait demandé pourquoi. Mais pas elle.... Elle savait que le pourquoi de ces questions viendraient ensuite, tout à l'heure, en son temps... Elle suivait alors patiemment le sillage qu'il traçait..
.

- Je connais certains passages de votre vie, des passages douloureux pour certains, que je ne détaillerais donc pas, des passages plus joyeux, comme certains moments de votre scolarité à Poudlard. Je connais votre intelligence, votre talent, en métamorphoses entre autres, et en tant qu'écrivaine et tradutrice... je connais votre lieu d'habitation, et votre penchant pour les nounours...

Léger sourire taquin au passage.

- Mais je connais surtout votre détermination, mais aussi vos hésitations.

Hésitations à s'engager surtout, hésittions à prendre part à une guerre qu se concrétisait de jour en jour... Neutre... Désirait-elle donc tant rester neutre? il en doutait. Au fond de lui, il était persuadé qu'elle avait besoin d'un élément déclencheur pour prendre s-la voie qui lui était destinée... Laquelle? Il n'aurait su dire, il espérait juste qu'il serait sur cette voie avec elle... ou elle avec lui...

- Mais le temps est venu de faire des choix, il me semble... Le tout est de savoir... Y êtes-vous prête? Et si oui, quels choix ferez-vous, Miss?
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Heide J. Westerlan
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   Sam 11 Oct - 0:08

La personne qui avait réussit à découvrir le lieu d'habitation, jusqu'ici tenu secret, de la jeune femme, était digne de confiance. Et si ce n'était pas le cas au début, la force l'y obligeait, d'après ce que comprenait Heide, non sans un mince sourire amusé. « Je m'en voudrais de vous séparer de cette boutique de nounours. » Nouveau sourire, presque nostalgique. Elle regrettait une époque que jamais elle n'avait vraiment connue. Cette insouciance propre aux enfances, cette inconscience puérile et pourtant magnifique, tellement même, qu'elle tenait du génie, elle n'y avait droit que maintenant. Petite, elle avait dû obéir. Subir. Vivre dans l'ombre de ses parents, en Ecosse. Oh, bien sûr, elle ne regrettait en rien ces années passées reclues dans le manoir de sa grand-mère, seulement... Elle s'était toujours sentie comme une expatriée. Une exilée. Ce qui était, normalement, lié à un quelconque crime. Seulement voilà: elle, elle n'avait pas commis le moindre crime. .. Pas à l'époque, du moins. Elle était trop jeune. Trop pure, sans doute.

Heide lui avait alors dit tout ce qu'il lui évoquait, ce qu'elle savait de lui. Le peu qu'elle savait de lui. Ce que Dumbledore trouva bien flatteur, d'ailleurs, cette parole teintant légèrement les joues pâles de l'Allemande. Elle qui ne se laissait jamais vraiment distraire, jamais vraiment impressionnée, elle ne pouvait nier que lui, y arrivait toujours. Peut-être parce que lors de son entrée à Poudlard, son Anglais un peu hésitant par moments, le fait qu'elle n'y connaisse personne, contrairement aux autres élèves, l'avait effrayé. Elle s'était faite une image de cette école, tout comme de son directeur. Il lui était, certes, apparut gentil et bienveillant dès le premier coup d'oeil, mais malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher d'être impressionnée. Toujours. A jamais, peut-être. L'image de ce Père Noël fictif. Père fictif. ..

Et elle lui avait retourné sa propre question.

« Je connais certains passages de votre vie, des passages douloureux pour certains, que je ne détaillerai donc pas, des passages plus joyeux, comme certains moments de votgre scolarité à Poudlard. » Nouveau sourire. Poudlard lui avait laissé de beaux souvenirs. Des souvenirs que le temps n'altérait pas... tout comme d'autres. .. Malheureusement? Bons ou mauvais, ils ne la quittaient pas. Ce passé-là faisait partie d'elle-même à un point de non-retour. L'angoisse terrible d'avoir fait le mauvais choix, d'avoir pris le mauvais chemin. Cette angoisse qui déployait ses ailes majestueuses, superbes. ... d'une horrifiante beauté. Tout comme Heide. « Je connais votre intelligence, votre talent, en métamorphose entres autres, et en tant qu'écrivaine et traductrice... je connais votre lieu d'habitation et votre penchant pour les nounours. » Les nounours. Ils peuplaient un petit magasin, en-dessous de chez elle. Un endroit cher à son coeur, car il lui rappelait quelque chose qu'elle n'avait pas connu. Un rêve brûmeux enfouit au fond d'elle-même. Une chose inconnue, dont elle ne connaissait que l'existence.

« Mais je connais surtout votre détermination, et vos hésitations... » D'une main gantée, elle pris doucement sa tasse, la levant jusqu'à ses lèvres rosées et en buvant quelques gorgées de son café. Le liquide fumant tremblottait dans la tasse de porcelaine, cette dernière étant reposée dans un petit bruit clinquant sur sa soucoupe. L'Allemande la regarda un moment, détaillant les petits dessins qui y avaient été peints. Ils étaient ternes, soudain, se reflettant dans ses yeux bleu froid, comme le Nord. « Mais le temps est venu de faire des choix, il me semble... Le tout est de savoir... Y êtes-vous prête? Et si oui, quels choix ferez-vous, Miss? » Elle prit une longue respiration. Hachurée et glacée comme la brûme qui recouvrait les prairies de Münich, en automne.

« Warum müssten wir immer wählen? Immer... Und als ich jung war, habe ich das nicht gekonnt. Nie. Immer meine... Eltern.. »

Un murmure pour elle-même. Une réflexion qui se faisait chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Toujours. Encore et toujours. Depuis si longtemps...

« Si les faiblesses sont bien plus intéressantes que les atouts d'une personne, sachez que je n'ai pas d'hésitations. » dit-elle doucement, d'une voix quelque peu sèche malgré tout, en relevant un regard plus que déterminé vers le vieil homme. « Si je ne suis pas encore entrée dans ce conflit, ce n'est pas parce que.. Je l'ai choisit. Je... J'ai mes raisons. »

Regulus, en premier lieu. La peur de lui être arrachée, de voir leur amitié anéantie après tout ces efforts. Et puis sa famille, aussi. Peut-être ne soutenaient-ils pas Voldemort, mais le fait est que, Grindelwald avait laissé une marque cuisante dans la famille, jusque dans la dernière descendante...

« J'ai toujours été prête à faire des choix lorsqu'il le fallait. Et à les accepter lorsqu'on me les imposait. Alors dîtes-les ces mots. Parce qu'au fond, vous savez bien que je ne refuserai pas, en dépit du risque inconsidéré d'un « oui ». .. »

Oui, elle risquait plus gros que sa vie; son équilibre. Une stabilité fragile et difficile à acquérir. Un amour qui ne pouvait existé que frustré, au fond. Celui qu'elle portait à Regulus, sans doute l'une des seules personnes dont jamais, elle ne supporterait la séparation. ... Et il était du camp adverse. ...

« Si vous êtes venu me demander de faire partie de votre « Ordre du Phénix », alors c'est oui, Dumbledore. Mais ne m'obligez pas à manger votre puding anglais lors de vos réunions. »

Mince sourire. Ses yeux se rabaissèrent sur sa tasse de café, cruellement vide.
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MessageSujet: Re: She likes coffee *le vieux citron...né   

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